samedi 30 mai 2015

Dans la boîte aux lettres cette semaine!

Quelques derniers titres avant la fin de la saison. Disons qu'on va avoir l'embarras du choix pour vous faire des suggestions de lecture pour vos vacances.

Bon week-end!

27 mai, Véronique Miclette, Anne-Marie Santerre,
Marion Provencher, Libre Expression

After, tome 3 - La chute,
Anna Todd, Les Éditions de l'Homme

Bine, tome 5 - Opération Ping Pow Chow,
Daniel Brouilette, Les Malins

samedi 23 mai 2015

Dans la boîte aux lettres cette semaine!

Une seule nouvelle recrue dans notre bibliothèque cette semaine. Ça commence à sentir la fin de la saison littéraire, ce qui veut dire que l'été arrive bientôt!

Bon week-end!

Six minutes, Chrystine Brouillet, Druide

jeudi 21 mai 2015

Aux grands maux, les grands remèdes!

Abigaëlle a 32 ans. Professionnelle accomplie, il semble toutefois manquer un élément à son bonheur. Quoi qu’elle en dise, son célibat l’embête un peu. Ses trois sœurs et sa mère s’inquiètent pour elle. Tout le monde semble penser qu’elle serait encore plus heureuse en couple, mais elle n’arrive jamais à trouver un homme qui lui convient. C’est qu’Abby est exigeante. Elle analyse à outrance chaque homme avec qui elle a des blind dates. Elle croit aux signes, signes qu’elle croit venus de son père décédé alors qu’elle avait 16 ans. Toutes les raisons sont bonnes pour, dès le premier rendez-vous, disqualifier les mecs.

En fait, notre Abigäelle sabote toute chance de relation de peur que ça ne fonctionne pas. Lors d’un traditionnel brunch du dimanche en famille, ses sœurs et sa mère lui apprennent qu’elles l’ont inscrite à un atelier de date coaching. Choquée au départ, elle finit par voir le beau côté des choses et accepte de participer à ces rencontres dont le but est d’améliorer la connaissance, la confiance et l’estime de soi, ce qui devrait maximiser ses chances de trouver un homme qui lui convient.

L’écriture de Stéphanie Bourgault-Dallaire est vive et sympathique. Abby est attachante et on la suit avec plaisir dans le processus dans lequel elle s’est engagé. Perso, j’ai quelques petites réserves, mais toutes petites. … moi, « le fémur affectif, » ça me parle pas. Heureusement pour moi, l’expression ne revient pas trop souvent. L’autre chose, ce qu’Abby et ses proches véhiculent l’idée que quand on a trouvé « le bon » on le sait. Chose qui, dans la vraie vie, est absolument fausse. Premièrement, « le bon » n’existe pas, deuxièmement, même s’il existait, on ne le saurait pas au moment où on le rencontrerait.

Bien sûr, le thème chouchou de la chick lit, la quête d’amour, a été écrit et réécrit. Cependant, l’auteure à l’écriture rafraîchissante a quelques tours dans son sac et réussit à nous surprendre. Les amatrices de chick lit aimeront, c’est garanti!

Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

mardi 19 mai 2015

Car la nuit est longue : un premier roman bouleversant pour Sophie Bérubé

Kaï a subi un viol collectif. Lorsqu’elle rentre à la maison, Christophe apprend par sa belle-sœur, qui a reconduit Kaï à la maison, l’horrible nouvelle. Une évidence s’impose à lui, dans leurs vies, il y aura le temps d’avant et le temps d’après. Atterré, il se fait violence pour repousser son besoin de savoir, pour donner préséance aux besoins de son amour. Il se met donc à son service, disposé à faire tout ce dont sa belle aura besoin, pour elle, pour eux.

Avec beaucoup de tendresse, il lui raconte leur histoire d’amour comme s’il s’agissait de celle d’un autre couple. Pendant tout ce temps, on a accès à ses plus intimes pensées et sentiments.  En bonne poète, Sophie Bérubé a un remarquable pouvoir d’évocation. J’ai eu l’impression de vivre moi-même le désarroi, la frustration, la confusion et surtout l’amour de Christophe.

