samedi 26 novembre 2016

Dans la boîte aux lettres cette semaine!

Trois p'tits nouveaux chez nous!

Celui-là, j'ai hâte de le lire, je l'attendais avec impatience!
Sous la ceinture : unis pour vaincre la culture du viol,
 collectif sous la direction de Nancy B. Pilon
Québec Amérique

Une petite surprise :
Il y a longtemps que je t'aime,
je ne t'oublierai jamais,

Denis-Martin Chabot, La Semaine

Une surprise qui m'intrigue au plus haut point :
L'espionne, Paulo Coelho, Flammarion
Bon week-end!

La Bouquineuse boulimique

mardi 22 novembre 2016

À l'aube du destin de Florence

Commencer une nouvelle année scolaire quand sa meilleure amie n’est plus là peut être un moment difficile. Florence n’a pas vraiment d’autres amies et se retrouve seule à l’école. C’est d’autant plus difficile qu’elle est souvent la cible des moqueries d’Alex, à qui elle ne sait pas répondre. Au moins, sa meilleure amie savait quoi lui répondre, mais Florence se retrouve souvent sans mot devant ses attaques.

Elle se liera avec Mélanie, qui n’est ni plus ni moins que rejetée par tout le monde à cause, notamment de son apparence. Leur amitié ne démarrera pas facilement, Florence hésitant à s’associer à elle, de peur d’être stigmatisée elle-même. Quand Amélie, LA fille populaire de l’école, la fameuse Queen Bee, démontre un intérêt à devenir amie avec Florence, celle-ci est déchirée. D’une part, être amie avec Amélie lui évite d’être agacée par Alex, mais d’autre part, elle sait bien que la bande n’acceptera sûrement pas Mélanie et qu’elle devra choisir entre les deux.

À côté de tout ça, il y a les nouveaux voisins qui ont emménagé dans la maison d’à côté, celle où habitait sa meilleure amie partie vivre en Floride. Les nouveaux arrivés sont plutôt étranges et leur fils, Antoine, a le même âge qu’elle, mais ne fréquente pas l’école. En se liant d’amitié avec ce dernier, Florence est loin de se douter de ce que la famille cache et des aventures intrigantes dans lesquelles cela l’entraînera.

C’est un joli roman qui traite de l’amitié et des premiers émois amoureux avec sensibilité et humour. Il y a également une petite touche fantastique qui génère un suspense maintenu. Un premier roman qui se dévore et dont on attend la suite impatiemment!


Yannick Ollassa / La Bouquineuse

jeudi 17 novembre 2016

Bon Salon du livre de Montréal!



C’est le Salon du livre de Montréal et je n’irai pas. Je pensais que ça me ferait un pincement, sans plus. En fait, ça me dérange beaucoup plus que je ne le croyais. Quand on ne travaille plus pour cause d’invalidité, qu’on a des tonnes de restrictions alimentaires, physiques, etc., il est nécessaire de trouver des plaisirs pour se ressourcer et continuer à être forte face à la maladie. Le Salon du livre a toujours été un moment de pur plaisir pour moi la maniaque de livres... plus beau que Noël, genre. Mais l’accessibilité difficile pour les personnes à mobilité réduite et la fatigabilité de mes jambes font en sorte que je ne peux plus y aller... et ça me peine.

On me demande souvent comment je fais pour garder un bon moral malgré la maladie invalidante. Une chose que je fais est de permettre de vivre de la peine, du découragement ou d’autres émotions désagréables. Pendant quelques instants, je les accueille. Les nier ou les refouler ne ferait que leur donner plus de pouvoir. Alors pendant quelques minutes, je leur laisse un peu de place. Puis, je passe à autre chose. De cette façon, je ne perds pas d’énergie à me battre contre elles, je les évacue et ensuite, je suis en mesure de voir ce qu’il y a de beau dans ma vie.

Je ne peux pas aller au Salon m'entourer de livres à perte de vue, sentir l'odeur du papier dès l'entrée dans la salle, discuter avec les auteurs qui m'ont fait vibrer... Cependant, le blogue me permet de belles «rencontres» puisque j'ai la chance d'effectuer des entrevues avec des auteurs. C'est différent. C'est un autre trip et je l'apprécie grandement. 
Je souhaite à tous mes amis du livre, un excellent Salon! Profitez-en pour moi!
Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

samedi 12 novembre 2016

Dans la boîte aux lettres cette semaine!

Voici d'intéressantes nouveautés reçues cette semaine!


Le deuil tardif des camélias,
Daniel Leblanc-Poirier,
Éditions L'Interligne



Midnight, Texas, tome 3 - Nuits blanches à Midnight,
Charline Harris, Flammarion Québec


Le cimetière des abeilles, Alina Dumitrescu,
Triptyque


Meilleur chance la prochaine fois,
Romaine Cauque,Triptyque


Magalie enquête, Carole Dion,
Éditions L'Interligne



lundi 7 novembre 2016

Des papillons pis du grand cinéma

Frédégonde Hautcœur et ses papillons sont de retour pour notre plus grand plaisir! La jeune femme qui est devenue notre amie dans Des papillons pis de la gravité est toujours aussi attachante et marrante.

Cette fois-ci elle doit choisir entre deux mecs qui mettent à mal les papillons qui vivent dans son ventre et dans son cœur. Les deux lui ont donné rendez-vous en Europe. Lequel choisira-t-elle? Elle ne le sait même pas quand elle prend l’avion pour Londres sur un coup de tête… et se donner encore du temps pour suranalyser le tout, comme elle a l’habitude de le faire! Choisira-t-elle Christophe, son meilleur ami et ex-chum qui se trouve à Lyon depuis deux ans pour un stage ou Kendrix, le hippie incapable de se fixer qui l’attend à Varsovie?

Elle nous raconte ses mésaventures, nous offrant moult verres de vin pour faire passer les émotions (eh oui, la lectrice est un personnage à part entière dans le roman). La pauvre amie vivra des moments dignes d’un film et on est là, suspendue à ses lèvres, espérant que la magie dure. Mais, Frédégonde ne l’a généralement pas facile en amour et les divers rebondissements nous en donnent presque le tournis.


Le plaisir éprouvé à la lecture du premier roman est encore au rendez-vous cette fois-ci. Alexandra Larochelle a l’humour tordant et incisif et une plume imagée et sémillante malgré les diverses embûches auxquelles son personnage fait face. Elle maîtrise l’art du suspense et on se retrouve souvent assis au bout de notre chaise alors qu’elle nous dit par moment comment un épisode se terminera… on a si hâte de découvrir comment tout ça se passera, car avec elle, rien ne se déroule de façon « ordinaire »! J’ai carrément dévoré le roman, en prenant tout de même le temps de griffonner plusieurs « bonshommes sourire » dans les marges. Une lecture qui fait du bien, particulièrement pour la saison grise. C’est juste du bonbon!

Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

samedi 5 novembre 2016

Dans la boîte aux lettres cette semaine!


Une incorrigible passion,
collectif sous la direction de Jo Ann Champagne, Fidès

Nénuphar, Maryse Barbante, Fidès

Véga autour du monde, David Frenkiel et Luise Vindahl
Les Éditions de l'Homme

Après la poussière, tome 3 - Glory, Maureen McGowan,
Québec Amérique, collection Magellan

Les atypiques, tome 3 - Le sortilège de la sorcière,
Camille Bouchard, Québec Amérique,
collection Gulliver

vendredi 4 novembre 2016

J’écris, tu aimes, ça chie : juste choix de mot

L’auteure de Tremblements de mère nous revient avec son deuxième roman. Celui-ci parle de la quête d’amour sur les sites de rencontre, passé l’âge de 50 ans.

Certes, le sujet des rencontres par Internet n’est pas nouveau. Cependant, il n’est pas fréquent qu’on aborde le sujet su point de vue de la cinquantaine. Diane, femme autonome de 52 ans, costumière, amoureuse des mots en a marre de la solitude. Elle a tenté de rencontrer quelqu’un au supermarché, au travail, etc., mais rien ne fonctionne. Elle en a tellement ras-le-bol qu’elle décide à s’inscrire à Réseau Rencontre, avec beaucoup de réticence. C’est bien connu, les rencontres Internet sont souvent décevantes, les profils et photos sont parfois alléchants, mais après quelques mots échangés… c’est la déception. D’autant plus que Diane cherche un homme qui, comme elle, aime écrire, bien écrire. Il n’est pas que question d’orthographe et de syntaxe, mais aussi de l’essence des mots, de leur rythme et de l’esprit qu’elle peut ainsi deviner chez ses correspondants.

