mercredi 15 janvier 2014

Quand un rouge à lèvres Yves Saint-Laurent est source de malheur

Florence est une femme du monde. Vivant dans l’opulence et le luxe, elle semble la grâce incarnée. Mariage avec un homme bien en vue, vie mondaine foisonnante, elle possède tout pour être heureuse. Mais tout cela est bousculé le jour où elle trouve un rouge à lèvres Yves Saint-Laurent, couleur Ibiscus, dans la boîte à gants de la voiture de son tendre époux. Dès cet instant, elle n’a qu’un but : découvrir qui est la maîtresse de son mari et s’en débarrasser.
D’abord un peu irritante avec sa façon snobinarde de s’exprimer, Florence devient tout simplement sympathique. Son humour au goût acidulé et ses réflexions sur les relations entre les hommes et les femmes sont succulents. À plusieurs moments, on se surprend à être d’accord avec elle et même à se reconnaître un peu.
Florence est une belle femme qui a apparemment toujours su contrôler son environnement et se sortir dignement des situations. Elle nage aisément dans les eaux de la haute société. Cependant, lorsqu’on y regarde de plus près, on constate qu’elle vit une grande solitude et que cet épisode met en lumière sa peur de ne plus être aussi attrayante et séduisante en vieillissant. Sujet toujours aussi omniprésent pour les femmes, particulièrement pour celles qui ont joui d’un physique plus qu’agréable. Cela pose la question sur le regard social que l’on porte sur les femmes et sur les véritables éléments qui constituent leur charme.
Le pot au rose est certes divertissant, mais qui possède un deuxième niveau qui soulève d’importantes réflexions.

Un premier roman réussi pour Dominique Bertrand!
Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

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