Lorsqu’il est question de viol, on pense bien sûr à la victime directe. Mais cet acte immonde fait également des victimes indirectes. Les conjoint-e-s, les enfants, les proches de la personne agressée. Avec Car la nuit est longue, Sophie Bérubé donne une voix aux hommes dont l’être aimé a été violé. Différemment, c’est indéniable, mais tout de même. Et je dis « homme », car il y a une nuance importante. Quand on a le même sexe que l’agresseur, cela a un impact particulier. Est-ce que Kaï perçoit Christophe comme un agresseur potentiel? Et lui, se perçoit-il ainsi? Comment doit-il agir pour ne pas la brusquer, pour ne pas être assimilé à ce rôle.

L’auteure a eu le bon jugement de ne pas décrire les actes commis par les agresseurs. Ce n’est pas un roman sur le viol, mais sur les conséquences de celui-ci. Sur la manière dont ce couple se bat pour se rejoindre à nouveau, pour ne pas se perdre. Sur ces premiers moments suivant le drame. Des instants cruciaux. Tout au long du récit, tel un équilibriste, on marche sur un fil de fer.

L’amour, même le plus profond, peut-il vaincre les blessures engendrées par la haine?
  
Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

lundi 18 mai 2015

Clôture de la quatrième édition des Printemps meurtriers de Knowlton



Les Printemps meurtiers de Knowlton sont déjà terminés. Hé oui! Heureusement, les festivaliers garderont de bons souvenirs de leurs rencontres et échanges avec les auteurs et autres passionnés de littérature policière. Ce qui fait la particularité de ce rendez-vous littéraire, c’est son format convivial. Durant les pauses entre les activités, auteurs et lecteurs se côtoient et ont l’opportunité d’échanger de manière spontanée dans une atmosphère amicale et décontractée.
J’en étais à ma première visite en 4 ans. Pas par manque d’intérêt, loin de là, mais les circonstances avaient toujours fait en sorte que je ne pouvais m’y rendre. Qu’est-ce que j’ai raté ! Bref, nous sommes plus de 1 250 personnes à nous être rendues à Knowlton (une ville super sympathique) pour entendre les auteurs nous parler de ponctuation, de phrases qui tuent, de Jack L’Éventreur, et j’en passe. Pour le festival, c’est une augmentation de 25 % de l’achalandage comparativement à l’année dernière.
 Les festivaliers ont pu y entendre Ian Manook (France), Jacqueline Landry (Colombie-Britannique), et quatorze auteurs québécois, dont Chrystine Brouillet, Martin Michaud, Patrick Senécal, Ghislain Taschereau et Roxanne Bouchard s’exprimer sur divers sujet relatif à leur art. Le tout s’est déroulé dans le plaisir et, parfois les rires endiablés. Laurent Chabin nous a amusé de sa personnalité particulière et de ses réponses du genre « J’écris comme je fais pipi, souvent, mais pas dans la douleur ».
Du côté du volet littérature jeunesse et jeune adulte, l’Off Printemps, les festivaliers jeunes et moins jeunes, ont pu participer, notamment, à l’activité La forêt aux livres, une installation au centre du village où les familles pouvaient déambuler parmi des livres suspendus aux arbres.
C’est donc sous le signe du succès que s’est terminé hier soir le festival, avec la remise des prix Tenebris dont les lauréats sont, dans la catégorie Meilleur vendeur, Violence à l’origine, de Martin Michaud, et Terminus Belz, premier roman de l’auteur français Emmanuel Grand, dans la catégorie Meilleur roman, littérature policière de langue française, distribué au Québec.
On vous donne rendez-vous l’an prochain, pour cinquième anniversaire des Printemps meurtriers de Knowlton, qui aura lieu du 19 au 22 mai 2016.



Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

Les lauréats Tenebris 2015 dévoilés



Dimanche soir, lors de la cérémonie de clôture des Printemps Meurtriers de Knowlton, le jury du Prix Tenebris 2015 — Meilleur roman, littérature policière de langue française, distribué au Québec a fait connaître son choix parmi les finalistes suivants :

  • Nous étions le sel de la mer, Roxanne Bouchard (VLB)

  • Jack, Hervé Gagnon (Libre expression/Expression Noire) 
  • Repentir(s), Richard Ste-Marie (Alire)
  • Terminus Belz, Emmanuel Grand (Liana Levi).
  • Angor, Franck Thilliez (Fleuve noir)

Richard Migneault, créateur du blogue Polar, noir et blanc, de la chroniqueuse Christelle Lison et de l'animatrice et chroniqueuse Sylvie Lauzon, n’ont pas eu une mince tâche, vu la qualité des œuvres à juger. Leur choix s’est arrêté sur

Terminus Belz, de l'écrivain Emmanuel Grand (Liana Levi).

Quant au Prix Tenebris 2015 — Meilleur vendeur québécois, c’est Violence à l'origine de Martin Michaud (Goélette) qui l’a remporté, devançant Le Passager de Patrick Senécal (Alire) et Dix petits hommes blancs de Jean-Jacques Pelletier (Hurtubise). Rappelons que le prix est attribué à partir du palmarès fourni par le système d'information et d'analyse Gaspard de la Banque de titres de langue française (BTLF).

Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

samedi 16 mai 2015

Dans la boîte aux lettre cette semaine!

Ce samedi, je serai aux Printemps meurtriers de Knowlton, si vous n'avez pas la chance d'y aller, voici quelques titres à consulter! Bon week-end!

La santé repensée,
Dr Gaétan Brouillard, Les Éditions de l'Homme

Archie Greene et le secret du magicien, D.D. Everest,
bayard jeunesse

La nouvelle maîtresse
et
La mystérieuse bibliothécaire,
Dominique Demers, Québec Amérique
 Et le dernier, mais non le moindre,

La vie sucrée de Juliette Gagnon, tome 3,
Nathalie Roy, Libre Expression



vendredi 15 mai 2015

Les Printemps meurtriers de Knowlton : Entretien avec Jacqueline Landry


Dans le cadre des Printemps meurtriers de Knowlton, je me suis entretenu avec Jacqueline Landry, auteure de Terreur dans le Downtown Eastside, premier tome de la trilogie Le cri du Westcoast Express, publiée aux Éditions David. La chef d’antenne à la télévision d’état à Vancouver participera notamment au Rendez-vous coupable Censure et tabou, de même qu’Écrire : une question de vie… ou de mort.

Vancouver, Downtown Eastside. Un des quartiers les plus pauvres de la ville et, comme on s’en doute bien, le taux de criminalité est élevé. Un tueur en série s’attaque aux prostituées et laisse leur cadavre sur la voie ferrée. Voilà le cadre de ce polar où se croiseront des personnages dont les points communs sont la détresse, la violence et la peur. Il y aura Rachel et François, un couple de Québécois nouvellement arrivés en raison de la mutation de François à un détachement de Vancouver. Jill, dont le mari est chef de gang criminalisé. Mae, la nanny philippine qui espère être réunifiée avec son conjoint et sa fille qu’elle a dû laisser dans son pays natal. Sylvia, une prostituée dont l’amie a disparu. Puis, Raymond, un sans-abri qui voit tout, sait tout. Tous seront impliqués de près ou de loin dans l’intrigue entourant les meurtres de six femmes.

Pourquoi avoir choisi de parler de la misère liée au milieu criminel? Quand je lui pose la question, l’auteure me révèle « Dès mon jeune âge, ma vie a été imbriquée dans la violence de la vie, de la tragédie. » Lors du glissement de terrain à Saint-Jean-Vianney, elle a perdu des membres de sa famille. En 1996, elle faisait partie des sinistrés des inondations qui dévasté le Saguenay. Comme journaliste, elle a côtoyé la violence, le drame, les tragédies humaines. Puis, elle a épousé un policier et s’est rapidement spécialisée en journalisme des affaires criminelles. Pour couronner le tout, elle vit, à Vancouver, dans un bassin où est intensifiée la détresse. « Ces derniers temps, la situation s’est empirée. Depuis janvier, on compte pas moins de 25 fusillades », la majorité reliée aux gangs criminalisées.

Pour témoigner de l’impact de la violence, la journaliste a choisi de s’attarder à ce qu’elle appelle les « dommages collatéraux » du crime. Les enfants et les femmes jetés à la rue, car leur résidence est soit une scène de crime ou a été mise sous scellés en raison de la tenue d’enquêtes. Quand je l’ai lue, de même qu’entendue en parler, j’ai senti chez elle une grande sensibilité à l’égard de ces êtres blessés. Cela transparaît dans le roman. Son écriture est ancrée dans la réalité. Celle qu’elle voit tous les jours. Les personnages sont bien campés, leur souffrance est tangible. On la sent là, comme un bloc de ciment qui pèse sur notre poitrine, rendant la respiration impossible. Elle me dit s’être inspirée des gens qu’elle a côtoyés. Les individus dont elle relate l’existence sont des amalgames des personnalités de ceux qu’elle a croisés. Les noms, les âges, certains aspects sont modifiés, mais les faits sont véridiques. Une réalité sans fards que l’auteure transpose telle quelle dans son roman. La censure dans l’écriture, très peu pour elle. Elle s’estime suffisamment censurée dans l’exercice de sa profession, neutralité journalistique oblige. « Quand j’écris, je ne me tais pas », affirme-t-elle. Ce n’est pas pour autant qu’elle verse dans le scabreux. « Il est inutile de rajouter du sang, d’entrer dans le détail des violences. La réalité est déjà insoutenable. Je laisse le lecteur s’imaginer la scène », précise l’auteure pour qui l’écriture agit comme exutoire.

D’autres phénomènes l’ont marquée depuis son arrivée à Vancouver, hormis la criminalité rampante. D’une part, il y a la présence de nombreuses nannys venues des Philippines en quête de meilleures conditions de vie. Ces femmes ont laissé leur famille derrière dans l’espoir de leur permettre d’immigrer au Canada. Une question d’un an ou deux, croient-elles. Malheureusement, « la machine de l’immigration est lourde et la famille n’arrive jamais. Elles font 5 ans, 10 ans, 15 ans, sans pouvoir revoir leur famille, trop pauvres pour aller leur rendre visite et n’ayant pas l’autorisation d’Immigration Canada pour qu’ils viennent la rejoindre ». Émue par la tristesse de cette réalité, elle a créé le personnage de l’attachante Mae.

D’autre part, il y a l’importance du déracinement des nouveaux arrivés. L’exil expérimenté Rachel dans le roman, elle l’a vécu. Elle a quitté le Québec lorsque son conjoint a été affecté à un poste de la GRC en Colombie-Britannique. « Quand on se déracine comme ça, on perd son tissu social. On n’a plus sa mère pour venir garder ou son amie avec qui prendre un café. Tu crois que tu vas te refaire des amis, mais tu te rends compte assez vite que tu ne t’en feras pas tant que ça. » À Vancouver, ils y sont arrivés en même temps que dix familles. Ils sont les seuls qui sont encore là et la majorité a divorcé. L’isolement des Québécois est un fait avéré.

Au-delà de l’intrigue, qui soit dit en passant est habilement ficelée, ce qui ressort pour moi dans le roman, c’est justement que la détresse qui est issue du tissu social insuffisant ou inadéquat, au soutien défectueux qui ne fait qu’exacerber la souffrance des individus. C’est aussi ce qui est le trait d’union entre les personnages.

Ce que j’aime le plus de la littérature, c’est les rencontres qu’elle provoque. Avec les personnages, avec d’autres lecteurs et aussi avec les auteurs. Avec les êtres humains qu’on découvre à travers les histoires. Jeudi matin, malgré les problèmes techniques (une mauvaise connexion FaceTime et trois coupures de ligne téléphonique), j’ai fait la connaissance une femme épatante. D’un profond humanisme. Je sais, c’est un terme pas à la mode du tout. Je l’ai sorti des boules à mites. Pourtant, c’est ce dont le monde a besoin, des philanthropes. Parce que sans eux, la société serait dans un plus piètre état qu’elle l’est présentement. Et Jacqueline Landry est de ces gens. À sa façon. Elle tente de faire une différence une personne à la fois, geste par geste. Lorsqu’elle passe se prendre un café chez Starbucks, elle donne un à un sans-abri  ou à une travailleuse du sexe qui ne se trouve pas loin. En racontant leurs histoires, elle nous oblige à voir ce que l’on préfère éluder. Ces gens brisés sont là, à côté de nous. On ne peut les ignorer. On doit faire quelque chose, comme société, comme individu. Et ça commence par cesser de faire l’autruche. En levant le voile sur leur existence, l’écrivaine rend un peu de dignité aux êtres marginalisés. Et ça, c’est admirable.

Pour entendre et rencontrer Jacqueline Landry aux Printemps meurtriers de Knowlton
Rendez-vous coupable Censure et tabou, samedi 16 mai à 13 h
Rendez-vous coupable Écrire : une question de vie… ou de mort, dimanche 17 mai 16 h.

 Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

mardi 12 mai 2015

Brève : Les lauréats du Prix des libraires du Québec

Voilà, je viens d'aller consulter le site Les libraires pour pouvoir vous partager l'information. Hier soir, à 19 h au Lion d'Or, c'est dans une ambiance festive qu'on été dévoilés les lauréats du Prix des libraires du Québec. Lors de la cérémonie de remise des prix, le public a pu assister à la lecture des textes finalistes par Fanny Mallette, également ambassadrice de l'événement, Claude Despins et Pierre-Luc Brillant, musicalement accompagnés par Thomas Hellman.

C'est Simon Roy, avec Ma vie rouge Kubrick publié aux éditions Boréal, qui a gagné dans la catégorie Roman québécois et c'est 
Hugh Howey et son roman Silo édité par la maison Actes Sud qui a remporté les honneurs dans la catégorie Roman hors Québec. Le lauréat québécois recevra une bourse de 5 000 $ du Conseil des arts et des lettre du Québec (CALQ) et une oeuvre de l'artiste Louis-Georges L'Écuyer que recevra aussi le lauréat hors Québec.

Parmi les finalistes, ont comptait également :



CATÉGORIE ROMAN QUÉBÉCOIS
  • Le Feu de mon père, Michael Delisle (Boréal)
  • Forêt contraire, Hélène Frédérick (Verticales)
  • Azami, Aki Shimazaki (Leméac)
  • L'Angoisse du poisson rouge, Mélissa Verreault (La Peuplade)

CATÉGORIE ROMAN HORS QUÉBEC
  • Réparer les vivants, Maylis de Kerangal (Verticales)
  • 
La condition pavillonnaire, Sophie Divry (Noir sur blanc)
  • Un homme amoureux, Karl Ove Knausgaard (Denoël) 
  • Abysses, Mary Swan (Les Allusifs)

Félicitations à tous!

samedi 9 mai 2015

Dans la boîte aux lettres cette semaine!

À voir le contenu de notre boîte aux lettres, ça parait que l'été arrive!

Bon week-end!

Le cuisinier rebelle - En feu, Antoine Sicotte,
Cardinal

Les guides drôles & sympathiques sur l'art de vivre au chalet -
Vol. 1, S'initier aux bonnes manières
Vol. 2, Découvrir la nature
Vol. 3, Se divertir simplement

Marie-Catherine Lapointe, Sarah Marcotte-Boislard,
Cardinal


vendredi 8 mai 2015

Showtime : quand la vie éclate

Ah, 1980! La nouvelle décennie s’amène, portée par la vague des fastueuses années 70. Que des promesses de plaisir! Richard, jeune et ambitieux publicitaire dans la vingtaine, profite pleinement de chaque opportunité de faire la fête. L’argent, les rutilants bolides, les discothèques, les filles, la coke et la baise font partie de son quotidien. Toujours bien fringué et coiffé, il collectionne les soirées fort arrosées dont il lui arrive de ne pas se souvenir.

Du jour au lendemain, sa vie bascule. Un dimanche au lendemain de solide brosse, il est réveillé par la police qui frappe à sa porte, mandat d’arrestation en main. On l’accuse du meurtre d’une jeune fugueuse de 14 ans. Il mènerait une lutte acharnée pour prouver son innocence. Le dossier est fort complexe et de nombreux éléments se dressent entre lui et la liberté. Plus d’une surprise l’attend et viendra changer le cours de sa vie.

Showtime nous rappelle que la vie peut s’effondrer sous nos pieds. Comment faire face à de telles circonstances? Est-ce possible, après un tel coup du sort, de retourner à sa vie d’avant? Comment se reconstruit-on? Particulièrement quand, en plus du drame qu’on a vécu, la société amorce une période difficile, que la récession s’annonce doucement et le temps des folies est terminé.


C’est avec grand intérêt que j’ai lu le roman de Sylvie Ouellette. J’avais déjà lu un de ces premiers romans et je dois noter que son écriture s’est grandement améliorée. Vraiment, le ton, la structure, le vocabulaire, tout est à point. Par contre, j’ai eu un peu de difficulté avec la fin. Même si je suivais Richard à 100 % dans son cheminement, dans son sentiment d’isolement, dans son besoin d’arranger les choses, j’ai un peu de mal à croire en la solution qu’il a choisie. Je n’avais pas senti l’ampleur de son désespoir. Pas au point de poser un geste si… drastique. Sinon, c’est une histoire accrocheuse, avec des personnages bien campés. Une belle lecture à faire sous le soleil!


Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique