mardi 28 octobre 2014

Le 37e Salon du livre de Montréal: Montréal, francosphère du livre

En bas de gauche à droite : Denise Desautels, Michel Tremblay, Catherine Girard-Audet
En haut : Normand Baillargeon, Richard Béliveau et Rémy Simard.
Crédit photo : 
Jean-Guy Thibodeau


C’est du mercredi 19 au lundi 24 novembre, que se tiendra, sous le thème Montréal, francosphère du livre, le 37e Salon du livre de Montréal.

Les invités d’honneur de 2014

Cette année, ils sont au nombre de neuf. On y compte le philosophe Normand Baillargeon, Richard Béliveau, Ph. D. ; la poète Denise Desautels, l’auteure jeunesse Catherine Girard-Audet, Max Lobe, un écrivain camerounais prometteur désormais établi en Suisse, l’écrivaine Katherine Pancol, Rémy Simard, figure incontournable du monde de l’illustration et de l’édition au Québec, le romancier et dramaturge Michel Tremblay, Marie-Jean Vinciguerra, un auteur à l’impressionnante carrière littéraire, universitaire, diplomatique et politique originaire de la Corse, et du dramaturge et scénariste Michel Marc Bouchard, porte-parole de Livres comme l’air.


Quelques-unes des activités

Le mercredi 19 novembre à 17 h 30, le grand public est convié à la soirée d’ouverture, alors que les invités d’honneur et une délégation officielle circuleront dans le Salon accompagnés de la Fanfare Pourpour.  La remise du Prix Marcel-Couture aura lieu à l’Espace Archambault. Suivront le dévoilement des finalistes du Prix des libraires. Claudia Larochelle sera pour sa part accompagnée d’élèves de l’école Lambert-Closse. Ceux-ci liront La lecture a réponse à tout, inspirante Déclaration de la Saison de la lecture. Cet événement aura lieu à la Place Confort TD.

Véritable incontournable du Salon, les Confidences d’écrivains sont de reotur. Le romancier Gilles Archambault recueillera les propos des écrivains et les animations et les rencontres seront menées entre autres par Claudia Larochelle, Jean-Dominic Leduc, Julien Lefort-Favreau et Elsa Pépin.  Normand Baillargeon, pour sa part, animera une table ronde « La lecture numérique à l’école : progrès ou dérive ? ».

Jeudi, la littérature se livre.  À compter de 18 h le jeudi 20 novembre, des activités dédiées à la littérature et aux écrivains se dérouleront simultanément sur les différentes places d’animation du Salon.  Certains invités seront appelés à répondre à des questions inspirées du célèbre questionnaire de Marcel Proust, façon Gilles Archambault, d’autres à présenter leur libraire préféré au public, ou encore à poser leur regard d’écrivain sur l’actualité.  On dévoilera les finalistes du Grand Prix littéraire Archambault, l’on procédera à la remise du Prix de poésie des collégiens de même qu’au lancement d’un numéro spécial de la revue Les écrits à l’occasion de son 60e anniversaire.

L’une des activités qui retient mon attention lors de chaque Salon du livre de Montréal est sans contredit l’événement Livres comme l’air. C’est l’occasion pour des écrivains d’ici de manifester leur solidarité avec des écrivains incarcérés dans plus de 35 pays pour « délit d’opinion ».  Les initiateur du projet, Amnistie internationale, l’Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ) et le Centre québécois du P.E.N. international, organisent une lecteur publiques de dix dédicaces adressées à autant d’hommes ou de femmes emprisonnés à l’étranger.  C’est Stéphane Dompierre qui animera l’événement du 21 novembre.  Le porte-parole, Michel Marc Bouchard, sera présent.

Les enfants ne seront pas en reste côté activité. Ils pourront se rendre en tenue de nuit à L’Heure du compte en pyjama.

