mardi 29 avril 2014

Brève - Deuxième soirée Portes closes à la Librairie Raffin

C’est demain, de 18 h à 20 h, qu’aura lieu la deuxième soirée Portes closes organisée par la Librairie Raffin de la Plaza Saint-Hubert.

Pour l’occasion, Chantal Guy recevra Mathieu Arsenault dans une soirée prometteuse sous le titre WE ARE LES ENFANTS TERRIBLES — les vies littéraires de Doctorak et de Victoria Love. L’auteur de LA VIE LITTÉRAIRE, paru chez le Quartanier, le 8 avril dernier vous entretiendra non seulement de son roman, mais également du fort attendu DRAMA QUEENS, le roman posthume de Vickie Gendreau, chez le même éditeur. Pour l’occasion, il partagera sa vision de ces deux univers littéraires et de leur amitié inconditionnelle. Question d’agrémenter le tout, les comédiennes Sophie Cadieux et Eve Landry se livreront à des lectures publiques.


Ça promet d’être toute une soirée ! Si cela vous fait envie, rendez-vous demain, à 18 h, à la Librairie Raffin, au 6330, rue Saint-Hubert, Métro Beaubien. Entrée libre !

Brève : Poètes, faites vite!


Poètes professionnels ou en herbe, avez-vous participé au Prix de poésie Radio-Canada ? Qu’attendez-vous ? Vous avez jusqu’au 1er mai à 23 h 59 HE pour le faire !

Que vous écriviez en vers ou en prose, l’important c’est que le texte soumis contienne entre 400 et 600 mots. Vous pouvez regrouper plusieurs courts poèmes pour arriver au nombre de mots requis. 

Une bourse de 6000 $ sera offerte par le Conseil des arts du Canada à l’auteur du texte gagnant. De plus, il profitera d’une résidence d'écriture de deux semaines au Centre Banff, en Alberta.  Le texte sera publié dans le magazine enRoute d’Air Canada et sur Radio-Canada.ca, comme pour tous les gagnants des prix littéraires Radio-Canada, Les finalistes, quant à eux, reçoivront chacun 1000 $ offerts par le Conseil des arts du Canada, et leur texte sera publié sur Radio-Canada.ca.


Détails et inscription : radio-canada.ca/litterature

À vos plumes!

samedi 26 avril 2014

Dans la boîte aux lettres cette semaine!

Les livraisons se font plus légères, preuve que l'été arrivera bientôt, mais on a encore du temps d'ici là! Ah! L'été! On peut quand même rêver, non? Héhéhé! ;-)

Bon week-end!

Meuh où est Gertrude?, Benoît Dutrizac et Bellebrute,
Fonfon

La croix blanche et l'épée, Camille Bouchard,
VLB Éditeur

Manger paléo, Marc-Olivier Schartz et Thomas Renoult,
Thierry Souccar Éditions

vendredi 25 avril 2014

Décoder les non-dits

L’envol de la frénésie générée par la synergologie s’est concrétisé davantage en  2000, alors que Philippe Turchet publiait un ouvrage sur le sujet, soit l’étude de l’humain par l’analyse de son langage non verbal. Issue de nombreuses recherches en neurologie, psychiatrie, psychologie ainsi que dans d’autres domaines, la synergologie a beaucoup fait parler. Depuis, plusieurs ouvrages ont été écrits sur le sujet, certains relevant plus de la psychopop que de l’étude scientifique de la relation entre le cerveau, les pensées, les émotions et le corps.

Plusieurs chercheurs s’entendent à dire que ce que notre corps communique constitue entre 50% à 90 % de la communication humaine. Et que le corps mentait que très rarement, les émotions et pensées passant plus rapidement du cerveau au corps que du cerveau à la parole. Notamment, parce que le cerveau peut faire le coquin et censurer ce que l’on pense à notre insu, ce qui fait qu’on ne peut même pas en parler. C’est bien de le savoir, mais encore faut-il être en mesure de décoder ces messages!

