vendredi 16 août 2013

Travailler chez Dior... le rêve?


Le deuxième roman d’Isabelle Laflèche, dont la première partie avait lieu à New York, a pour théâtre la merveilleuse ville de Paris. Catherine Lambert, avocate dans une grande firme new-yorkaise, y déménage pour retrouver son amoureux Antoine. Elle a également l’opportunité de réaliser un de ces très grands rêves : travailler pour la section de lutte à la contrefaçon de nulle autre société que Dior! J’entends déjà les fashionistas soupirer de plaisir ou de jalousie, en se disant qu’elles seront plongées dans l’univers de la mode. Hé bien, elles n’ont pas tort, car pour y être immergées, elles le seront! Je croyais d’ailleurs que j’affectionnais particulièrement la mode, jusqu’à ce que je lise ce roman. Ce n’était pas le cas, pas assez en tout les cas.

Catherine Lambert et son assistant Rikash, à qui elle a également obtenu un poste à Paris, se rendront rapidement compte que la mission qu’on leur donne n’est pas si simple que cela. Certes, ils sont entourés de haute couture, de merveilleux parfums, mais la lutte à la contrefaçon n’est ni sans risques ni de tout repos, se trouvant dans plusieurs situations où ils risquent leur vie.

Pour Catherine, sa nouvelle cohabitation avec Antoine se révèle une plus grande adaptation qu’elle ne l’aurait crue. Prise entre un boulot demandant, l’envie d’aider sa mère à organiser le mariage de son amie et l’appel qu’elle se sent à aider une mannequin étrangère à obtenir un statut légal en France, l’héroïne n’a que peu de temps pour son amoureux, qui se sent largement délaissé. On est alors témoin de toute l’insécurité de Catherine, qui parfois nous apparaît un tantinet adolescente. Mais ne nous le sommes pas toutes au début d’une relation?

Il ne s’agit pas ici d’un roman juridique, mais bien de chick lit. C’est un roman frais et pétillant. La dynamique avec son ami et collègue, Rikash, est succulente. Le récit est constant, rythmé du début à la fin. Mon seul bémol se rapporte à la traduction d’une ou deux expressions anglaises que l’on sent un peu trop.

Une lecture divertissante et lumineuse.

Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

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