Après un tri, elle entame des conversations avec quelques hommes. La conversation démarre bien, dure un certain temps, car il faut apprendre à se connaître avant de se rencontrer. Le charme opère des deux côtés, puis plus de réponses. S’il est une chose que Diane ne tolère pas, c’est l’absence de réponse. Devant le silence, elle s’emporte et envoie plusieurs missives à l’élu. Rien. Le scénario se répète sans cesse, après rencontre ou avant rencontre. Quelque chose fait en sorte que ça dérape «pas à peu près», d'où l'utilisation de «ça chie» dans le titre du roman. Finira-t-elle par trouver quelqu’un avec qui ça cliquera au-delà des mots? Il n’y a rien de moins sûr!

On embarque dans cette suite d’échanges épistolaires où l’auteure manie la plume magnifiquement. Les joutes verbales sont fort agréables à lire et l’on est entraîné dans la quête de Diane. Outre les mots, force est de constater que l’on n’est pas moins à l’abri du rejet même si l’on n’est pas face à l’autre. On croirait que le fait d’être à distance ou de ne jamais s’être vu fait en sorte que le rejet est mieux vécu. Or, il n’en est rien. On voit Diane, blessée, déçue, réagir fortement au désintérêt, au point de harceler certains des candidats qui ont tout simplement cessé de donner suite à ses messages. C’est là que l’on constate qu’après tout, il y a toujours les relents de l’enfance qui nous hante. Un rejet fait remonter des blessures qu’on croyait guéries. Après tout, on entre dans une intimité plus rapidement quand on est devant un écran, ce qui nous met en état de vulnérabilité.


Quiconque a déjà fait l’expérience d’échanges épistolaires dans un but plus ou moins éloigné de faire une amoureuse se reconnaîtra à fond dans ce roman, et ce, quel que soit son âge. Les sentiments de Diane sont intenses, authentiques et ils nous engouffrent avec elle. Un autre roman fort pour Diane Lavoie.

Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

jeudi 3 novembre 2016

Jeudi jeunesse : La légende du Bonhomme Sept-Heures expliquée aux enfants

La collection Mes p’tits classiques des Éditions Auzou  présente des légendes classiques. En avril dernier paraissait l’adaptation de Martine Latulippe de la légende du Bonhomme Sept-Heures.

Il y a longtemps au Québec, on couchait les enfants à sept heures, soit dix-neuf heures. Pour s’assurer que les petits se couchaient sans regimber ni demander 10 fois de l’eau, ou bien d’aller aux toilettes pour retarder l’heure du coucher, on leur disait qu’à sept heures, le Bonhomme Sept-Heures passait dans les villages et ramassait les enfants qui n’étaient pas encore au lit. On racontait qu’il faisait peur, qu’il était laid et amenait les petits garnements au loin.

Dans ce mignon petit livre, Martine Latulippe raconte d’où vient cette légende en commençant par l’expliquer, puis elle dévoile que le nom « Bonhomme Sept-Heures » vient de bonesetter, le nom qu’on donnait à l’homme du village qui replaçait les os. Un espèce d’ancêtre du chiropraticien, quoi. Devant la peur des enfants face à cet homme qui faisait souffrir leurs parents afin de les soigner, des parents ont décidé d’utiliser une nouvelle stratégie pour s’assurer que les enfants allaient au lit quand on leur demandait : « couche-toi ou le bonesetter viendra! » La méthode a fonctionné et s’est propagée. Avec les années et les diverses déformations, on en est venu à parler du Bonhomme Sept-Heures! Voilà tout!

Il n’y a donc rien qui ne fait peur dans ce petit album et en plus, ça ajoute à la culture des petits. C’est vraiment génial! En plus, le prix de l’album est aussi attrayant que les illustrations d’Elise Castros. On peut se le procurer au bas prix de 4,95 $. Selon moi, c’est un bon achat. Qu’en dites-vous?
  
Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique