mercredi 30 mars 2016

La cinquième édition des Printemps meurtriers de Knowlton est à nos portes!

La cinquième édition du festival international de littérature policière, Les Printemps meurtriers de Knowlton, se tiendra du 19 au 22 mai 2016. Ce matin, les organisateurs de cette belle fête du polar ont dévoilé une programmation qui promet beaucoup de plaisir et de découvertes.
On comptera 18 auteurs québécois et 4 auteurs étrangers qui participeront aux festivités. Les auteurs, Patricia MacDonald (États-Unis), Jacques Saussey (France), R. J. Ellory (Grande-Bretagne) et Jacques Expert (France), se joindront, entre autres, aux Québécois Francine Ruel, Luc Chartrand, Chrystine Brouillet, Hervé Gagnon, Maureen Martineau, François Lévesque, Johanne Seymour et Ghislain Taschereau.
La classe de maître Interrogatoire 101, donnée par l'analyste judiciaire Stéphane Berthomet, qu’on peut voir et entendre à RDI, risque d’attirer la foule. Ceux qui ont envie d’écrire de la littérature policière pourront s’y pratiquer dans la classe d’écriture animée par  l'auteur Jean-Jacques Pelletier. Ils pourront également participer à la classe de maître Le polar médical
, donnée par l'auteur et médecin Martin WINCKLER. Les activités  Cadavres exquis - où les festivaliers créeront la nouvelle 2016 des Printemps - et La forêt aux livres - où parents et enfants déambuleront parmi des arbres au feuillage étrange en compagnie des auteurs Martine Latulippe et Sylvie-Catherine de Vailly, sont de retour cette année.

Des nouveautés :
La direction nous présentera en grande première, la série Des mots et des scones, de grands entretiens où les tandems, Martin Michaud et Patrick Senécal ainsi que Benoit Bouthillette et Jean-Jacques Pelletier, discuteront à bâtons rompus de leurs passions.
Du côté du Prix Tenebris, pour la cinquième édition du festival la direction des Printemps meurtriers de Knowlton crée un nouveau prix, le Prix spécial du jury, décerné à un des romans québécois soumis au prix du Meilleur roman de langue française, honore le roman québécois dont les qualités littéraires et narratives ont impressionné le jury.
De plus, les Prix Tenebris  changent de forme. Durant les quatre premières années, la direction des Printemps meurtriers remettait une sculpture aux lauréats. Cette année, c’est l’artiste peintre Marie-Andrée Leblond qui créera l’œuvre à tirage limité qui sera offerte aux lauréats.
Les Printemps meurtriers de Knowlton est un festival fort stimulant qui se déroule dans la plus grande convivialité. Les festivaliers peuvent s’entretenir librement avec les auteurs durant les activités, mais aussi pendant les pauses. Le prix de la plupart des activités est fixé à 22 $ (taxes incluses), mais plusieurs forfaits sont disponibles. Les billets seront en vente en ligne à compter du 30 mars 2016.

Pour consulter la programmation complète, rendez-vous sur le site : www.lesprintempsmeurtriers.com


samedi 26 mars 2016

Dans la boîte aux lettres cette semaine!

En cette fin de semaine de Pâques, pourquoi ne pas offrir, avec un petit chocolat, un livre? C'est une belle recette pour un moment de bonheur, vous ne trouvez pas? Deux petites douceurs, ça se prend bien! Voici ce que nous avons reçu. Ça promet de belles découverte, j'en suis certaine!

Bon week-end!
Les amants maudits de Spirit Lake, Claire Bergeron,
Druide

L'affaire Guillot, Maryse Rouy, Druide

Gamer, tome 2 - Dans l'arène, Pierre-Yves Villeneuve,
Les malins

Le jardin d'Amsterdam, Linda Amyot,
Leméac

vendredi 25 mars 2016

La belle et le bad boy, version Marie Potvin

Il y avait un petit bout de temps que Marie Potvin n’avait pas publié un roman pour adulte. Ces derniers temps, elle s’était concentrée sur la littérature jeunesse, mais elle nous revient avec un nouveau roman sentimental.

Quand Benoît « Hood » Desbois se présente à son domicile pour y effectuer des rénovations (un thème récurrent pour Marie Potvin), la belle Roxanne à l’impression de l’avoir déjà vu. Son visage lui dit quelque chose. Elle est loin de se douter que c’est l’homme avec lequel elle a eu une histoire d’un soir six ans plus tôt, qui lui non plus ne la reconnaît pas. À leur décharge, les deux ont changé physiquement.

Le gaillard, c’est une autre version de « la belle et le bad boy ». Benoît « Hood » Desbois est le bad boy typique, il boit, fume et baise. Le registre sentimental de l’entrepreneur en construction ne contient que des aventures sans lendemain. Roxanne, une belle blondasse mince, est célibataire depuis qu’elle a rompu les liens avec son amant marié, il y a plusieurs années. Enceinte, elle avait rayé l’homme de la carte pour se consacrer à son fils, qui est malheureusement décédé à l’âge de trois ans. Depuis, elle erre… Oh! Elle a bien eu un homme ou deux qui sont passés dans sa vie, mais rien de sérieux. Le cœur brisé par ses deux deuils, elle n’arrive pas à envisager de s’engager à nouveau. Trop souffrant. Mais bien sûr, on sait que les choses vont changer avec l’arrivée de Ben Desbois. Je dis, on sait, car quand on lit de la littérature sentimentale, ce n’est pas pour le dénouement surprenant, on sait déjà que la belle finira avec le gars. On lit plutôt pour se divertir, pour retrouver les premiers émois qu’on a oubliés.

De ce côté-là, ça marche. On est divertis, notre cœur palpite par moment. Marie Potvin n’est pas à ses premières armes pour émouvoir la lectrice, et cela se sent. Comme d’habitude, son écriture est fluide et généralement naturelle hormis pour certains dialogues. Il arrive parfois que l’on oscille entre deux niveaux de langage. C’est peut-être parce que Marie Potvin écrit pour deux lectorats différents, soit le grand public québécois et les lecteurs européens.

Le gaillard réunit beaucoup de personnages, mais heureusement l’auteure a inséré une liste de personnages au début (bien que je n’en ai pas eu besoin). Tous ces personnages sont liés sans le savoir et les intrigues se chevauchent d’habile manière. Un peu comme dans un soap où tout le monde se connaît et tout le monde couche avec tout le monde, sauf qu’ici, les liens ne sont pas tirés par les cheveux. Bien sûr, il y a quelques clichés, notamment le gars de la construction qui ne sait ni lire ni écrire. Mais bon, les clichés sont peut-être inhérents à la littérature sentimentale. Il est difficile de réinventer la roue sans cesse.

Si vous avez lu les romans précédents de Marie Potvin pour un lectorat adulte, vous remarquerez qu’il est encore question de rénovations. Pour moi l’auteure a connu des rénovations qui l’ont marquée. J’avoue que ça m’a fait un peu tiquer. En espérant que le prochain sera dans un autre cadre. Parce que du Marie Potvin, c’est quand même de la bonne littérature sentimentale et les lectrices l’affectionnent beaucoup.
  
Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

jeudi 24 mars 2016

Fans de la vie impossible

Le premier roman jeune adulte de Kate Scelsa nous ouvre une fenêtre sur les existences de trois adolescents qui ont perdu leurs repères et sont aux prises avec des difficultés. Des incidents ont fait en sorte que chacun des trois protagonistes s’est absenté de l’école pendant des semaines, voire des mois. Au départ, il y a un mystère autour de ce qui s’est réellement passé avec eux. Mira a changé d’école après une dépression qui l’a menée à l’aile psychiatrique de l’hôpital. C’est d’ailleurs durant ce séjour qu’elle a rencontré Sebby et c’est à St. Francis, sa nouvelle école, qu’elle rencontre Jeremy, un jeune garçon qui souffre d’anxiété sociale depuis un incident à l’école l’année précédente. Comme des canots à la dérive, les trois rejetés se trouvent et tissent des liens très serrés. La vie impossible, c’est la vie normale, heureuse. Celle à laquelle ils aspirent en dépit des défis de taille qui se dressent devant eux. Ensemble, ils sont forts. Ils sont capables de tout accomplir. Tous trois croient tous que les deux autres pourront les sauver. Et ça fonctionne bien, jusqu’à ce que tout parte en vrille.

Mira a des problèmes physiques et psychologiques. On se rend compte qu’elle étouffe sous leurs exigences et dans l’ombre de Julie, sa sœur aînée, miss parfaite. La jeune Miranda à l’âme artistique a l’impression de ne pas cadrer dans cette famille à tendance plutôt conventionnelle. Elle se voit comme une ratée, une erreur. L’auteure démontre d’ingénieuse manière la dichotomie entre la perception que Mira a d’elle-même – ainsi que celle de sa famille – et la manière dont Jeremy la voit. Cela souligne qu’on se juge souvent plus sévèrement que les autres.

Sebby est en apparence lumineux, mais cela n’est qu’un mécanisme de défense pour cacher la noirceur qui l’habite. Orphelin baladé de famille d’accueil en famille d’accueil, il se trouve chez une mère d’accueil religieuse qui collectionne les enfants et qui considère l’homosexualité est un péché.

Jeremy semble le plus équilibré du trio. Ses parents divorcés alors qu’il était bébé, sa mère l’a abandonné. Son père est en couple avec David depuis ce temps. Ayant grandi dans une famille aimante, il a donc une base solide. Malheureusement, un incident d’intimidation a fait en sorte qu’il a développé une certaine anxiété sociale et a été absent de l’école pendant des semaines. Cela l’a rendu ultra-sensible au rejet et au début de son amitié avec Mira et Sebby, il croit que ça finira mal, que ça ne peut pas durer, que ça va éclater. Comme s’il était impossible qu’il soit heureux.

C’est un roman intense où l’on mesure l’étendue de la détresse que l’on peut vivre à l’adolescence. L’auteure aborde plusieurs sources et conséquences du mal de vivre : l’isolement, l’anxiété sociale, la maladie mentale, la maladie physique, l’abus de drogue, l’abandon parental, le suicide, l’homophobie, l’intimidation, le décrochage et les difficultés scolaires, ainsi que l’exploration sexuelle, etc. Kate Scelsa râtisse large. Il faut dire que dans la vie, ces problématiques sont souvent emmêlées. Exposer tant de problèmes a sûrement pour résultat que chaque lecteur trouve un peu de lui dans les personnages. Heureusement, cela reste naturel et on n’a pas trop l’impression que l’objectif de l’auteure est de rejoindre le plus de gens possibles, plutôt que de raconter ses personnages.

Le récit est fluide, le changement de voix avec l’utilisation de la première, de la deuxième et de la troisième personne du singulier donne un agréable rythme à la narration. On s’attache aux personnages qui se sentent perdus et combattent pour trouver leur chemin vers une certaine normalité. L’ancien adolescent et l’adulte que nous sommes devenus auraient envie de leur dire que le chemin du bonheur n’est pas nécessairement dans la normalité, mais plutôt dans l’acceptation de notre idiosyncrasie.

Seule la fin m’a laissée un peu sur mon appétit. Je n’ai rien contre les fins ouvertes, je les préfère, mais celle-ci est un peu trop floue. Cela finit avec de l’espoir, et c’est correct, mais avec tout ce qui s’est passé entre eux, il serait étonnant que tout reprenne le chemin d’avant. J’ai eu l’impression que l’auteure ne voulait pas finir l’histoire avec une fin du type Disney ni avec une terminaison définitive, sèche et déchirante, et qu’elle a donc laissé le tout flotter, mais un peu trop tôt dans l’histoire.

Hormis ce bémol, c’est une belle lecture qui démontre la force du sentiment d’appartenance, la nécessité de trouver des gens qui sont un peu comme nous, qui nous stimulent et qui nous donnent envie d’aller de l’avant.

En librairie le 28 mars 2016

 Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

samedi 19 mars 2016

Dans la boîte aux lettres cette semaine!

Pendant que j'ai des amis qui sont aux Salon du livre de Paris en ce moment - soupir de jalousie -, je vous présente nos nouvelles acquisitions. Que des surprises cette semaine. Mais la plus grande surprise, ç'a été de trouver dans ma boîte aux lettres un roman qui a le même titre qu'un de mes manuscrits. Particulier comme expérience! Ah! Les idées... parfois ça donne l'impression qu'elles sont toutes dans un nuage dans le ciel et que c'est au premier qui en téléchargera une et qui la publiera... ;-) 

Bonne fin de semaine! :)

P.S. L'an prochain, c'est prévu, j'y serai pour la première fois, au Salon du livre de Paris puisque je m'y rends pour deux semaines célébrer mon vingtième 25e anniversaire de naissance! :D

P.P.S. Décidément, les éditeurs aiment agencer les couleurs de leurs parutions simultanées!

