dimanche 10 novembre 2013

Falstaff à l'Opéra de Montréal : tel est pris qui croyait prendre!



Confronté à la pauvreté, Sir John Falstaff concocte un plan pour se sortir de sa fâcheuse posture financière. Il entreprend de séduire deux femmes mariées à de riches hommes. Il fait donc porter à chacune la même lettre d’amour. Les voisines et amies se rendent compte de la supercherie du vieux ventripotent et mettent au point un piège, pour lui apprendre une leçon.

En parallèle, Nannetta, la fille des Ford, vit un amour fou avec le jeune Fenton. Cependant, au grand malheur de la demoiselle, son père a prévu la marier au Docteur Cajus. Avec l’aide des commères, celle-ci dupe son père qui la marie malencontreusement à Fenton.

Crédit photo : Pierre Manning
Falstaff est un opéra léger et drolatique, quoique moins éclatant que ce à quoi on aurait pu s’attendre. La musique de Verdi est toujours envoûtante, parfois berçante et d’autres fois vigoureuse. La mise en scène de David Gately est vivante et le jeu d’acteur est énergique. Olek Bryjak, dans le rôle-titre de Falstaff, fait preuve d’un dynamisme à toute épreuve. Il est impossible de ne pas rire des mimiques auxquelles se livrent les artistes ainsi que de la teneur du texte.

L’Américain John Conklin et le Canadien Olivier Landreville ont élaboré une scénographie sobre, sans être terne. Quelques fois, c’est avec la simplicité que l’on compose les plus beaux théâtres. Pour preuve, ici, les arbres reviennent dans quelques reprises et créent une atmosphère émouvante. La toute dernière scène est sublime, l’alliance de la poésie du décor, de la douceur de la musique et des chants, puis de la féérie des costumes forme une plénitude jubilatoire.

Comédie lyrique en trois actes, de deux heures quarante-cinq (incluant 1 entracte), Falstaff promet une soirée fort agréable. Le temps a filé si vite, ce qui démontre à quel point le spectacle est animé. Bien que moins connu que certains, l’humour et, ne nous le cachons pas, la durée – ben quoi! Presque tout le monde a eu peur de trouver le temps long la première fois qu’il a assisté à une représentation – en font un bel opéra pour celui qui voudrait s’y initier.

Écoutez un extrait audio ici


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