lundi 9 novembre 2015

Des papillons pis de la gravité : aussi grisant que de se geler le cerveau à la sloche rouge!

Alerte au coup de cœur! Voici mon deuxième roman favori de la rentrée littéraire. DU. BON. BON! Que du plaisir et de très nombreux rires francs!

C’est une histoire à « l’eau de cactus », comme le dit si bien la narratrice, Frédgonde Hautcœur. Oui, vous avez bien lu. FRÉ-DÉ-GON-DE. Et moi qui trouvais, quand j’étais jeune, que Yannick, pour une fille était un nom poche. Force est d’admettre que Frédégonde remporte la palme. Disons que c’est un nom lourd à porter quand tu es jeune.

Je disais donc que l’histoire n’est pas un conte de fées. Tout comme moi, Fred n’aime pas ce genre d’histoire, parce que ce n’est pas la vraie vie. Parce que rien n’est aussi idéal que dans les contes.
Dès la quatrième de couverture, j’ai été conquise. Généralement, je ne la cite pas, mais je vais faire une exception cette fois-ci à défaut d’être capable de lui rendre justice.

« Y en aura pas de facile. J’ai appris ça en même temps que le fait que je m’appelle Frédégonde Hautcœur, pis je t’avertis, ma vie amoureuse est autant de la marde que mon nom. T’as peut-être envie de te faire raconter une histoire pleine de ralentis cinématographiques et de frenchs sous les feux d’artifice, mais c’est pas du tout ce que j’ai à offrir. N’empêche, si t’es game de déboucher une bouteille de vino ou trois et de m’écouter chialer pour les prochaines heures, ça se peut qu’on s’entende ben. Fait que amène-toi, ma chum, parce que, à défaut de savoir c’est quoi de l’eau de rose, j’ai un roman à l’eau de cactus pour toi. »

Ça donne le ton du roman qui raconte la pitoyable vie sentimentale de cette jeune femme élevée seule par son père, sa mère étant décédée en lui donnant naissance. À l’adolescence, elle a déjà un goût prononcé pour les underdogs, comme les roux, un peu intellectuels et pas nécessairement beaux. Elle aime ses hommes originaux, hormis pour son béguin pour un apprenti pompier douchebag au max. Elle répertorie donc ses amours infructueuses – mais fort divertissantes pour la lectrice – et sa relation avec « la sorcière », Love-Meï – sérieusement!! – sa future belle-mère hippie.

Je me suis carrément bidonné. Tout le long du livre, à un tel point que mon chum se demandait ce qui était si drôle et que je lui ai fait la lecture de nombreux passages, question de partager le plaisir un peu. La voix de cette jeune femme est exquise. Le rythme est parfait, le style et le ton sont incisifs et truculents à l’os! Oui, elle s’adresse à la lectrice. Quelques fois. Mais ça va parfaitement avec le ton et on se sent sa complice jusqu’à la fin. C’est comme passer la soirée avec une grande amie et du vin… beaucoup de vin.

Charmée et conquise, j’attends le prochain roman d’Alexandra Larochelle avec une puissante impatience. J’espère que je n’aurai pas à attendre trop longtemps. Si je résumais les propos de cette chronique en quelques mots, ce serait « Précipitez-vous à la librairie et procurez-vous ce roman! ». Plaisir garanti!!! 

Yannick Ollassa / Bouquineuse boulimique

2 commentaires:

  1. Quel enthousiasme ! Ça fait plaisir, d'autant que je l'ai entre les pattes ! Cela va me prendre un certain temps avant d'appeler la narratrice dans ma tête cependant. Frédégonde..... jamais mais jamais entendu un tel nom. Est-ce que c'est sa mère avant de mourir qui a eu une telle idée ou le père était sous le choc.

    En tout cas, tu m'as vraiment mais vraiment donné le goût de le lire. T'avoir lu hier, je commençais celui-là au lieu de Ma vie est entre tes mains de Suzanne Aubry qui a l'air très bien également.

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  2. Excusez-moi de vous importuner, ça me tient à cœur qu'une personne puisse faire une critique sur ce roman http://www.edilivre.com/le-ciel-perdu-guy-paulin-bisuu.html

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