lundi 20 avril 2015

L’innocence : d’une beauté terrifiante

Pour une fois, c’est une chronique difficile à écrire. Non pas que le livre soit mauvais, loin de là, mais que dire sans en dévoiler l’intrigue? L’auteur, Brian Deleeuw, a réalisé un ouvrage très bien construit. M’attendant à roman policier, je fus un peu dérouté au début. Mais, l’ambiance sombre, la tension latente et l’envie d’en apprendre toujours plus font en sorte que je suis resté accroché jusqu’à la toute fin.

À 6 ans, Luke Nightingale rencontre Daniel. À ce moment, sa vie va basculer. Daniel a un quelque chose d’inquiétant en lui. Il s’emploie à faire le vide autour de Luke se repaissant ainsi de son malheur. Quant à Luke, il vit avec sa mère, Claire, dépressive et directrice des éditions portant son nom. Entre son travail, dans lequel elle se réfugie, et ses crises dépressives, Claire n’a guère le temps de s’occuper de son fils et de son nouvel ami. Douze ans plus tard, rendus à l’université, Luke et Daniel, devenus adultes, vont se retrouver. Une lutte de pouvoir s’instaure entre eux et Luke doit se débattre pour garder le contrôle de son existence.

 Ce thriller, que je pourrai qualifier de psychologique, vient explorer l’esprit humain jusque dans ses moindres recoins. Brian nous offre un récit qui se livre page après page. Son écriture est efficace et l’ambiance devient peu à peu très lourde, voire, par moment, irrespirable.


Je ne puis aller plus avant dans la description du roman ou de l’histoire sans risquer d’en révéler un peu trop. Sa lecture m’a permis de découvrir un autre style et une autre façon d’écrire et de décrire l’esprit humain. Bref, une lecture que je vous recommande qui change de l’ordinaire.

Dominique de Leeuw

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