samedi 27 décembre 2014

Dans la boîte aux lettres cette semaine!

J'espère que vous profitez à plein de votre congé des Fêtes. Nous, on en profite pour relaxer, regarder des films et... ne rien faire. Ça fait du bien de temps en temps, non? Bien sûr on compte lire un peu, mais sans se mettre trop de pression. Il nous reste encore beaucoup de livres à lire de la saison d'automne et on reprend le collier dès le début du mois de janvier. En attendant, on reçoit encore des livres de temps en temps. Cette semaine, le 23 décembre, on a reçu un bouquin qui saura sûrement se révéler fort intéressant.


Volcaniques - Une anthologie du plaisir,
sous la direction de Léonora Miano,
Mémoire d'encrier

vendredi 26 décembre 2014

Les filles (et femmes), quoi lire durant les fêtes!




De passage à Montréal pour la réouverture de la Boutique Dior, chez Holt Renfrew, Catherine se retrouve inopinément à enquêter sur un designer Montréalais. Ce dernier semble fort contrarié par la présence de Catherine et Rikash.


Tous les ingrédients des précédentes histoires du duo sont présents : mode, imprévus, intrigues, séduction et j’en passe. C’est court, mais tout aussi délicieux que J’adore New York, J’adore Paris et J’adore Rome. Disponible en format numérique.


 
 Celles qui ont été charmées par Juliette à New York (elles sont nombreuses !) seront heureuses de lire Juliette à Barcelone. L’héroïne et se mère sont en vacances à Barcelone pour la période des fêtes. Leur séjour prendra une tournure inattendue quand des cambrioleurs s’attaqueront à leur hôtel.

Revirements, frayeurs et plaisirs sont encore au rendez-vous et satisferont les lectrices avides d’aventure. Comme pour le tome précédent, elles trouveront également un lexique, un questionnaire et un guide de voyage. De quoi donner le goût du voyage aux plus pantouflardes !


Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

vendredi 19 décembre 2014

Des livres à offrir en cadeau

 La vie sur Mars, Marie-Sissi Labrèche, Leméac


Il vient pour inhumer sa mère, réclamer son héritage et vendre la maison. Il trouve le manuscrit que sa mère tenait dans ses mains lorsqu’elle est morte et se met à le lire. Plus il lit, plus ses découvertes viennent ébranler ses convictions et l’image qu’il se faisait de sa mère.


S’il est différent de Borderline et La brècheLa vie sur Mars on retrouve la signature de l’auteure. Bien sûr, la comédie dramatique aborde la santé mentale, thème de prédilection de l’auteure, mais de façon secondaire. Dans ce roman, il est plutôt question de secret, de la différence entre l'idée que l'on a d'une personne et de qui elle est vraiment. L'auteure explore jusqu’où une mère est prête à aller par amour pour son enfant. J'ai particulièrement aimé les passages où elle parle de son beau-père et de ses frustrations à son égard qui sont tout simplement jouissifs.





Chercher Sam, Sophie Bienvenue, Cheval d'août

Elle m'a conquise avec son premier roman Et au pire on se mariera. Elle me maintient captive avec Chercher Sam, son dernier roman qui met en scène Mathieu, un jeune itinérant qui cherche désespérément sa chienne, Sam. Il ne peut imaginer survivre dans la rue sans elle. Elle est sa bouée, son protecteur face à la violence de la rue, à la violence de la vie.

Sophie Bienvenu aborde la réalité des êtres «en marge de la société» avec une émotion sans pareille. Deuil, rejet, isolement, mal à l'âme sont rendus avec une clarté impeccable. Il est impossible de déposer le roman. Il est impossible de sortir indemne de cette lecture qui nous fait reconsidérer le regard que l'on porte sur ceux qui dérangent. Immensément humain. Un roman nécessaire.





Vol 459
  • S.A.S.H.A., Martin Michaud
  • Elle était si jolie, Pierre Szalowski
  • Les Îles Canaries, Claudia Larochelle
  • Fleur de cerisiers, Alina Apostolska
  • VLB


Un beau projet littéraire : quatre auteurs, quatre romans. Le point commun, les personnages se retrouvent tous à bord du Vol 459. Le 24 juin, l’avion s’envole de Paris en direction de Montréal. Il n’arrivera jamais à destination. 


Quatre histoires différentes pouvant être lues seules ou l'une après l'autre, peu importe l'ordre. Des écritures d'une grande qualité pour raconter le drame humain sous plusieurs facettes. On ne vous en dit pas plus, lisez-les, vous les aimerez sûrement autant que nous!







Écrire le mal, Claude Champagne, Druide


À la mort de son père, Jean Royer hérite de son agence d’investigation.  Écrivain, bien qu’il n’ait pas écrit une ligne depuis que sa fille a disparu six ans plus tôt, il ne sait que faire de l’entreprise de son père. Ne voyant pas quoi faire avec, il envisage de la vendre. Alors qu’il se rend à l’entreprise pour aviser ses employés, il est entraîné dans une enquête concernant un sanctuaire où se trouvent plusieurs animaux démembrés et éviscérés, cloués sur des arbres. Il se trouve alors pris dans la recherche du coupable qui, de toute évidence, n’est pas très sain d’esprit. 


Un roman bouleversant qui aborde le mal dans sa plus dérangeante expression. On passe à la fois du côté des victimes que des agresseurs. Les personnages sont complexes et si bien construits, si véridiques que le lecteur est entraîné même malgré lui dans les profondeurs de la souffrance. Le suspense accroche le lecteur et la richesse des personnages ont fait en sorte que que je n'ai su déposé le livre qu'à la fin.




Violence à l'origine, Martin Michaud, Goélette


Victor Lessard se voit confier lenquête sur la mort dun haut gradé du SPVM suite à la découverte de sa tête. Cest en compagnie de Jacinthe, toujours aussi bourrue, de Loïc alias le Kid et de Nadja, dont il partage la vie, quil va sombrer dans les ténèbres. Le « graffiteur », surnom donné à lassassin, entraîne cette équipe dans une course contre la montre, où se mêlent le passé et le présent, à la recherche dun personnage, le « père Noël », qui fait lobjet de graffitis sur les lieux de chaque meurtre. Déstabilisé au plus profond de lui-même, le sergent-détective va devoir faire face à danciens démons tout en voyant certaines vieilles cicatrices se rouvrir. 


Sombre, très sombre. Cest ainsi que peut être qualifié le nouveau thriller de Martin Michaud. Il nous offre un ticket vers un univers dune noirceur extrême, où l’âme humaine révèle ce quelle a de plus abject. Écrit avec une précision chirurgicale, le roman est captivant, enveloppant et même parfois suffocant. Lhistoire est si accrocheuse que fermer le livre relève presque dun exploit.  Martin Michaud ne démérite pas du titre de « maître du thriller au Québec ».


mardi 16 décembre 2014

Elle était si jolie, de Pierre Szalowski

VLB nous offre un beau projet littéraire : quatre auteurs, quatre romans. Le point commun, les personnages se retrouvent tous à bord du Vol 459. Le 24 juin, l’avion s’envole de Paris en direction de Montréal. Il n’arrivera jamais à destination. 

Elle était si jolie

Par un beau matin de Saint-Jean-Baptiste, Daniel reçoit une demande d’amitié Facebook d’une femme qu’il a connue dans son passé. Le hic, c’est que cette femme a disparu 20 ans plus tôt. Deux mois auparavant, en France, un homme âgé meurt quand sa maison explose. Sur place, les secours découvrent, dans les fondations du garage, les ossements d’une jeune femme.

Le récit promène le lecteur entre la vie présente de Daniel et celle qu’il menait en 1992. Que s’est-il passé en 1992? Comment la jeune femme a-t-elle disparu? D’où provient le sentiment de culpabilité qui le ronge? En dépit de ses efforts pour rebâtir sa vie, son passé le rattrape. Il est confronté à l’impossibilité d’extraire les mauvais moments de son existence. Ceux-ci orientent nos vies qu’on le veuille ou non.

Pierre Szalowski, qui n’a pas l’habitude d’écrire des histoires dramatiques, a réussi avec brio l’exercice qui lui a été proposé. L’histoire est crédible d’un bout à l’autre, rien ne sonne faux ni n’a l’air forcé. L’écriture est fluide, légère et touchante à la fois. Elle est belle et naturelle. Le ton est parfait, le dosage d’humour est judicieux, ce qui en fait une lecture qui n’écrase pas le lecteur sous de pesantes émotions. L’intrigue est menée de main de maître. On est conquis dès les premières pages et l’on reste pantois devant le dénouement.

Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

lundi 15 décembre 2014

En plein cœur du Montréal des années 40

Les éditions Hurtubise se livrent à un exercice tout à fait original en nous proposant la traduction d’un polar écrit au début des années 1950. Chimiste, économiste et professeur d’université Charles Ross Graham a publié trois romans, sous le pseudonyme de David Montrose, mettant en scène Russell Teed, dont Meurtre à Westmount est la toute première parution en français.

Au fil des pages, nous circulons dans les rues de Montréal en compagnie de l’enquêteur Russell Teed au volant de sa Riley. Embauché par une vieille connaissance, Martha Scaley, désirant connaître l’état matrimonial de son gendre, John Sark, Russell va être confronté au monde interlope de la ville. Cherchant à retrouver Sark, lequel n’a pas donné signe de vie depuis près d’une semaine, il va finalement le découvrir refroidi dans son frigo. Reste à trouver les raisons ainsi que le ou les auteurs de ce meurtre.

Se plonger dans ce roman n’est pas juste voyager dans le  passé de Montréal, mais aussi s’immerger dans un style littéraire figé dans le temps. Il m’a fallu quelques dizaines de pages afin de m’habituer au rythme, à la façon dont les événements sont relatés. David Montrose invite le lecteur dans les pensées de son personnage principal lui faisant vivre l’enquête à travers ses yeux. Entre bouteilles de bières et alcool fort, entre promenades en voiture sport et bagarres,  Teed représente l’archétype du P.I. des années 40-50 dans la même veine que Dick Tracy. N’ayant pas froid aux yeux, armés d’un passé forgé durant la guerre en Europe, Teed ne perd pas une seconde et s’investit totalement dans ses recherches, lui faisant prendre de nombreux risques et coups.

C’est un roman dépaysant et captivant qui mérite que l’on s’y attarde. Après une période d’adaptations au style, j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire. L’intrigue est bien composée et nous maintient en haleine d’un bout à l’autre du livre. Bref, c’est un voyage dans le passé de Montréal que l’on aimerait continuer dans d’autres épisodes.


 Dominique de Leeuw