dimanche 2 juin 2013

Blogueur d'un jour - Les deux premiers textes


Blogueur d’un jour : Lucie Rhéaume pour Le maître du jeu 



Lors de son 13e anniversaire, Nathan trouve dans une vieille valise une photo de sa mère, un carnet avec des notes et une drôle de boîte qui semble être un jeu. Il trouve cette valise dans le bureau de son papa ; la mère de Nathan est décédée à sa naissance. Ce jeu s’avère être un ancien jeu maya, qui a due appartenir à sa mère, avec les indices qu’il trouve.

Nathan découvrira bientôt que c’est un cadeau de Kukulkan, le dieu maya de la Création. Le but du jeu : éviter la fin du monde prévue pour décembre 2012 ! Rien de moins. Comment Nathan parviendra-t-il à y arriver, lui qui ne connaît pas les règles du jeu. Comment va-t-il les apprendre, de qui, de quelle façon ? Le sort de l'humanité est en jeu, et ce n'est pas un jeu d'enfant. Un livre, un jeu... et le monde à sauver !

À ma grande surprise, j'ai embarqué complètement dans cette histoire. J'avoue, j'étais un peu sceptique, je me demandais au début si ce roman me plairait, parce qu’il s’adresse avant tout à un jeune public. Mais on se laisse porter par l’histoire et rapidement, au fil des pages, on devient accro. Ce livre s'adresse à un public cible de 10 à 15 ans, et malgré mes 42 ans, j'ai été captivé du début à la fin.


C'est aussi un livre interactif, car on y trouve, dans une enveloppe scellée, des éléments qui font en sorte que l'on joue en même temps que Nathan : la photo de sa mère, le carnet de notes, le jeu… tout ce qui était dans la valise de sa mère qu’il a trouvée.

Le personnage de Nathan est attachant, j'aurais bien voulu le prendre parfois sous mon aile pour l'aider des ses recherches. L'histoire est aussi attrayante, intéressante, captivante. La preuve, je vais lire la suite, car je suis curieuse de voir comment Nathan va évoluer à travers cela, comment il arrivera à ses fins, et de quelle façon il gagnera, si c’est le cas, par quels moyens, avec l’aide de qui, etc.

Merci pour la belle découverte, ça faisait très longtemps que je n’avais pas lu un livre destiné à la jeunesse (je l’avoue, depuis la série Harry Potter). Et je suis heureuse de voir qu'il y a des romans de qualité qui existent pour nos jeunes.

Lucie Rhéaume






Blogueur d’un jour : Isabelle Pelletier pour Le livre sauvage

Pour cette chronique, j’ai choisi un auteur du Mexique pour un peu d’exotisme et de changement. Le livre sauvage est écrit par Juan Villoro. Il a d’abord étudié en sociologie pour ensuite devenir un auteur reconnu de la littérature de reporter, il écrit des suspenses et aussi des livres pour enfants.

Juan, jeune garçon de treize ans, est contraint de passer ses vacances d’été chez son oncle Tito. Tito est un excentrique qui vit seul avec ses trois chats dans une immense maison encombrée de livres. Aussitôt arrivé, son oncle le charge d’une étrange mission, celle de retrouver le livre sauvage. C’est avec l’aide de Catalina, la fille des pharmaciens voisins dont il est amoureux, qu’il tentera d’apprivoiser ce livre rebelle.

Ce roman fantaisiste remplie de charme nous amène dans un univers d’enchantement enrobé d’un brouillard de magie. Dès le début, je me suis laissé charmer par ce narrateur qui est Juan. Sage, gentil et philosophe à ses heures, il s’inquiète pour sa mère qui vient de se séparer d’avec son père. C’est pour cela, qu’il ne s’oppose pas trop fort à son séjour chez son oncle. Et que dire de cet oncle, personnage coloré qui aime à la folie son thé autant que ses livres. Il met de la fantaisie dans cette histoire qui manque un peu d’action. Dans cet ouvrage, les livres ont une vie, une âme, une identité. Un livre pirate qui endommage ses voisins, des sections de bibliothèque aux titres étranges et des livres qui changent de place!

Malgré ce bel imaginaire, des personnages attachants et colorés et un sujet qui m’a tout de suite plu et inspiré, je me suis vite lassée. Je trouve que l’auteur évite d’aller en profondeur, l’histoire est superficielle et les « pourquoi » que l’on se pose ne trouvent pas de réponse. Tout est beau ou presque, ça manque de drames de défauts aux différents personnages pour pouvoir totalement embarquer et y croire. La fin est tout aussi parfaite!  Une histoire qui finit bien avec une petite leçon de philosophie.

Les jeunes lecteurs vont adorer cet univers rempli de charme, la fluidité de l’écriture et l’amour des livres que cette histoire transmet.

Isabelle Pelletier

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