jeudi 1 juin 2017

À la recherche du sens perdu


La chose après laquelle on court le plus… nan, pas l’argent, pas le pouvoir, le bonheur. C’est un peu normal, qui rêve d’être malheureux? À part quelques masochistes, et encore là, puisque ce qui fait qu’il se sentent bien c’est d’être malheureux, ça veut dire que ça fait leur bonheur, non? Bon, d’accord, je simplifie un peu, j’en conviens. Mais vous comprenez ce que je veux dire.

Et si le « bonheur », ce sentiment de satisfaction quant à sa vie, passait par le sens qu’on lui donne? D’aussi loin que je me souvienne, j’ai cherché à donner un sens à ma vie. Au-delà des objectifs de carrière, j’ai toujours eu besoin de savoir vers quoi ma vie s’en allait, pour quoi, pour qui je travaillais. Pour moi, la vie, ma vie, ça a toujours été plus que travailler pour payer des comptes ou juste avoir du fun. Le sens que je lui ai donné n’a pas tout le temps été le même. La vie change, on change, tout évolue. Alors on rectifie le tir et on modifie ce qui nous pousse à aller de l’avant, cette motivation de base qui nous propulse.

J’ai longtemps considéré que le sens de ma vie était d’aider les autres. J’ai passé des années à faire de l’intervention, de la relation d’aide, de l’enseignement. Puis, quand j’ai dû cesser de travailler, je me suis questionnée. J’ai décidé de partager ma passion pour la littérature, pour donner un coup de main aux auteurs, pour communiquer. Maintenant, je suis à une étape où je me repose la question « qu’est-ce que le sens de ma vie? » À ce moment-ci, je crois qu’il est important de préciser que cela ne veut pas dire qu’on doit changer le monde. L’important, c’est de trouver ce qui nous motive et le rendre prioritaire.

Dans ma recherche de nouvel enlignement, je continuerai de lire À la recherche du sens perdu, d’Emily Asfahani Smith. Je vous en parle sans avoir fini la lecture, car ce n’est pas une lecture que l’on fait en 24 ou 48 heures. Quelque chose d’aussi important, ça prend du temps de réflexion, de décantation. Son ouvrage, grandement documenté et s’appuyant sur des recherches récentes, propose de ne pas chercher le bonheur, mais plutôt de chercher un sens à sa vie. Sens qui, selon l’auteure se trouve autour de quatre piliers, qui sont : l’appartenance, la raison d’être, l’art du récit et la transcendance.

Je vous parle de ce livre, parce qu’il m’apparaît fort intéressant. Parce que les moments où j’ai été le plus heureuse ont été quand j’allais dans le sens que j’avais déterminé pour ma vie. Plusieurs des notions explorées sont d’une logique et d’une cohérence. Je suis un tout petit peu dérangé par les passages où elle mentionne des trucs religieux, notamment dans l’introduction (j’ai une hypersensibilité à la religion. Pas à la spiritualité, mais bien à la religion), cependant cela n’est pas un obstacle majeur à ma lecture. Je possède suffisamment de sens critique pour être en mesure de discerner s’il y a des incohérences. Pour l’instant, la lecture me plaît et me permet d’évoluer dans ma réflexion. D’ailleurs, ce type de livre devrait simplement être des déclencheurs de réflexions, et plus tard d’action, plutôt que d’avoir le statut de « guide ». Je comprends que quand on les considère comme des guides avec étapes à suivre c’est plus vendeur, mais plus décevant aussi, si on n’atteint pas les résultats promis.
Si vous êtes à la recherche d’un nouveau sens à votre vie, c’est une lecture que je vous recommande. Mais de grâce, abordez là en ne vous attendant pas à avoir l’illumination. C’est un outil. Vous prenez ce qui vous convient. C’est tout!
  
Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

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