samedi 30 janvier 2016

Dans la boîte aux lettres cette semaine!

Que de belles lectures en perspective, j'en suis certaine! On vous en parle dès la semaine prochaine. Ça va nous faire un week-end occupé! Et vous, qu'allez-vous lire?

Anna, salle d'attente, Emmanuelle Cornu,
Druide

Une autre vie, S.J. Watson, Sonatine

Le pouvoir de la méditation, Sarah Bouchard,
Éditions De Mortagne

Before l'origine, Anna Todd,
Les Éditions de l'Homme

Zoélie l'allumette, Marie Potvin,
Les malins

T'es qui toi? - 50 tests amusants pour te connaître,
Les malins


vendredi 29 janvier 2016

Otello, de Verdi, à l'Opéra de Montréal


Kristian Benedikt (Otello) © Yves Renaud
L’opéra de Montréal amorce l’année 2016 avec la présentation de Otello. L’opéra de Guiseppe Verdi s’inspire de la pièce de théâtre Othello, de William Shakespeare.

L’opéra débute sans préambule, en plein feu de l’action. Otello et son équipage arrivent au château pour annoncer leur victoire contre la flotte turque. Iago, qui hait Otello pour avoir promu Cassio lieutenant plutôt que lui, prépare sa vengeance. Propulsé par sa haine, il concocte un plan complexe qui aura pour objet de faire naître le doute d’Otello quant à la fidélité de Desdémone, son épouse.

Roderigo est amoureux de Desdemone. Iago lui offre de l’aider à conquérir la belle, mais lui révèle un autre obstacle qu’Otello se dresse dans son chemin. Il lui fait croire que Cassio lui aussi est épris de Desdemonde. À la suite d’un imbroglio, une bataille éclate entre Roderigo et Cassio. Grâce àd’ingénieuses machinations, il réussit à éveiller les soupçons d’Otello quant à la fidélité de sa femme, l’ingénue Desdemone. En proie à une violente jalousie, Otello assassine Desdémone. Mais quand Émilia, l’épouse de Iago, dévoile les machinations de son mari, Otello s’enlève la vie d’un coup de poignard.

Hiromi Omura (Desdemona)  © Yves Renaud
Fougue, passion et haine, Otello regroupe tant d’émotions intenses qui font en sorte qu’il est probablement le plus grand opéra du compositeur. Le compositeur excelle à accentuer le drame du texte avec ses compositions enlevantes, tantôt lyriques, tantôt tragiques. Dans cette coproduction de l’Opéra de Montréal et du Pacific Opera Victoria, deux performances se démarque. Il s’agit de celle de la soprano Hiromi Omura, qui incarne Desdemone, ainsi que celle de Aris Argiris qui tient le rôle d’Iago perfide et vengeur très convaincant. Ces deux artistes se démarquent tant par leur puissante voix que pour leur interprétation des personnages. Pour sa part, l’acteur lyrique Kristian Benedikt semblait quelque peu incommodé par une petite toux, ce qui pourrait expliquer que son jeu était moins grandiose que je ne l’aurais espéré.

Côté décors et costumes, tous deux conçus par Peter Hartell, on note de très sombres décors, qui ont le bénéfice de ne pas distraire le spectateur du jeu des interprètes. Les costumes sont aussi discrets. Pour sa part, l’Orchestre symphonique de Montréal sous la direction musicale Keri-Lynn Wilson nous offre des moments de sublime magie. Des quatre actes, les 3e et 4e sont de loin les plus forts. C’est d’ailleurs dans ceux-là qu’Otello brille le plus. À compter du 3e acte, les costumes prennent des teintes chatoyantes et possèdent couleurs et détails. On y est charmé par la voix toujours aussi divine d'Hiromi Omura.

Hiromi Omura (Desdemona)  © Yves Renaud

Otello de Verdi est présenté à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts le 30 janvier et les 2, 4 et 6 février 2016 à 19 h 30. Une nouvelle coproduction Opéra de Montréal et Pacific Opera Victoria.

Distribution

le ténor Kristian Benedikt en général maure Otello,
la soprano Hiromi Omura, rincarne la pure et innocente Desdémone et
le baryton Aris Argiris en Iago, ce trameur de complots froid et calculateur.


Dans les autres rôles :         le ténor Antoine Bélanger (Cassio), la mezzo Lauren Segal (Emilia), le ténor *Pasquale D’Alessio (Roderigo), le baryton *Josh Whelan (Montano), la basse Valerian Ruminski (Lodovico) et le baryton *Geoffroy Salvas (un Héraut). Glynis Leyshon met en scène cette nouvelle production en collaboration avec Pacific Opera Victoria et Jacques Lemay est le chorégraphe des combats; Peter Hartwell signe décors et costumes et Guy Simard les éclairages. L’Orchestre symphonique de Montréal donne vie à cette œuvre puissante sous la baguette de Keri-Lynn Wilson, qui revient à l’Opéra de Montréal après son succès dans le Vaisseau fantôme.


Opéra : Otello, de Giuseppe Verdi
Genre : Drame lyrique
Durée : 2 h 30
Structure : 4 actes, 1 entracte
Langue : en italien avec surtitres français et anglais




Kristian Benedikt (Otello) & Aris  Argiris (Iago) © Yves Renaud





Balado diffusion sur Otello 


Dominique de Leeuw
Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

jeudi 28 janvier 2016

Jeudi jeunesse - La face cachée de Margo : un roman intelligent qui suscite la réflexion

Alors qu’ils ont dix ans, Quentin et sa voisine Margo Roth Spiegleman font la découverte d’un cadavre dans le parc. Cette découverte, on s’en doute bien, est un tantinet traumatisante pour eux. Après cet événement, ils ne se voient plus vraiment. Bien sûr, ils se croisent à l’école, mais les jours à s’amuser ensemble sont derrière eux. C’est donc une grande surprise pour Q. quand Margo entre par la fenêtre de sa chambre un soir. Ils ont maintenant 17 ans et sont à la veille de leur bal de fin d’études secondaires. Margo a appris que son copain l’a trompé avec sa meilleure amie et a concocté un plan de vengeance. Mais pour l’accomplir, elle a besoin de Quentin. Ce dernier un peu frileux à l’idée de commettre des méfaits, mais, tout amoureux qu’il est d’elle, il décide tout de même de l’aider. Ils passent donc la nuit à faire des coups pendables et se séparent le matin venu.

Quand il constate, plus tard ce même matin, que Margo n’est pas à l’école, Quentin n’est pas trop inquiet. Après avoir passé une nuit blanche, il n’est pas étonnant qu’elle ait décidé de dormir au lieu d’aller à ses cours. Cependant, quand son absence se prolonge et que les parents de la jeune fille viennent chez lui avec un inspecteur de police, il ne peut s’empêcher de se demander où elle est. Pour leur part, les Speigleman sont plus irrités qu’ils sont inquiets. Margo a déjà fugué quelques fois auparavant, laissant des indices pour la trouver.

Obnubilé par la disparition de Margo, Quentin passe le plus clair de son temps à tenter de la trouver et il enjoint ses amis Radar et Ben à participer à la chasse d’indices pour la localiser. Peut-être lui est-il arrivé quelque chose? S’est-elle suicidée? Certaines de ses paroles prononcées lors de leur nuit de larcins reviennent à Quentin et il ne peut chasser cette dernière idée de son esprit. Réussira-t-il à la retrouver? Dans quel état sera-t-elle? Le moins que l’on puisse dire, c’est que les indices laissés sont complexes et laissent présager que Margo n’était pas la fille qu’elle semblait être.

J’ai vraiment apprécié cette lecture. Les personnages sont bien campés, l’intrigue est astucieuse et l’écriture intelligente. Le tandem Margo et Quentin est intéressant. Ils sont à l’opposé l’un de l’autre. Margo est intrépide, Quentin est sage et apprécie la routine, que Margo abhorre. L’amitié entre Ben, Radar et Quentin est typique des liens solides qui se tissent à l’adolescence et on a plaisir à les suivre. On aime que leur humour ne soit pas trop puéril, comme on le dépeint parfois dans les films et les romans. Certaines expressions d’argot français ne sont pas facilement compréhensibles, mais comme ce n’est pas trop fréquent, ça passe bien.

John Green, par l’entremise de ses personnages, pose d’intéressantes questions sur ce qu’on attend de la vie. Est-ce que le parcours établi comme étant normal, études supérieures, boulot, mariage, maison, enfants, retraite pépère, nous convient? Souhaitons-nous rester dans la même ville? Tout comme Margo, je me rappelle aussi, à la fin du secondaire, avoir ressenti le besoin de quitter la ville qui m’a vu grandir. Au-delà de ses considérations plus… terre à terre, le roman nous permet également de constater que l’on se fait une image des gens, même nos proches, selon nos perceptions de ce que l’on voit d’eux. Mais cette image correspond-elle réellement à la personne qu’ils sont?

Quand on dit que la littérature jeunesse peut également s’adresser à des adultes, on a sans hésiter ce titre en tête.

Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

mercredi 27 janvier 2016

Les finalistes du Prix des libraires du Québec 2016


Les libraires du Québec se sont réunis ce soir pour annoncer les finalistes du Prix des libraires du Québec 2016 dans les catégories Poésie québécois, Roman québécois et Roman hors Québec. Fanny Mallette, l’ambassadrice du volet Roman, a annoncé à la foule réunie à la Librairie Raffin les finalistes de cette catégorie. Mara Tremblay, nouvelle ambassadrice de la deuxième édition du prix volet poésie québécoise s’est acquittée de la tâche pour la catégorie qu’elle représente.

Catégorie Poésie québécoise
  • L'année de ma disparition, Carole David (Les Herbes rouges)
  • Vallée des cicatrices, Patrice Desbiens (L’Oie de Cravan)
  • Chasse aux licornes, Baron Marc-André Lévesque (L’Écrou)
  • Je suis la fille du baobab brûlé, Rodney Saint-Éloi (Mémoire d’encrier)


Catégorie Roman québécois
  • La femme qui fuit, Anaïs Barbeau-Lavalette (Marchand de feuilles)
  • Blanc dehors, Martine Delvaux (Héliotrope)
  • L'année la plus longue, Daniel Grenier (Le Quartanier)
  • À la recherche de New Babylon, Dominique Scali (La Peuplade)
  • Nord Alice, Marc Séguin (Leméac)


Catégorie Roman hors Québec
  • L'amie prodigieuse, Elena Ferrante (Gallimard)
  • Encore, Hakan Günday (Galaade)
  • Soumission, Michel Houellebecq (Flammarion)
  • Les prophètes du fjord de l'Éternité, Kim Leine (Gallimard)
  • Americanah, Chimamanda Ngozi Adichie (Gallimard)

Dès maintenant, les libraires du Québec liront chacune des œuvres finalistes afin de voter pour le lauréat pour chacun des volets. Le résultat sera dévoilé le 9 mai prochain pour la catégorie Roman, et le 30 mai pour la catégorie Poésie. Ça me laisse quelques mois pour faire la lecture de tous ces titres, car pour une rare fois, je n' ai lu aucun d'eux, cet automne ayant été perturbé par des urgences familiales. J'ai donc, comme les libraires, du pain sur la planche! Mais quel bon pain! :-)

Pour plus d’informations, consultez : www.prixdeslibraires.qc.ca et participez aux discussions sur Twitter avec le mot-clic #PrixLibraires2016  

Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique