lundi 5 octobre 2015

Mon coup de coeur de l'automne!

Je sais que j'ai déjà publié un lien vers les critiques du Club de lecture Châtelaine, mais je ne pouvais pas ne pas en parler sur mon blogue. Ce roman est, jusqu'à maintenant, un de mes favoris des dernières saisons littéraire. Quel roman! Mais quel roman! Un comme je les aime. Il vous brasse, vous bouleverse, vous bouscule. Il réveille cette voix au fond de soi qui veut hurler de rage, de douleur, d’indignation. J’avais adoré Charlotte before Christ, mais cette dernière œuvre de Soublière est de loin supérieur. Ce n’est pas peu dire, car Charlotte BF… était admirablement écrit. L’auteur sonde et témoigne l’origine de la violence avec une acuité phénoménale. À tel point qu’on croirait qu’il l’expérimente lui-même.

Winchester Olivier, un jeune homme de 27 ans au passé trouble a créé avec Samuel Colt, un policier, la société Hyaena. Leur entreprise offre à leurs riches clients les images des ébats sexuels de la personne de leur choix. Ils installent des caméras, récoltent les images et les remettent à leurs clients. Quand Elsa, une artiste gothique, entre dans leur vie, leur équilibre précaire explose. 


Amanita virosa signifie « ange destructeur » ou « ange de la mort ». C’est un champignon venimeux. Les personnages sont à la fois un aminata virosa, mais ils en sont aussi victimes, rongés qu’ils sont de l’intérieur par un mal dont on distingue partiellement la source.

Avec Amanita virosa, Alexandre Soublière soulève d’importantes réflexions sur la violence, sur la quête du pouvoir absolu, sur l’amour, sur la morale, sur l’humanitude. Sur la fatalité de l’être humain qui court irrémédiablement à sa perte.

Il révèle toute la vulnérabilité qui se cache derrière l’agressivité de Winch. On décèle l’humain derrière le monstre. Parce qu’il y en a bien un, derrière la violence issue de lacunes affectives et morales. Tout comme les autres personnages, Winchester Olivier est un être écorché vif et traîné dans le gros sel. On ressent sa douleur abyssale, ainsi que celle d’Elsa. Ils sont incapables d’aimer. Des êtres complètement à part, décalés. À un point tel qu’on a l’impression que Winch, Sam et Elsa sont d’une autre espèce.


Un roman brutal, complexe. Un roman magistral! Une de mes bibliothèque est occupée par des livres que j’ai l’intention de relire. Amanita virosa y a trouvé sa place.

Pour lire l'avis des membres du Club de lecture Châtelaine, c'est ici!

Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique


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