samedi 17 mai 2014

L’Opéra de Montréal termine sa saison avec Turandot, le dernier opéra de Puccini

Crédit photo : Yves Renaud
L’Opéra de Montréal termine sa saison avec Turandot, le dernier opéra de Puccini, dans lequel le prince Calaf tombe amoureux de la superbe Princesse Turandot. Cependant, la charmer ne sera pas chose aisée. Pour obtenir sa main, il faut résoudre trois énigmes. S’il réussit, il aura gagné son adorée. S’il échoue, il sera décapité. Calaf possède un esprit vif et déchiffre les énigmes. Or, la belle refuse de se livrer à lui. Son sort se jouera en une nuit, au cours de laquelle il triomphera et fera fondre la glace qui couvre le cœur de Turandot.

Quand on va voir Turandot, c’est aussi pour entendre le fameux Nessum Dorma, un petit bijou. C’est à mon avis un des plus beaux morceaux tous opéras confondus. Un instant de grâce. Comme j’ai assisté à la générale, où les interprètes économisent parfois leur voix, je suis restée un peu sur ma faim à cette occasion. Toutefois, je n’ose même pas imaginer la beauté du moment lors des représentations officielles. La voix de Kamen Chaney (Calaf) me porte à croire que ce sera tout simplement jouissif.


Turandot, c’est trois actes et cinq tableaux de ravissement. Les décors grandioses et les éblouissants costumes venaient appuyer les voix des interprètes. L’ensemble constitué du Chœur de l’Opéra de Montréal, des Petits chanteurs du Mont-Royal et des Voix Boréales donne de l’élan aux tableaux. Les jeux dramatiques étaient justes et puissants. Celui de Hiromi Omura, qui tient le rôle de Liù, la servante de Calaf, est tout simplement sublimissime! Et que dire de sa voix! J’ai été charmée! Chaque mouvement, chaque expression et chaque note qui émanent d’elle émeuvent et bouleversent.

Amoureux d’art lyrique, ne boudez pas votre plaisir. Curieux, faites-vous ce cadeau. Vous ne serez pas déçus, j’en suis sûre.

Les représentations ont lieu les 17, 20, 22 et 24 mai.


Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire