lundi 9 février 2015

Après 20 ans le dénouement...

Les années se sont écoulées, vingt ans ont passé depuis la folle course pour échapper à l’inquisition, au Cardinal Richelieu ainsi qu’au roi. Les Dujardins, accompagnées de François Morin, se sont réfugiées en Bretagne avec l’aide du conte de Tréville et profitent d’un repos bien mérité. La petite fille Jeanne, que nous avons connue dans les péripéties précédentes, est désormais mère propulsant ainsi Anneline dans le rôle de grand-mère et positionnant François en patriarche fier et protecteur de la maisonnée. Ne pouvant fuir leur destinée de guérisseuses, les femmes ont naturellement repris leurs activités et partagent leur talent avec la population des alentours tout en formant Madeleine, la fille de Jeanne, à cet art. Mais Jeanne ne fut pas la seule enfant d’Anneline. De la relation entre les deux principaux acteurs des précédents tomes est né Charles, un apothicaire âgé de 20 ans lorsque débute cette nouvelle histoire.

La prophétie peut s’exaucer puisqu’il existe dorénavant un descendant mâle au roi Childéric III et a Arégonde, la première des Dujardins. Le décor est de ce fait planté pour la nouvelle aventure ou mésaventure de ce clan. Entre une petite bourgeoise désirant se venger par l’intermédiaire de son frère, un moine crédule et plongé encore une fois un peu trop dans ses croyances pour déceler la supercherie, un bourgeois n’ayant pas digéré l’échec de la Fronde, des mousquetaires et des assassins, la course pour survivre reprend.

Hervé Gagnon réutilise avec succès la trame, voire l’intrigue, de l’histoire qui nous a tenus en haleine durant les deux premiers volets. Condensé en un seul volume, il est alors impossible de s’ennuyer et parfois même difficile de le fermer. Encore une fois, je dois à Herve le fait d’avoir dû me précipiter vers la sortie du bus au dernier moment afin de ne pas rater mon arrêt. L’atmosphère délétère et paranoïaque de l’époque vis-à-vis de la sorcellerie est palpable. Vient s’y ajouter le côté calculateur à la suite de la Fronde afin de démettre le jeune roi Louis XIV.


L’auteur fait preuve d’une très belle maîtrise de l’Histoire, ne se contentant pas de la relater, mais nous la faisant vivre et l’utilisant tel un personnage à part entière. Mené à tombeau ouvert, nous faisant croiser le chemin de personnages mythiques tel que d’Artagnan, ce troisième volume vient clore avec succès la trilogie de Malefica. D’ailleurs, si vous ne l’avez pas encore lue, profitez du fait qu’elle est complète pour enchaîner les trois exemplaires comme vous le feriez avec une série sur Netflix. Le plaisir est garanti!

Dominique de Leeuw

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