dimanche 7 avril 2013

Blogueur d'un jour, derniers textes de la première vague !


Voici les deux derniers textes de la première vague de Blogueur d'un jour.  Nous vous rappelons que l'expérience sera répétée d'ici quelques jours, alors revenez nous voir, si l'expérience vous tente!




Blogueur d’un jour : Alexandra Philibert pour Enfernité
« Six mois que Nikki a disparu, sans laisser de traces. Six mois qu’elle a, par désespoir, abandonné Jack. Six mois qu’elle a passés enfermée aux côtés de Cole, dans un monde entre morts et vivants.

Nikki est de retour et elle doit faire un choix. Mourir auprès de Jack, ou vivre pour toujours avec Cole…en Enfernité »

Brodi Ashton nous offre un livre intéressant alliant mythologie et réalité. Narrée au « Je », nous suivons et comprenons l’aventure de Nikki, jeune lycéenne, qui a tout quitté il y a près de 6 mois. C’est par l’utilisation de Flash-back que nous apprenons au compte goûte les raisons et évènements qui l’ont poussé à partir avec Cole dans l’Enfernité. Laissant ainsi Jack et toute sa famille derrière elle.

Ces flash-back sont quelque peu lassants vers la fin du livre, mais amènent beaucoup au récit. Ils accentuent la dualité omniprésente au sein du triangle amoureux que forment Cole, Jack et Nikki. Le destin de cette dernière est interrelié avec celui de Cole, garçon ténébreux et celui de Jack, le sportif populaire du lycée. Avec sa personnalité timide et sensible, le cœur de Nikki chavire entre les deux. Le cliché même du lycée, si on peut dire.

À quelques moments dans la lecture, on peut prédire environ ce qui se passera, par contre, on se fait prendre à son propre jeu à quelques occasions. L’auteure nous fait croire en l’amour véritable, peu importe la situation ou le contexte et nous fait par le fait même un retour sur les plus grandes histoires de la mythologie.

Brodi Ashton possède une belle plume. La lecture se fait bien et rapidement, le seul bémol est en rapport avec les dialogues qui sont peut-être un peu moins ancré dans le parler réel. On ressent une recherche trop accentuée pour les mots, et le les dialogues ne nous sont pas toujours senti. 

Enfernité est un souffle nouveau dans le monde de la littérature jeunesse étouffé par les histoires de vampires trop usés. Malgré quelques faiblesses, il s’agit d’une lecture simple dans laquelle on s’engouffre facilement, et on se demande bien ce qui arrivera dans le deuxième tome de la série. 





Blogueur d’un jour : Karine Riley pour Made in Vietnam

Résumé
Lan, jeune vietnamienne de 14 ans, travaille plusieurs heures par jour à l’usine de fabrication de baskets située à environ quatre heures de marche de la demeure familiale où elle habitait auparavant en compagnie de sa mère, son père, sa sœur Phuong et son jeune frère Hieu. Avant d’atterrir dans cette usine, où exploitation rime avec fabrication, Lan aspirait à devenir médecin. Très douée à l’école, cette dernière a pourtant dû cesser d’assister à ses cours dès l’âge de 13 ans lorsque son père est tombé malade. Puisque le paternel ne pouvait plus subvenir aux besoins de sa famille, Lan s’est vue confier la tâche de travailler aux rizières en compagnie de sa mère et de son oncle. Une fois son père remis sur pied, ce dernier a insisté pour qu’elle demeure à son poste car elle y était beaucoup plus utile qu’à école. Lorsqu’une inondation a anéanti la récolte, Lan s’est rendue à l’évidence : un salaire reçu de l’usine de fabrication de baskets aiderait sa famille à survivre. Ses journées de travail à l’usine sont interminables. On ne lui accorde qu’une pause par quart de travail qui peut parfois durer plus de douze heures! Les heures supplémentaires ne sont pas rémunérées et plusieurs raisons sont invoquées par les supérieurs pour couper le salaire des employés. Les ouvriers sont épuisés et ceux qui s’endorment malgré eux reçoivent des punitions corporelles par les contremaîtres chargés de les surveiller. Ces derniers d’ailleurs ne ratent jamais l’occasion de rappeler aux ouvriers que leur sécurité d’emploi n’est pas garantie car plusieurs autres sont prêts à prendre leur place. Les temps sont durs et plusieurs cherchent du travail. Bien qu’un vent de rébellion souffle à l’intérieur de l’usine, plusieurs tentatives de révolte échouent avant même d’avoir commencé. Les ouvriers ont peur de se révolter, leur famille a besoin des salaires qu’ils gagnent péniblement à la sueur de leur front.

Mon avis
J’ai dévoré ce roman en quelques heures à peine! La fluidité avec laquelle les scènes se déroulent, qui nous permet de comprendre et de vivre le travail des enfants en usine, est fascinante et captivante. L’exploitation des enfants est une thématique qui a déjà été largement exploitée dans la littérature. Par contre, ici, j’ai senti que le but de l’auteure n’était pas de source moralisatrice. Il s’agissait surtout de nous faire prendre conscience de leur réalité. Lan, bien qu’elle soit loin d’être heureuse, ne se plaint pas de son sort. Elle cherche plutôt des solutions face à sa situation et à celle de ses collègues. Elle est consciente que son salaire est nécessaire à la survie de sa famille. Tout au long de l’histoire, nous côtoyons les valeurs traditionnelles et les valeurs dites modernes du Vietnam à travers les yeux d’adolescents. C’est très intéressant! À lire pour le simple plaisir de passer un bon moment! À utiliser en classe comme déclencheur d’activités en éthique et culture religieuse sur les droits des enfants! 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire