vendredi 29 janvier 2016

Otello, de Verdi, à l'Opéra de Montréal


Kristian Benedikt (Otello) © Yves Renaud
L’opéra de Montréal amorce l’année 2016 avec la présentation de Otello. L’opéra de Guiseppe Verdi s’inspire de la pièce de théâtre Othello, de William Shakespeare.

L’opéra débute sans préambule, en plein feu de l’action. Otello et son équipage arrivent au château pour annoncer leur victoire contre la flotte turque. Iago, qui hait Otello pour avoir promu Cassio lieutenant plutôt que lui, prépare sa vengeance. Propulsé par sa haine, il concocte un plan complexe qui aura pour objet de faire naître le doute d’Otello quant à la fidélité de Desdémone, son épouse.

Roderigo est amoureux de Desdemone. Iago lui offre de l’aider à conquérir la belle, mais lui révèle un autre obstacle qu’Otello se dresse dans son chemin. Il lui fait croire que Cassio lui aussi est épris de Desdemonde. À la suite d’un imbroglio, une bataille éclate entre Roderigo et Cassio. Grâce àd’ingénieuses machinations, il réussit à éveiller les soupçons d’Otello quant à la fidélité de sa femme, l’ingénue Desdemone. En proie à une violente jalousie, Otello assassine Desdémone. Mais quand Émilia, l’épouse de Iago, dévoile les machinations de son mari, Otello s’enlève la vie d’un coup de poignard.

Hiromi Omura (Desdemona)  © Yves Renaud
Fougue, passion et haine, Otello regroupe tant d’émotions intenses qui font en sorte qu’il est probablement le plus grand opéra du compositeur. Le compositeur excelle à accentuer le drame du texte avec ses compositions enlevantes, tantôt lyriques, tantôt tragiques. Dans cette coproduction de l’Opéra de Montréal et du Pacific Opera Victoria, deux performances se démarque. Il s’agit de celle de la soprano Hiromi Omura, qui incarne Desdemone, ainsi que celle de Aris Argiris qui tient le rôle d’Iago perfide et vengeur très convaincant. Ces deux artistes se démarquent tant par leur puissante voix que pour leur interprétation des personnages. Pour sa part, l’acteur lyrique Kristian Benedikt semblait quelque peu incommodé par une petite toux, ce qui pourrait expliquer que son jeu était moins grandiose que je ne l’aurais espéré.

Côté décors et costumes, tous deux conçus par Peter Hartell, on note de très sombres décors, qui ont le bénéfice de ne pas distraire le spectateur du jeu des interprètes. Les costumes sont aussi discrets. Pour sa part, l’Orchestre symphonique de Montréal sous la direction musicale Keri-Lynn Wilson nous offre des moments de sublime magie. Des quatre actes, les 3e et 4e sont de loin les plus forts. C’est d’ailleurs dans ceux-là qu’Otello brille le plus. À compter du 3e acte, les costumes prennent des teintes chatoyantes et possèdent couleurs et détails. On y est charmé par la voix toujours aussi divine d'Hiromi Omura.

Hiromi Omura (Desdemona)  © Yves Renaud

Otello de Verdi est présenté à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts le 30 janvier et les 2, 4 et 6 février 2016 à 19 h 30. Une nouvelle coproduction Opéra de Montréal et Pacific Opera Victoria.

Distribution

le ténor Kristian Benedikt en général maure Otello,
la soprano Hiromi Omura, rincarne la pure et innocente Desdémone et
le baryton Aris Argiris en Iago, ce trameur de complots froid et calculateur.


Dans les autres rôles :         le ténor Antoine Bélanger (Cassio), la mezzo Lauren Segal (Emilia), le ténor *Pasquale D’Alessio (Roderigo), le baryton *Josh Whelan (Montano), la basse Valerian Ruminski (Lodovico) et le baryton *Geoffroy Salvas (un Héraut). Glynis Leyshon met en scène cette nouvelle production en collaboration avec Pacific Opera Victoria et Jacques Lemay est le chorégraphe des combats; Peter Hartwell signe décors et costumes et Guy Simard les éclairages. L’Orchestre symphonique de Montréal donne vie à cette œuvre puissante sous la baguette de Keri-Lynn Wilson, qui revient à l’Opéra de Montréal après son succès dans le Vaisseau fantôme.


Opéra : Otello, de Giuseppe Verdi
Genre : Drame lyrique
Durée : 2 h 30
Structure : 4 actes, 1 entracte
Langue : en italien avec surtitres français et anglais




Kristian Benedikt (Otello) & Aris  Argiris (Iago) © Yves Renaud





Balado diffusion sur Otello 


Dominique de Leeuw
Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

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