mardi 18 mars 2014

Hommes à parier

Ève, rationnelle, organisée, structurée… – bon, disons control freak au boutte – est marié depuis longtemps. Après trois enfants, elle et son conjoint se trouvent dans un désert sentimental et sexuel.  Mylène est une éternelle célibataire, dévouée à sa carrière. Lorsque les deux amies partent à New York pour une escapade de magasinage, elles sont loin de se douter que ce voyage sera l’élément déclencheur d’une quête qui leur réservera de nombreux défis.

Tout commence alors qu’Ève tombe par pur hasard sur son ex-copain de passage lui aussi à New York. Sous le coup de l’émotion, elle trompera son mari avec celui-ci. Cela la mène à faire un constat : elle veut du sexe, du plaisir, de l’amour. De la passion, quoi! Elle décide donc de quitter son mari et de trouver l’homme qui pourra la combler sur tous les plans. Sûre d’elle, elle projette d’atteindre son objectif en deux semaines. Quand elle communique son intention à Mylène, celle-ci met en doute sa capacité à réussir. C’est alors qu’Ève concocte un pari. Elle défie Mylène de se lancer également dans une chasse à l’homme parfait. Celle qui n’aura pas réussi d’ici la prochaine Saint-Valentin devra publier un message d’une page dans le journal de leur patelin d’enfance, annonçant qu’elle est la célibataire la plus pitoyable. Les deux femmes se lancent la tête baissée dans cette compétition qui leur vaut, on s’en doute bien, de nombreuses rencontres aussi décevantes que rocambolesques.

Ce roman écrit à quatre mains ne réinvente pas le genre de comédie romantique, mais est somme toute divertissant. Il se centre sur l’enfilade de rendez-vous et occulte un peu l’aspect psychologique de cette quête. On est quelque peu étonnée qu’Ève, bien que l’on comprenne qu’elle soit cartésienne, vive si froidement sa séparation après douze ans. Sans faire d’analyse psychologique poussée, on aurait souhaité avoir un peu plus d’émotion et de réflexions sur le célibat et les relations de couple. En revanche, on constate tout de même une certaine progression des personnages quant à leurs exigences envers un conjoint potentiel et au réalisme de leur quête. Le roman se termine sur un effet-surprise qui donne envie de connaître la suite.

Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique


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