lundi 15 juin 2015

Une église pour les oiseaux, deuxième titre pour Héliotrope Noir


Inspiré des faits divers, le roman noir Une église pour les oiseaux se déroule en Estrie. L’automne approche et les martinets ramoneurs sont à la veille d’amorcer leur périple vers le sud. L’été, ils ont élu domicile dans le clocher d’une église désaffectée achetée par un certain Hermann Fiesch qui désire en faire un zoo. Au moment de partir, une catastrophe se prépare et ils retardent leur départ afin d’augmenter leurs chances de survie.

Pour Fiesch, ça ne se passe pas bien. Malheureusement, de nombreuses personnes s’opposent à ce projet, dont la mairesse de Ham-Sud, Roxanne Pépin, qu’il tient personnellement responsable de ses problèmes.

La narration suit les personnages et alterne de point de vue tout au long du roman. On commence à la troisième personne pour Hermann Fiesch, ensuite, Roxanne Pépin et son fils, Louis-Étienne. Quand c’est le tour de Jessica, celle-ci raconte sa version de l’histoire à une personne dont on ne connaît l’identité qu’à la fin. On comprend cependant qu’elle est emprisonnée pour avoir commis un crime scabreux… très scabreux. Les oiseaux ont aussi leur narrateur pour nous apprendre davantage sur le fléau qui semble s’abattre sur la région, tuant de nombreux animaux.

Au-delà de la catastrophe écologique qui explose, le principal élément de l’histoire, c’est qu’on rencontre de nombreux êtres troublés, désespérés. Leurs chemins se croiseront tous parfois sans qu’ils aient connaissance qu’ils sont liés. Certains fuient les problèmes, d’autres les affrontent alors que quelques-uns les provoquent. Il y a autant d’attitudes possibles quant à sa relation aux défis de la vie.

Tout au long du récit, le lecteur essaie de faire un lien entre l’histoire des oiseaux et celle des humains. Un fils ténu les lie. On le conscientise vers la fin de l’histoire. Fin qui, à mon avis semble un peu bousculée, comme s’il y avait eu des considérations éditoriales qui ont poussé l’auteure à terminer son roman plus tout que prévu.

Une lecture qui se fait d’une traite, pris qu'on est dans l'intrigue.
  
Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

1 commentaire:

  1. Je note c'est certain. De plus j'aime découvrir des auteur(es) que je n'ai jamais lus et de surcroît québécois(es) alors; une pierre deux coups ;-)

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