lundi 28 octobre 2013

Et si le crime organisé était mené par des femmes?

Suite à de multiples arrestations, les hommes appartenant à divers groupes criminels vont remplir les cellules de prison et laissent ainsi leurs places inoccupées au sein de leurs bandes. Et qui d’autre est plus à même de combler ces nouvelles opportunités que leurs femmes? C’est ainsi que « la Pieuvre » va prendre naissance.  Cette organisation d’un nouveau genre prend alors racine dans toute la province et plus particulièrement dans le petit village à flanc de montagne : Cap-à-Nipi.

Cet endroit, où tout le monde se connait ou presque, est aussi le territoire du sergent Henrik Hansen. Policier surmené, hanté par tous ces corps retrouvés au cours de sa carrière, il est aussi quelqu’un de sentimentalement torturé. Incapable de trouver une compagne digne de celle qui l’a brutalement laissé, il consulte régulièrement son psy afin, simplement, de ne pas craquer. C’est alors, en pleine crise existentielle, qu’il se retrouve à la tête de l’escouade chargée d’enquêter sur la nouvelle organisation.

Julie Rivard signe un livre captivant digne, comme le sous-tend le nom du héros, des romans scandinaves. Elle nous entraine dans une aventure pleine de rebondissements aux côtés d’un personnage très humain. Comment ne pas éprouver de l’empathie pour ce sergent aux prises avec une vie qui, par moment, semble le dépasser et souvent s’acharner sur lui. Les personnages sont très crédibles et pourraient très bien être nos voisins ou frères.

Bref, il me tarde de lire la suite des aventures du le policier Henrik Hansen. C’est à mon avis le début d’une série qui va être prenante et ne nous laissera que peu respirer.


Dominique de Leeuw


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