Certaines personnes l’ont étudié et arrivent à lire chez l’autre ce que celui-ci ne dit pas. C’est comme ça qu’un thérapeute, qu’il soit psychologue, psychothérapeute, massothérapeute, ostéopathe, peut déceler si vous avez eu une bonne semaine ou non, si vous ressentez des tensions ou des émotions d’un certain type.

Annabelle Boyer, une spécialiste des relations de travail, a suivi la formation dispensée par Philippe Turchet. Elle transmet dans ce livre l’essentiel de ce qu’elle a appris. Je dois dire que c’est très étoffé, l’auteure référant à des recherches qu’elle recommande comme lecture complémentaire. Les très nombreuses photos permettent de constater la différence entre plusieurs postures, expressions et micro expressions qui ont des significations différemment les unes des autres. À cela s’ajoutent des anecdotes, des exercices d’observation. Les principes sont illustrés dans diverses situations, telles que les entrevues d’embauche – que vous soyez le candidat ou l’embaucheur –, les rencontres d’équipe, de supervision, etc.

C’est un livre où les concepts sont étayés et qui sera d’une grande aide aux professionnels tels les professionnels de la relation d’aide, des relations de travail, des ressources humaines, du milieu légal. Mais serez-vous un Cal Lightman, personnage de la série télévisée Lie to me, à la fin de votre lecture? Absolument pas! Et il ne le faudrait pas! Par contre, si vous êtes prêts à l’auto-analyse et la conscience de soi que cela demande, vous serez en meilleure posture pour non seulement comprendre les autres, mais vous comprendre vous-même. 


Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

mercredi 23 avril 2014

Gagnant du concours Guide d'un astronaute pour la vie sur terre


Le gagnant de la copie signée du Guide d'un astronaute pour la vie sur terre, de Chris Hadfield est...


Pierre-Nicolas Rousseau 

Félicitations, monsieur Rousseau! Merci de nous faire parvenir vos coordonnées postales à l'adresse courriel livresquementboulimique@gmail.com, afin qu'on vous fasse parvenir votre prix!


Billet lié : http://www.livresquementboulimique.com/2014/04/une-soiree-la-tete-dans-les-etoiles.html

Jeudi Jeunesse - Meuh où est Gertrude : approuvé par Suzie Frisettes!

Vous saviez que Benoit Dutrizac écrivait? Moi, oui! J'ai lu dans ma jeunesse Sexe, morgue et Rock'n Roll et les histoires de Kafka Kalmar. C'est avec surprise que j'ai appris la sortie de Meuh où est Gertrude?

Je l'ai lu pour la toute première fois avec Suzie Frisettes, ma nièce de 15 mois. Bon, c'est vrai qu'elle est un peu jeune pour apprécier les jeux de mots des animaux qui tentent de changer les idées du petit veau triste qui ne sait pas où est sa mère. J'ai adoré l'humour est les jeux de mots, de même que les images de Bellebrute. Suzie Frisettes a tellement aimé les illustrations qu'elle a feuilleté le livre pendant une demie heure après que je lui aie raconté l'histoire. Et mademoiselle est une grande «lectrice» malgré son jeune âge. Elle adore les livres, mais pas n'importe lesquels. Lorsqu'elle n'aime pas les images ou le format, le livre est mis de côté au bout de deux minutes! C'est donc, à mon humble avis, une réussite! En plus, il s'agit d'une production 100% québécoise! À encourager!

Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

Jeudi Jeunesse : Juliette et Marguerite, de Julie Niquette


Pauvre Juliette! Elle s’apprête à passer l’été le plus dur de sa vie. Ses parents vont en voyage en Italie et veulent la laisser seule à la maison. Quand on a treize ans et que nos parents nous envoient chez une tante qu’on ne connaît ni d’Ève ni d’Adam pendant un mois durant les vacances d’été, et qui est voyante, qui plus est, c’est un drame. Et l’imagination débridée de Juliette ainsi que sa tendance au mélodrame n’aident en rien à rendre cette perspective agréable.

Après des jours et des jours à chercher une solution pour empêcher l’inéluctable, Juliette doit s’avouer vaincue et accepter son triste ( ;-) ) sort. Bon, j’arrête de me moquer. À cet âge, tout est amplifié, tant les joies que les peines. Ces années sont loin derrière moi, mais je m’en souviens tout de même très bien.

Pendant ce long mois, elle ne pourra pas voir Arnaud, qui pourrait bien être l’homme de sa vie. Si seulement il savait qu’elle existait! Hé oui! Juliette a le béguin pour le livreur de journaux au point qu’elle se lève au petit matin pour l’apercevoir!

Il est impossible que cette jeune fille naïve, pimpante et imaginative s’ennuie! Elle a conservé cette pensée magique qu’ont les plus jeunes et fait des liens plutôt improbables entre des choses qui, en apparence, n’ont rien à voir l’une avec l’autre.

Arrivée en pleine campagne, dans un monde ésotérique où elle n’a pas de réception sur son cellulaire, elle est devant  de nombreux défis d’adaptation. Avec ses habiletés, on ne se doute pas que cela sera une aventure… qui lui réserve plusieurs découvertes.

Comme la plupart des premiers romans, il y a quelques éléments à resserrer, mais ils sont minimes. L’écriture de Julie Niquette est simple et remplie de douceur et de candeur. On a bien hâte de voir ce que cette ancienne avocate nous réserve comme prochain roman!

Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique


jeudi 17 avril 2014

La déesse des mouches à feu


On est au Saguenay en 1995. À cette période post Kurt Cobain, une adolescente de 14 ans qui idolâtre Mia Wallace, le personnage interprété par Uma Thurman dans Pulp Fiction. Elle aime bien sûr flâner au terminus ou au « campe » avec ses copains, à écouter de la musique, prendre de la drogue et boire de la bière. C’est le moment des premiers chums, des premières baises, des premières peines, des gros mensonges lourds de conséquences. Et 1995, on s’en souvient, c’est l’année du déluge qui a décimé de très nombreuses maisons.

Le roman est rédigé comme on parle, utilisant des expressions propres au Saguenay. On réalise à quel point c’est un autre monde que la vie montréalaise. Une vie où la nature est importante, où la chasse et la pêche font partie des mœurs. On s’habitue rapidement à la musique de cette langue, même si on n’en comprend pas nécessairement tous les mots.

Durant ma lecture, je me suis demandé quelle était l’intention de communication de l’auteure. Rappeler des souvenirs à ceux qui ont vécu cette époque à cet endroit? Donner une voix des jeunes Saguenéens?

Le roman est narré à la première personne. Catherine nous relate principalement ce qu’elle fait. Comme il est normal qu’une adolescente de 13 ans ait une capacité d’introspection limitée, j’aurais aimé une autre perspective. Particulièrement parce que le personnage est plutôt distant, détaché. Comme si rien ne la touchait. Même le drame qu’elle vit plus tard fait surgir chez elle des émotions qui semblent de courte durée. Aussi, avoir le point de vue de ses amis, par l’entremise d’une narration à la troisième personne ou par l’inclusion de quelques dialogues aurait permis de donner plus de corps à l’histoire. En leur absence, j’ai trouvé le récit plutôt linéaire.


Il arrive parfois qu’on ait l’impression de passer à côté d’un livre. Ce n’est pas qu’il soit mauvais, mais c’est simplement qu’on n’accroche pas à l’histoire, qu’on ne s’attache pas aux personnages ou encore qu’on n’arrive pas à déceler ce que l’auteur a voulu dire. He bien, c’est mon cas cette fois-ci. Je n’ai pas accroché. Je n’ai pas réussi à m’attacher à Catherine, la jeune fille cynique, égocentrique qui joue à la dure, comme bien des adolescents. Pourtant le livre fait un tabac. À vous de lire pour voir ce que vous en pensez.


Yannick Ollassa / La bouquineuse boulimique