lundi 18 janvier 2016

Si les mots sont des armes, que dire de la bibliothèque?

Après Crimes à la librairie, Richard Migneault nous propose un nouveau recueil d’histoires issues de l’imaginaire de 17 auteurs. Seule contrainte : qu’il y ait un crime à la bibliothèque. Tout comme dans le précédent opus, le défi fut relevé avec brio. Surtout, ce qui est à mon avis le plus important est que ce genre de littérature permet au lecteur de découvrir les différents styles des auteurs et de se plonger avec délectation dans leurs textes. 

Bien sûr, on y retrouve certains auteurs clés tels Hervé Gagnon, Sylvie-Catherine De Vailly, François Lévesque dont le style d’écriture nous est bien connu et souvent apprécié. Ce qui est agréable de ce recueil, c’est de découvrir un auteur pour lequel le temps a manqué afin de lire un de ses romans, ou d’en découvrir un qui a un style très particulier. En ce qui me concerne, ce fut le cas de Laurent Chabin. Je n’avais pas encore eu le temps de lire un de ses ouvrages. Je le connaissais de réputation, et je dois avouer que j’ai adoré son style direct et percutant. Pour ce qui est de la surprise, elle est venue de Jacqueline Landry qui a livré la marchandise sous forme d’un récit fantastique, juste impressionnant puisqu’il m’a pris par surprise.

Bien que lisant quelques livres par an, je ne connaissais pas certains des auteurs comme Michel Jobin avec sa nouvelle « Autour du parc Molson ». Là est l’un des principaux intérêts des recueils : donner le goût de découvrir le travail d’un ou de plusieurs contributeurs. J’avais déjà beaucoup apprécié cet exercice de la part de Richard Migneault alors qu’il dirigeait « Crimes à la librairie », je dois donc le remercier de l’avoir de nouveau maîtrisé.


Je ne vous conterai donc pas le contenu des nouvelles, puisque je veux vous laisser le pur plaisir de les découvrir. Chacune d’entre elles va vous porter dans un univers différent. Chaque univers va vous plonger dans son atmosphère et vous faire connaître de nouveaux personnages. De ce fait, en l’espace d’un livre, vous allez être de multiples fois dépaysé et c’est bien là tout le pouvoir d’un recueil... Alors, bonne lecture.

Dominique de Leeuw

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