Inhumaine, Patricia Cornwell, Flammarion Québec

Sasha, tome 1 - Les étoiles de la fortune,  Nora Roberts,
Flammarion Québec

Le gaillard, Marie Potvin, Goélette

Entre parenthèses, Sébastien Pierrot, Prise de parole

mercredi 16 mars 2016

Chabin frappe fort pour la fin de la série mettant en vedette Lara Crevier

On retrouve Lara Crevier, qui évolue maintenant sous l’identité de Lyne Czemely après avoir simulé son assassinat avec le concours de Serge Minski, dans l’objectif de disparaître des registres administratifs. Pourquoi? Pour être libre, réellement libre. En fait, selon sa perception de ce qu’est la liberté. Le stratagème a fonctionné, tout le monde la croit morte. Alors qu’elle trouve un certain confort dans sa nouvelle vie, elle reçoit des appels anonymes. La voix non identifiable dit savoir qui elle est et où elle se trouve. Qui peut bien être à l’origine de ces appels? Serge? Se serait-elle gourée en lui faisant confiance? Mais quel intérêt aurait-il à la menacer ainsi? Rapidement, elle se met à questionner à savoir si elle est réellement libre ou si elle ne s’est pas prise davantage dans un piège qui la contraint plus qu’elle ne l’était avant. Elle doit se déguiser, se cacher, et en ayant un complice, elle est tributaire de son engagement à garder le secret. Peut-elle faire confiance à Yoko et Chris, ses amis, qui savent qu’elle n’est pas morte? Une chose est sûre, quelqu’un de coriace la traque et elle est déterminée à lui échapper. Sa volonté de vivre libre lui coûtera-t-elle trop cher?

Si on peut lire Apportez-moila tête de Lara Crevier et Quand j'avais cinq ans je l’ai tué de manière indépendante, il est tout de même préférable d’avoir lu le roman précédent pour saisir les tenants et aboutissants de l’intrigue d’Embrasse ton amour sa lâcher ton couteau. L’intrigue est absolument tordue, et cela demande de lire avec attention pour tout suivre, particulièrement avec les différentes identités endossées par les personnages.

Embrasse ton amour sans lâcher ton couteau est encore plus puissant que les romans précédents de l’auteur. Le ton est moins agressif, moins hargneux puisque Lara est moins dans la rage et le mépris pour la société, concentrée qu’elle est à sauver sa vie et résoudre les mystères que sont l’identité de son poursuivant et la raison pour laquelle il la traque. Il y a moins d’accent sur l’anarchisme, le sexe et la bestialité. Ils sont toujours là, en toile de fond, mais cette fois-ci on est à fond dans la psychologie et dans le suspense.

Le roman est divisé en trois parties, celle des victimes, celle des assassins et celle de la mort. Cela nous permet de plonger plus en profondeur dans l’esprit absolument fascinant de Serge /Stillman. Il est d’une intelligence magistrale et d’une maîtrise de lui-même époustouflante! Les chapitres dont Serge est le narrateur sont absolument sublimes! L’écriture de Chabin, toujours aussi cru et ironique, est presque envoûtante et on ne veut pas déposer le livre, même pour aller au petit coin.

À lire sans musique, sans autre bruit que le souffle des mots.

Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

samedi 12 mars 2016

Dans la boîte aux lettres cette semaine!

Cette semaine, on a reçu quelques surprise et le dernier Chabin tant attendu... et sitôt reçu, sitôt lu ! ;-)
Vous remarquerez que certaines maisons d'éditions ont des parutions qui ont des points communs. 

Chez Groupe Librex, le bleu est à l'honneur :
Le géant, Francine Brunet, Stanké

Embrasse ton amour sans lâcher ton couteau,
Laurent Chabin, Expression Noire
Aux Éditions David :
Mépapasonlà, Alain Pierre Boisvert,
Éditions David - Indociles


Chez Druide :
1+1=3, Pascale Jeanpierre, Druide


 Chez Québec Amérique collection Titan, on est dans le vrai! ;-)
La vraie vie, François Gravel,
Québec Amérique - Titan

La vraie fille, Tania Boulet, Québec Amérique - Titan


Hugo Roman nous propose une romance pour adulte et un roman jeunesse aux couvertures dans les mêmes tons.


Archer's voice, Mia Sheridan, Hugo Roman


Comme un livre ouvert, Liz Kessler, Hugo Roman - Ney Way
Et vous, que lirez-vous cette semaine? Avez-vous pris possession de nouveaux livres?

samedi 5 mars 2016

Dans la boîte aux lettres cette semaine!

Encore plusieurs surprises cette semaine! Va falloir un peu de temps pour lire tout ça dans mes poses de rédaction... eh oui, je travaille sur un nouveau manuscrit! Alors, ne vous étonnez pas SI je ralentis un peu le rythme de mes lectures. On verra comment se passent la rédaction... et la peinture, parce que oui, je prépare une nouvelle expo. Mais ne vous en faites pas, je continue de lire même si mes yeux trop secs (vive les médocs!) me ralentissent.

Bon week-end!


L'interrogatoire de Salim Belkafir,
Alain Beaulieux, Druide

Before - L'épilogue, Anna Todd,
Les éditions de l'Homme



Une belle primeur!!!
Fans de la vie impossible, Kate Scelsa,
Gallimard, Scripto


Capitaine Static - Le duel des super-héros,
Alain M. Bergeron, Sampar, Québec Amérique



jeudi 3 mars 2016

Jeudi Jeunesse : Juliette se rend enfin dans la Ville Lumière

Quand j’ai reçu mon exemplaire de Juliette à Paris, je me suis dit « Voilà “Ze” test »! Si vous me suivez sur Facebook ou sur Twitter, vous savez sûrement que la passion qui me lie à Paris frôle la quasi-obsession – j’exagère à peine! ;-) En fait, Paris, je connais pas mal. Les Français, un peu plus. J’étais donc impatiente de me plonger dans cette nouvelle aventure de Juliette.

En gros, le scénario est semblable aux autres titres de la série : la mère de Juliette doit se rendre à Paris pour rédiger un article, et la jeune femme de 13 ans doit accompagner sa mère durant cette semaine dans la Ville lumière. Elle y fera du magasinage aux Galeries Lafayette, Aux Printemps et Aux Bon marché, bien sûr. Elle se fera des amis, Arthur, Thomas, Nicolas et Gaspard, âgés d’environ 14 et 15 ans avec qui elle vivra toute une aventure encore plus troublante que dans le tome précédent.

À travers tout cela, elle fera la découverte des commerçants parisiens qui se mettent presque automatiquement à parler anglais dès qu’ils réalisent que l’on vient du Québec. Comme ils ne comprennent pas nos accents et nos expressions, c’est plus simple pour eux de changer pour l’anglais (j’ai vécu ça à mon premier séjour, il y a 16 ans!). Elle sera, tout comme moi, déçue par le portrait de Mona Lisa, toute petite peinture cachée derrière son verre de plexiglas. Elle se promènera dans le cimetierre du Père Lachaise (quel lieu merveilleux) que dans le Château et dans les Jardins de
Crédit photo : Yannick Ollassa


Versailles (de toute beauté! Mais mauzusse que c’est long quand tu fais le tour des bassins d’eau dans le parc!). Elle gravira la Tour Eiffel et visitera les catacombes. Elle en aura pour son argent de squelettes!

Je sais que cette série est également publiée en Europe. Cela semble avoir demandé un ajustement pour une meilleure compréhension par les lecteurs européens, car il est écrit en français international. De cela, deux choses découlent : 1) les personnages québécois utilisent des expressions qui sont un peu moins naturelles pour des jeunes de 13 ans (par exemple, Juliette dit qu’elle arrive « pile-poil »), 2) pour leur part, les personnages français utilisent peu de formulations ou d’expression que les jeunes Français utilisent généralement. Le résultat étant qu’on sent peu la différence entre le langage québécois et le français. Ce qui est dommage, car c’est la beauté de la chose quand le Québec et la France se rencontrent.
Jardins de Versailles
(et une bouquineuse boulimique, accessoirement)

C’est toujours agréable de retrouver Juliette et sa maman qui a tendance à l’infantiliser, au grand dam de Jules! C’est d’ailleurs souvent pour prouver qu’elle n’est pas une petite fille qu’elle se retrouve dans le pétrin, sacrée Juliette! Toujours aussi attachante, cette jeune fille!

À la fin, on retrouve les sections traditionnelles Sur les pas de Juliette où l’on retrouve des adresses à visiter, Un peu d’histoire, un Questionnaire et un Carnet de voyage. Tout pour donner aux lectrices l’envie d’aller visiter la Ville lumière!



Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

Yannick Ollass