mercredi 8 mars 2017

Lady Boomerang

Nitou et Ntinu Luaka sont amoureux comme au premier jour. Ils ont une petite fille, Santou Mango-Mango, qu’ils couvrent d’amour. Lorsque Ntinu Luaka, la mère, meurt avalée par les eaux de la rivière, la vie du mari et de la fille devient dévastation. Nitou n’arrive pas à reprendre pied dans la vie et se laisse aller. Il se rend souvent au bord de la rivière pour pleurer sa défunte épouse.

Plusieurs années, après que Dalida lui a fait une cour assidue, Nitou accepte de se remarier. Dalila lui donnera des fils jumeaux. Malheureusement, Nitou décède dans un tragique accident de voiture. La vie continue et le temps passe. Santou devient amoureuse de Dina, avec qui elle compte se marier. Pour sa part, Dalida, la jeune veuve de son père prend un amant en la personne de Nzenza, l’ancien patron de Nitou. Mais voilà que Nzenza fait des avances à la jeune Santou et s’arrange pour que Dina s’éloigne d’elle.

Et c’est là que tout bascule... vraiment. Au départ, on croit que Santou est en proie à un cauchemar, mais en continuant à lire, on se rend compte que ce n’est pas cela. Santou a basculé dans une autre dimension, se retrouvant à son tour dans les eaux. C’est à ce moment que l’aspect fantastique du récit prend son envol. Santou se retrouve enceinte et accouche de jumeaux qui sont en fait des monstres. Nzenza compte bien la garder dans son royaume, mais après maintes épreuves, Santou réussit, avec l’aide d’une femme mystérieuse, à se sauver et à retrouver le chemin de la maison. Cependant, elle n’est que l’ombre d’elle-même. C’était une épreuve de trop. Sera-t-elle en mesure de redevenir celle qu’elle était?

Les talents de conteuse de Marie-Léontine Tsibinda sont indéniables. Elle nous plonge dans un univers magique fort original où les secrets foisonnent autour d’histoires d’amour et de haine. Elle partage également avec le lecteur son amour de la poésie dans quelques passages. Par contre, comme il n’y a pas d’indication de qui parle, il est parfois difficile de suivre les dialogues qui sont, en contrepartie, fort colorés.

Il s’agit du premier roman de cette Néo-Canadienne originaire du Congo-Brazzaville. Elle est également conteuse, poète et nouvelliste. 

Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

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