Lors de votre visite, il ne faudra pas oublier d’acheter un livre neuf pour remettre à  La lecture en cadeau, qui se chargera de redistribuer le livre à un enfant de 0 à 12 ans issu d’un milieu défavorisé. fondationalphabetisation.org
 
Tarifs et horaires

Le coût d’entrée est de 8 $ (6 $ plus frais via le site Internet), de 6 $ pour les étudiants et les aînés, et les moins de 12 ans accompagnés d’un parent y entrent gratuitement ! 4 $ pour les détenteurs d'un billet de projection au RIDM 2014.  Un passeport à 12 $ seulement est valable pour les 6 jours du Salon (il vous faudra bien sûr une photo pour appliquer sur votre passeport).  Il est également possible de bénéficiez du tarif spécial 2 POUR 1 le jeudi 20 novembre entre 17 h et 19 h.

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lundi 27 octobre 2014

Comprendre l'Alzheimer pour les 7 à 10 ans

Avec l’accroissement de l’espérance de vie, on retrouve de plus en plus de gens atteints de la maladie d’Alzheimer. Comment expliquer aux enfants que grand-papa ou grand-maman ne vont pas bien, alors qu’ils démontrent peu de signes extérieurs de maladie?

Marie-Pier Meunier a eu l’idée d’écrire un roman s’adressant aux enfants de 7 à 10 ans. L’attachante petite Mérie a 6 ans. Dernièrement, on lui a appris que son grand-père est souffrant. Pourtant, il n’a pas mal au ventre, il ne se mouche pas. Il le trouve plutôt drôle. Il oublie des noms, il répète les mêmes choses. C’est sûrement pour les faire rire. Puis, un jour son grand-père se fâche et Mérie ne comprend pas pourquoi. C’est alors que ses parents lui expliquent la maladie de son papi. Elle a aussi la chance qu’un collègue de classe ait vécu l’Alzheimer de sa grand-mère. Il lui donne de bons conseils pour faire face aux changements de son grand-papa.

À travers les yeux de Mérie, les lecteurs se familiarisent avec la maladie. Marie-Pier Meunier aborde le sujet avec beaucoup de doigté et des mots qui sont au niveau de compréhension des enfants. Elle informe quant à la progression des symptômes sans éluder les éléments plus délicats, telle la finalité de l’Alzheimer, mais met l’accent sur les façons de gérer les interactions avec le proche. Cela fait en sorte de diminuer la peur face aux comportements qui peuvent sembler étranges. Les petits trouvent de nouvelles manières d’avoir du plaisir avec la personne atteinte, ce qui est indispensable. Un roman incontournable pour les 7 à 10 ans confrontés à cette réalité.

Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

dimanche 26 octobre 2014

Le danger vous guette au tournant de l'étagère!

Les Éditions Druide nous présentent, sous la direction de Richard Migneault, un hymne à la littérature policière. Ce n’est pas moins de seize auteurs de haut calibre tels que Martin Michaud, Patrick Sénécal, Johanne Seymour et Geneviève Lefebvre, pour ne citer qu’eux, qui participe à ce recueil de nouvelles. L’ouvrage repose sur des prémisses simples : il doit y avoir un meurtre ainsi qu’une librairie. À partir de là tout est permis.

Il est alors possible de déguster divers styles littéraires et de s’en délecter... ou pas. De plus, les écrivains ont dû faire preuve de tout leur talent afin de nous surprendre malgré ce cadre « fermé ». Je dois avouer qu’ils ont su relever le défi avec brio, chacun faisant preuve d’une grande maîtrise de leur style. En lisant la nouvelle de Patrick Sénécal, par exemple, je n’ai pu faire autrement qu’établir un rapprochement avec celles qu’Edgar Allan Poe écrivait en son temps.

Cette confrérie est aussi une formidable occasion pour découvrir la plume de ces 16 membres. Faire un tour d’horizon des principaux auteurs de polar québécois dans un seul livre revient à piocher quelques friandises variées dans un paquet mélangé avant de s’acheter une seule sorte. Si une histoire a su particulièrement capter votre attention, pourquoi ne pas aller plus loin et lire l’un des romans de l’auteur?

Bien qu’il s’agisse d’une considération plus terre à terre du livre, le recueil de nouvelles est le format parfait pour qui veut lire dans le bus par exemple. En ce sens où il est plus aisé de ne pas perdre le fil de l’histoire puisque celle-ci peut simplement durer le temps d’un trajet. Évidemment, cela ne va pas plaire uniquement à l’utilisateur des transports en commun, mais à toute personne qui a un horaire assez chargé.

Mais surtout, parcourir un tel ouvrage est un plaisir qui se renouvelle chaque 20 ou 30 pages, nous propulsant dans un nouvel univers. Et le fait d’avoir fait appel à plusieurs écrivains évite tout risque de redondance dans la structure des récits incitant ainsi le lecteur à tourner frénétiquement les pages.
Personnellement, j’y ai retrouvé le génie des auteurs que je prends plaisir à lire régulièrement et j’en ai découvert d’autres. Somme toute, nos écrivains québécois nous prouvent encore une fois à quel point ils ont une imagination fertile.

Sur ce, bon voyage à la librairie... Et n’oubliez pas de surveiller vos arrières.


Dominique de Leeuw 

samedi 25 octobre 2014

Dans la boîte aux lettres cette semaine!

Les chiens entre eux, Camille Bouchard,
Québec Amérique

Au lit, Dafné!
Les matins pressés
,
Diane Primeau et Julie Cossette,
ma bulle

Les maudits, tome 3 - Rédemption,
Edith Kabuya, De Mortagne

La chaleur avant midi, Mylène Durand,
Pleine lune

Violence à l'origine - Une enquête de Victor Lessard,
Martin Michaud, Goélette

Showtime, Sylvie Ouellette, Druide

Half bad - Traque blanche, Sally Green,
Milan

samedi 18 octobre 2014

Dans la boîte aux lettres cette semaine!

Nous voici déjà à la mi-octobre et de nouvelles sorties de livres s'annoncent. Voici ce que nous avons reçu cette semaine!

NU - recueil de nouvelles érotiques sous la direction
de Stéphane Dompierre, Québec Amérique

Va chercher - L'insolite destin de Julia Verdi,
Geneviève Lefebvre, Libre Expression

Bienvenue à Wawa!
et
Lazare Vollant
tous deux de François Gravel, chez Québec Amérique

Café Lowendal & autres nouvelles - Inédit,
Tatiana de Rosnay, Le Livre de POche 


mercredi 15 octobre 2014

Pourquoi courir?

La course, le jogging, le footing, quelle que soit l’appellation qu’on utilise pour la décrire, est sans contredit une activité en plein essor. Beaucoup de livres y sont consacrés, mais il s’agit généralement de guides pratiques ou d’essais sur ses bienfaits physiques ou la façon de traiter les blessures qui y sont parfois reliés. En septembre dernier, paraissait le recueil de nouvelles Pourquoi cours-tu comme ça, publié chez Stanké. La mission confiée à six autres auteurs par Marie-Josée Turgeon et Michel Jean : écrire une nouvelle au sujet de la course.

Il existe plusieurs motivations pour se mettre à courir et de persévérer – chose qui est plus difficile que de commencer. Des raisons primaires, secondaires et tertiaires. L’un court un peu par hasard parce que l’on a remarqué que son défaut plantaire lui permet de courir rapidement. L’autre pour faire le deuil des relations, s’accrocher à la vie et pour enrayer la maladie. Un autre pour se tenir en forme, pour être avec la fille dont il est tombé amoureux… pour la sauver, ou pour guérir d’une peine d’amour ou encore pour se trouver un chum.

Ce qui est intéressant de lire, dans ce recueil, ce sont les rencontres que l’on peut faire en pratiquant ce sport de prime à bord solitaire. Tout comme de voir la façon dont les gens changent, non seulement physiquement, mais aussi psychologiquement.

