vendredi 2 juin 2017

LB a 7 ans aujourd'hui!

Avec Dominique de Leeuw à la maison
d'édition parisienne French Pulp Édition
Aujourd’hui, Livresquement boulimique célèbre son 7e anniversaire! Wouhou!

Durant ces sept ans, LB a passé par plusieurs étapes, de blogue tenu par une seule personne, puis quatre (merci Karin Boyer, Laïla Héloua, Anaëlle Saulnier et Dominique de Leeuw!), puis deux, il a même été un webzine pendant près de deux ans. On s’est dédié à 98 % à la littérature québécoise. On a publié des chroniques, des critiques, des entrevues avec des auteurs, on a couvert L’Opéra de Montréal, des lancements de livre, des salons du livre, du théâtre, on y a fait des sondages et des concours.




Avec Véronique Déry, relationniste
Si la première année, j’ai acheté mes propres livres, dès la deuxième année, 
nous ne chroniquions que des services de presse. Je tiens à remercier toutes les maisons d’édition, les relationnistes et attachées de presse, ainsi que les auteurs qui nous ont fait confiance dès le début. C’est grâce à vos partenariats et à votre collaboration si on a pu transmettre notre amour pour le livre. J’ai eu la chance de rencontrer plusieurs d’entre vous et je garderai en mémoire plein de moments de plaisir.


Carolyne Lafrance, Julie Niquette,
Amélie Boivin-Handfield, Yannick Ollassa,
Véronique Déry, Nathalie Roy
Vous avez été nombreux à nous lire. Très nombreux. Merci d’avoir manifesté autant d’intérêt pour le blogue, mais surtout pour la littérature. Peut-être bien que la case des commentaires est restée vierge, mais nous savons que vous étiez là grâce au compteur de clics. Il est devenu un indicateur de votre intérêt durant les moments de doute. Ça, hé boy, qu’il y en a eu! Plusieurs fois, je me suis demandé si je devais continuer. Je ne savais pas trop si on répondait à un besoin, si on était encore pertinent. Le joyeux compteur venait me confirmer que oui. C’est ainsi qu’on est arrivé à ce jour. Même si j’hésitais, je doutais. Même si je sentais que je devais m’arrêter. Vous avez bien remarqué que le nombre de billets a diminué. En fait, c’est que, d’une part, j’avais un peu perdu le plaisir de lire (tenir un blogue, c’est une job, et une job, c’est parfois lassant), et d’autre part, mon corps souffrait de ces longues heures passées immobiles, la tête baissée vers un livre. Le poids n’a fait que s’accroître durant les dernières années et c’est pourquoi, le 1er avril dernier, sur ce qui peut apparaître comme un coup de tête, j’ai décidé que je mettais fin à Livresquement boulimique. Oh, je continuerai de lire et même parfois de vous en parler. Seulement, je le ferai quand j’aurai quelque chose d’intéressant à raconter, quand ça me plaira. La Bouquineuse boulimique continue d’exister. À partir d’aujourd’hui, elle s’exprimera sur les réseaux sociaux et sur http://yannickollassa.com.

Merci encore à toutes et à tous d’avoir été là!

Je vous fais la bise!

À bientôt, sous un autre ciel,

Yannick Ollassa/La Bouquineuse boulimique

Versailles

jeudi 1 juin 2017

À la recherche du sens perdu


La chose après laquelle on court le plus… nan, pas l’argent, pas le pouvoir, le bonheur. C’est un peu normal, qui rêve d’être malheureux? À part quelques masochistes, et encore là, puisque ce qui fait qu’il se sentent bien c’est d’être malheureux, ça veut dire que ça fait leur bonheur, non? Bon, d’accord, je simplifie un peu, j’en conviens. Mais vous comprenez ce que je veux dire.

Et si le « bonheur », ce sentiment de satisfaction quant à sa vie, passait par le sens qu’on lui donne? D’aussi loin que je me souvienne, j’ai cherché à donner un sens à ma vie. Au-delà des objectifs de carrière, j’ai toujours eu besoin de savoir vers quoi ma vie s’en allait, pour quoi, pour qui je travaillais. Pour moi, la vie, ma vie, ça a toujours été plus que travailler pour payer des comptes ou juste avoir du fun. Le sens que je lui ai donné n’a pas tout le temps été le même. La vie change, on change, tout évolue. Alors on rectifie le tir et on modifie ce qui nous pousse à aller de l’avant, cette motivation de base qui nous propulse.

J’ai longtemps considéré que le sens de ma vie était d’aider les autres. J’ai passé des années à faire de l’intervention, de la relation d’aide, de l’enseignement. Puis, quand j’ai dû cesser de travailler, je me suis questionnée. J’ai décidé de partager ma passion pour la littérature, pour donner un coup de main aux auteurs, pour communiquer. Maintenant, je suis à une étape où je me repose la question « qu’est-ce que le sens de ma vie? » À ce moment-ci, je crois qu’il est important de préciser que cela ne veut pas dire qu’on doit changer le monde. L’important, c’est de trouver ce qui nous motive et le rendre prioritaire.

Dans ma recherche de nouvel enlignement, je continuerai de lire À la recherche du sens perdu, d’Emily Asfahani Smith. Je vous en parle sans avoir fini la lecture, car ce n’est pas une lecture que l’on fait en 24 ou 48 heures. Quelque chose d’aussi important, ça prend du temps de réflexion, de décantation. Son ouvrage, grandement documenté et s’appuyant sur des recherches récentes, propose de ne pas chercher le bonheur, mais plutôt de chercher un sens à sa vie. Sens qui, selon l’auteure se trouve autour de quatre piliers, qui sont : l’appartenance, la raison d’être, l’art du récit et la transcendance.

Je vous parle de ce livre, parce qu’il m’apparaît fort intéressant. Parce que les moments où j’ai été le plus heureuse ont été quand j’allais dans le sens que j’avais déterminé pour ma vie. Plusieurs des notions explorées sont d’une logique et d’une cohérence. Je suis un tout petit peu dérangé par les passages où elle mentionne des trucs religieux, notamment dans l’introduction (j’ai une hypersensibilité à la religion. Pas à la spiritualité, mais bien à la religion), cependant cela n’est pas un obstacle majeur à ma lecture. Je possède suffisamment de sens critique pour être en mesure de discerner s’il y a des incohérences. Pour l’instant, la lecture me plaît et me permet d’évoluer dans ma réflexion. D’ailleurs, ce type de livre devrait simplement être des déclencheurs de réflexions, et plus tard d’action, plutôt que d’avoir le statut de « guide ». Je comprends que quand on les considère comme des guides avec étapes à suivre c’est plus vendeur, mais plus décevant aussi, si on n’atteint pas les résultats promis.
Si vous êtes à la recherche d’un nouveau sens à votre vie, c’est une lecture que je vous recommande. Mais de grâce, abordez là en ne vous attendant pas à avoir l’illumination. C’est un outil. Vous prenez ce qui vous convient. C’est tout!
  
Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique