vendredi 26 février 2016

Lars Kepler : toujours aussi dément

J’avais lu L’Hypnotiseur, il y a cinq ans, et j’avais beaucoup aimé. Malheureusement, je n’ai pas eu le temps de lire Le Pacte (2011), Incurables (2013) et Le Marchand de sable (2014), ma pile à lire étant trop pleine. Mais cette fois, quand j’ai vu que paraissait un nouveau Kepler, je me suis précipitée pour le lire. On ne peut pas bouder son plaisir trop longtemps, ce n’est pas sain! ;-)

Dans Désaxé, tout tourne autour de la traque obsessive, ce qu’on appelle dans le jargon, un stalker. Vous connaissez le phénomène, quand une personne observe et suit une autre personne, que cette dernière l’obsède au point où il s’imagine avoir une relation avec celle-ci. Peut-être l’avez-vous déjà fait avec un-e ex? Ne répondez pas! Je ne suis pas sûre de vouloir le savoir. Peut-être avez-vous eu l’impression d’être suivi-e, observé-e? C’est un sentiment fort désagréable.

Je me suis donc plongée avec plaisir dans cette intrigue qui débute lorsque la police reçoit une vidéo d’une femme qui s’habille pour sortir. Le lendemain, les policiers reçoivent un appel. Une jeune femme est retrouvée morte, affreusement mutilée au visage et au haut du corps. Il s’agit de celle qu’ils ont vue dans la vidéo. Lorsqu’une deuxième vidéo lui est acheminée, Margot Silverman, de la Rikskrim, est prise de panique. Il faut absolument éviter un autre meurtre! Ils tentent d’identifier et de localiser la femme en question. Malheureusement, ils n’y arrivent pas avant qu’il soit trop tard. Ils semblent avoir affaire à un meurtrier en série, car les meurtres continuent, toujours avec la même mise en scène.

Quand ils arrivent sur la scène d’un autre meurtre, le mari de la victime est sur les lieux en état de choc. Il a nettoyé la maison et placé sa femme dans son lit. Comble de malheur pour les enquêteurs, il ne se souvient de rien. Margot se tourne donc vers Erik Maria Bark, un psychiatre qui utilise l’hypnose avec les témoins ou victimes d’actes violents. Il a toujours des troubles de sommeil et abuse toujours de médicaments psychotropes. En acceptant de travailler avec la police, il entrera dans une pente glissante qui le mènera de mensonge en mensonge pour lui éclater en plein visage. On a envie de lui dire de ne pas cacher ce qu’il sait parce qu’on se doute que ça va mal tourner, mais on ne se doutait pas à quel point il s’enroulait dans une toile d’araignée. Une fois qu’il y a été bien pris, il n’a que deux choix : se laisser dévorer ou tenter de s’en sortir. Malheureusement, il n’est pas aisé de sortir d’un piège dans lequel on est englué.

Les romans de Lars Kepler (qui est en fait le pseudonyme du couple Alexander et Alexandra Ahnoril) mettent toujours en scène des meurtres particulièrement sadiques perpétrés par des tueurs à l’esprit perverti. Les intrigues sont tordues, entraînant le lecteur dans plusieurs directions, leur rythme est haletant et la psychologie des personnages est toujours impeccable.

Le fait de ne pas avoir tout lu les romans précédents n’a pas diminué mon plaisir de lecture. Habillement écrit par le couple Ahnoril, leur plus récent suspense nous fournit les explications nécessaires à la compréhension de l’histoire des personnages.

Vous aimez avoir des frissons? Ce roman est pour vous!
  
Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

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