vendredi 2 septembre 2016

J'adore Rome : Une chick lit avec un plus!

Antoine lui propose un séjour en amoureux à Rome. Catherine est aux anges. À sa grande surprise, ce n’est pas lui qu’elle retrouve à ses côtés, mais son assistant Rikash. Antoine a été retenu au travail par un dossier complexe. La belle avocate est en colère! Qu’à cela ne tienne, elle a bien l’intention de profiter de ce que la capitale a à lui offrir.

Comme à l’habitude, les deux comparses se retrouvent comme par hasard au milieu d’une enquête sur l’éthique de la fabrication et la mise en vente de vêtement haut de gamme. Ils auront à faire avec des malfrats et vivront plus d’une aventure rocambolesque. Comme on peut s’en douter, il est impossible de parler de monde interlope en Italie sans faire référence à la mafia. On ne s’étonne donc pas qu’elle ait trouvé une place dans l’intrigue de J’adore Rome! Heureusement pour eux, ils auront le temps de profiter de la ville de la Dolce Vita avant l’enquête!

Dans J’adore Rome, Isabelle Laflèche attire notre attention sur l’aspect non écologique du fast fashion, notamment sur l’exploitation des travailleurs du textile et sur l’utilisation de textiles d’entrée de gamme, etc. Un problème qui existe depuis fort longtemps, mais sur lequel on commence à se pencher davantage ces dernières années. Les vêtements équitables commencent à gagner un peu plus l’intérêt des consommateurs, bien qu’ils soient un peu plus coûteux.

L’écriture de l’auteure est toujours aussi vive, précise, pointue. L’intrigue est, de manière générale, soutenue, mis à part pour un moment, vers la fin où il nous semble qu’elle prend trop de temps à réfléchir, à rencontrer des gens et à mettre en branle sa stratégie alors que le temps presse. Sinon, les descriptions des tenues et des repas sont fabuleuses et nous mettent l’eau à la bouche.

Sinon, j’ai un autre bémol… très personnel. Je trouve qu’elle dramatise un peu le fait que son chum n’ait pu venir. Qu’elle boude un peu trop, bref, je l’ai trouvé immature. Mais bon! C’est pas dramatique ;-)

Ce qui est vraiment intéressant, c’est qu’on sort de la lecture avec une culture accrue. On en apprend non seulement sur la mode – Catherine nous fait un beau gros topo sur la mode italienne au début du roman pour bien nous mettre en contexte –, mais l’architecture et sur le cinéma italiens. Ça, c’est le genre d’expérience qu’on aime. Non seulement on passe un bon moment, mais on en apprend en même temps.

Yannick Ollassa /La Bouquineuse boulimique

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