jeudi 20 avril 2017

Jeudi jeunesse : Le monde de Rosemarie

Dans ce petit roman de Rosemary Doyle s’adresse aux enfants de 6 à 9 ans, l’auteure y consigne ses souvenirs d’enfance.

Elle raconte comment la petite Rosemarie adore passer du temps en famille. Elle aime passer du temps avec sa mamie qui lui cuisine du bon pain tout en lui racontant sa jeunesse en tant qu’institutrice dans les années 40. Elle prend aussi plaisir à aller chez son autre grand-mère chez qui elle se réjouit fouiller dans les vieux souvenirs contenus dans le grenier. Elle partage également la pratique médicale de son père, médecin dans le petit village qu’ils habitent dans les années 60. Le tout se termine avec une grande réunion de famille pour Noël, où tous vont à la messe de minuit.

L’ensemble est sympathique et l’idée de parler des autres époques est informative. Il aurait cependant été souhaitable de situer l’époque dès la première page du livre, car la référence à une sœur qui lui enseigne ainsi que d’autres détails de la vie quotidienne font en sorte qu’on se doute que l’histoire ne se situe pas dans les années 2000, mais on ne sait pas vraiment dans quelle décennie tout cela se passe. L’information ne vient qu’au compte-gouttes au fil des récits des personnages. D’ailleurs, comme le lectorat cible a entre 6 et 9 ans, ils pourraient avoir de la difficulté à situer tout ça, à moins qu’un adulte en fasse la lecture avec eux.

L’époque à laquelle se situe l’action du roman fait en sorte que la religion catholique ait une présence importante. Cela peut demander des explications de la part d’un adulte, pour un enfant qui ne connaîtrait pas cette religion.


À travers le récit, Rosemary Doyle a voulu démontrer la valeur importante qu’est la famille. C’est un exercice louable. Si l’on ne présente que des familles nucléaires, c’est sûrement aussi à cause de l’époque. Peut-être une mise en contexte au début du roman, par exemple que Rosemarie adulte se souvienne de bons moments de son enfance, par l’entremise d’un journal ou d’un autre support, pour ensuite laisser place à la voix de la petite Rosemarie aurait été judicieux pour fignoler davantage l’histoire.

Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

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