dimanche 26 octobre 2014

Le danger vous guette au tournant de l'étagère!

Les Éditions Druide nous présentent, sous la direction de Richard Migneault, un hymne à la littérature policière. Ce n’est pas moins de seize auteurs de haut calibre tels que Martin Michaud, Patrick Sénécal, Johanne Seymour et Geneviève Lefebvre, pour ne citer qu’eux, qui participe à ce recueil de nouvelles. L’ouvrage repose sur des prémisses simples : il doit y avoir un meurtre ainsi qu’une librairie. À partir de là tout est permis.

Il est alors possible de déguster divers styles littéraires et de s’en délecter... ou pas. De plus, les écrivains ont dû faire preuve de tout leur talent afin de nous surprendre malgré ce cadre « fermé ». Je dois avouer qu’ils ont su relever le défi avec brio, chacun faisant preuve d’une grande maîtrise de leur style. En lisant la nouvelle de Patrick Sénécal, par exemple, je n’ai pu faire autrement qu’établir un rapprochement avec celles qu’Edgar Allan Poe écrivait en son temps.

Cette confrérie est aussi une formidable occasion pour découvrir la plume de ces 16 membres. Faire un tour d’horizon des principaux auteurs de polar québécois dans un seul livre revient à piocher quelques friandises variées dans un paquet mélangé avant de s’acheter une seule sorte. Si une histoire a su particulièrement capter votre attention, pourquoi ne pas aller plus loin et lire l’un des romans de l’auteur?

Bien qu’il s’agisse d’une considération plus terre à terre du livre, le recueil de nouvelles est le format parfait pour qui veut lire dans le bus par exemple. En ce sens où il est plus aisé de ne pas perdre le fil de l’histoire puisque celle-ci peut simplement durer le temps d’un trajet. Évidemment, cela ne va pas plaire uniquement à l’utilisateur des transports en commun, mais à toute personne qui a un horaire assez chargé.

Mais surtout, parcourir un tel ouvrage est un plaisir qui se renouvelle chaque 20 ou 30 pages, nous propulsant dans un nouvel univers. Et le fait d’avoir fait appel à plusieurs écrivains évite tout risque de redondance dans la structure des récits incitant ainsi le lecteur à tourner frénétiquement les pages.
Personnellement, j’y ai retrouvé le génie des auteurs que je prends plaisir à lire régulièrement et j’en ai découvert d’autres. Somme toute, nos écrivains québécois nous prouvent encore une fois à quel point ils ont une imagination fertile.

Sur ce, bon voyage à la librairie... Et n’oubliez pas de surveiller vos arrières.


Dominique de Leeuw 

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