Quand j’ai commencé la lecture, je n’ai pas à chercher qui avait écrit le récit. Je voulais avoir le plus d’objectivité possible. Certains auteurs m’étaient connus et je voulais me concentrer sur chaque texte, ne cherchant pas à prédire où un auteur ou un autre voulait m’amener. Un peu comme, je crois que je vous l’ai déjà mentionné, je ne lis jamais les quatrièmes de couvertures après avoir reçu un livre. J’aime entrer dans une histoire sans savoir où je vais, sans trop en savoir sur le sujet, les personnages, afin d’avoir le plaisir de le découvrir au fur et à mesure.

C’est donc ainsi que j’ai entamé ce recueil. En cours d’exercice, bien sûr, certains textes ont retenu mon attention plus que d’autres. Que ce soit pour leur sujet, le ton, etc. Puis, un texte m’a littéralement emportée. Charmée. Plus que ce à quoi je m’attendais. Premièrement, le titre m’a plu. C’est le titre d’une chanson d’un groupe que j’affectionne depuis plus de 30 ans. Ça partait bien. Puis, dès les premiers mots de ce texte que j’ai trouvé, ma foi, assez poétique, j’ai été happé par sa beauté. Le texte est rédigé comme une lettre. Parfois, l’utilisation du pronom « tu » est déstabilisant. Pas dans ce cas-ci. On y raconte une rencontre importante qui a lieu autour de la course. Il contient une certaine intrigue, donc les pages se tournent d’elles-mêmes. Puis l’homme qu’on y découvre est beau dans une certaine naïveté, dans la pureté de ses sentiments et émotions. Dans son désir d’aider et dans une vulnérabilité assumée. Ce dernier aspect est certes celui qui m’a conquise. Nous sommes tous vulnérables, mais nous ne l’assumons pas toujours. Ça demande un grand courage de le faire. Et c’est touchant. Particulièrement lorsqu’il s’agit de vulnérabilité masculine. Quand j’ai lu le nom du personnage principal, Jean-Nicholas, j’ai tout de suite deviné qui en était l’auteur, puisque c’est un personnage d’un de ses précédents romans. J’ai été agréablement surprise. Je ne vous en dis pas plus, je veux vous laisser le découvrir.

J’ai souri lorsque j’ai lu l’histoire de Cynthia, qui veut se mettre à la course pour se trouver un mec. La pauvre n’aime pas vraiment courir et n’y connaît strictement rien! Elle croit commencer la course et être en mesure de faire le marathon six semaines plus tard, affublée de son plus beau petit kit de course. Une fille impayable à qui la vie réserve toute une surprise!

Dans Asphalte, Florence Meney décrit bien la dépendance et l’obsession que peut engendrer la course. L’emprise des sentiments transperce les pages et les images utilisées sont on ne peut plus frappantes. D’une autre façon, Errances, de Patrice Godin, aborde également le thème de la dépendance, mais aussi du besoin de se dépasser, constamment, toujours plus. D’avancer, coûte que coûte.

À travers plusieurs textes, on perçoit ce besoin de mater son corps, de le contrôler, de le pousser au maximum. Ça, ça me parle beaucoup. Dans ma vie « pré chamboulement », j’en étais une adepte. J’aurais d’ailleurs bien aimé écrire un texte sur ce qui arrive quand, malgré les poussées, les menaces et autres mesures contraignantes, celui-ci refuse de répondre.


Une chose que le non-coureur constate au travers les histoires est que courir est dur (ça, on le savait) chaque fois. Il faut une volonté de fer pour sortir de chez soi et y aller. Et ça fait mal. À chaque course. Même pour les coureurs expérimentés. Hum… Ça, ça n’aidera pas certaines personnes à adopter ce sport. Par contre, les endorphines arrivent… plus tard que tôt, mais tout de même, et elles procurent un bien-être que certains disent presque inégalé. Ça et les bienfaits pour la santé, c’est un minimum nécessaire pour continuer. Parce que sinon, il faut être vachement maso, non?

Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

samedi 11 octobre 2014

Dans la boîte aux lettres cette semaine!

Pour moi le facteur a eu peur d'attraper ma méga-giga-über sinusite, parce qu'il n'est venu qu'un jour cette semaine! Bah, pas grave! On a de quoi lire en masse. Et ce n'est pas la quantité, mais la qualité qui compte.

Bon week-end à tous!

B.B.
21 amants sans remords ni regrets,
Mélanie Couture, Recto Verso

Après la poussière, tome 1 - Déviants,
Maureen McGowan, Québec Amérique

La vie moins compliquée de Maude M. Bérubé,
La reine des abeilles
, Catherine Girard-Audet,
Les malins

jeudi 9 octobre 2014

Dans le jardin de l’ogre

Adèle est mariée à Richard. Cest une union tiède qui, de prime abord, ressemble davantage à un arrangement daffaires qu’à une histoire damour. Pour Richard, Adèle a accepté davoir un enfant. Elle, elle nen voulait pas particulièrement. Mais après des années, elle a cédé. À létroit dans son rôle de mère qui loblige à prendre soin dun autre être alors quelle peine à soccuper delle-même, elle sent peu de lien avec son fils, qui est pour elle plutôt gênant. Professionnellement, la journaliste travaille fort pour un salaire ridicule. La vie dAdèle est loin dêtre satisfaisante. Elle a limpression de mourir de cette monotonie.

En fait, cette existence routinière camoufle quelque chose. Adèle mène une double vie. Elle a deux téléphones portables et deux ordinateurs portables, cachés. Cest quelle cumule les rencontres charnelles, enfile les amants comme certains des perles sur un collier, à la différence que pour elle, ces partenaires ne sont pas précieux. La plupart du temps, elles les méprisent. Ils sont là pour combler un vide. Pour lui permettre de se sentir en vie. Car le seul moment où elle se sent vivante, cest lorsquelle perçoit dans les yeux des hommes le désir quils ont pour elle. Elle choisit des mecs quelle ne reverra pas, pour la plupart. Le contraire serait trop problématique. Elle en a besoin plus que de lair quelle respire. Elle doit se retrouver avec un homme, sa peau contre la sienne, son sexe dans le sien, ses mains qui pétrissent sa chair, qui la meurtrissent, de préférence. Adèle est atteinte de dépendance sexuelle. Elle essaie de résister. Passe parfois une semaine sans rencontres illicites, mais rarement plus. Elle en est incapable. Lappel est trop fort.

Un de mes travaux de session à luniversité portait sur la dépendance sexuelle. Un phénomène certes complexe. Ces temps-ci, de plus en plus de gens linvoquent pour justifier leur infidélité, mais il ne sagit pas de cela. Dans le présent roman, Leïla Slimani décrit avec justesse à quel point ce trouble peut nuire à lindividu, qui ne prend pas souvent réellement plaisir dans la sexualité. Pas de la façon dont on le conçoit.

La voix dAdèle est celles que jai entendues à quelques reprises. Elle exprime les mêmes souffrances, le même sentiment d’être piégée dans un engrenage dont elle ne sait plus se sortir seule. Elle est trop loin dans le cycle de la haine de soi (et des hommes avec lesquels elle baise) et dans son processus dautodestruction, qui à leur tour rend « nécessaire » le passage à lacte, la compulsion sexuelle. Celle-ci ayant pour but de soulager lanxiété causée par la dépendance. Bien sûr, la durée de lapaisement est de plus en plus courte et il lui faut rapprocher les conquêtes, modifier les pratiques, prendre plus de risques.

Adèle réussira-t-elle encore longtemps à cacher son autre vie à son mari? À quel prix?


Cest si bien écrit que jai terminé ma lecture après quelques heures. Un roman fascinant!

Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique