mardi 30 octobre 2012

Le Salon du livre de Montréal place les auteurs en tête d'affiche

Mireille Deyglun
C'est du 14 au 19 novembre prochain que se tiendra la 35e édition du Salon du livre de Montréal, véritable paradis du lecteur. Pour souligner cette édition, le Salon a choisi de mettre les auteurs davantage à l'avant-scène, ces artistes qui passent souvent incognito, puisqu'on ne les voit pas à la télévision, comme l'a souligné Mylène Gilbert-Dumas, auteure.

Georges-Hébert Germain
Président d'honneur
Georges-Hébert Germain a tellement aimé son expérience l’an dernier qu’il la répète et sera à nouveau le président d’honneur. À lui se joignent les invités d’honneur, qui sont au nombre de neuf. Il s’agit de Grégoire Delacourt, auteur de La liste de mes envies; Laurent Gaudé, lauréat du Prix Goncourt en 2004; Mylène Gilbert-Dumas que l’on connaît principalement pour ces romans historiques; Armel Job, auteur belge qui s’est vu décerner les prix Jean Giono et Simenon; Marie-Renée Lavoie, auteure de La petite et le vieux, qui a gagné le Combat des livres 2012 de Radio-Canada; Georges Leroux, philosophe; Norman Mousseau, physicien et auteur d’ouvrages de vulgarisation scientifique, ainsi que les auteurs et illustrateurs Bruno St-Aubin et Mélanie Watt.

Gilda Routy, Présidente du
conseil d'administration du
Salon du livre de Montréal
En plus de faire dédicacer vos livres et rencontrer les auteurs, le une kyrielle d’activités vous sont proposées. Que l’on pense aux grands classiques que sont les Confidences d’écrivains, les Matinées scolaires et les Tables rondes, ou au Lectomaton où vous pourrez lire un extrait de livre vous ayant touché (lecture qui sera enregistrée sur vidéo), ou encore à Livre comme l’air, qui dénonce la tyrannie de certains régimes politiques étrangers envers les auteurs, pour ne nommer que ceux-là. Vous pourrez également faire l’achat d’un livre et en faire don à La lecture en cadeauMD pour éveiller les enfants aux plaisirs de la lecture et ainsi soutenir la persévérance scolaire.

Mentionnons que la littérature numérique aura une place particulière cette année. Un stand sera tenu par Archambault.ca, Renaud-Bray et ruedeslibraires.com afin d’offrir de la formation quant aux liseuses numériques. Les organisateurs ont également eu la très bonne idée d’identifier les maisons d’édition dont les titres sont disponibles en format numérique d’un @.

Il sera possible de voter pour le prix du Grand public Salon du livre de Montréal / La Presse dès aujourd’hui. Pour ce faire, vous n’avez qu’à vous rendre sur le site Internet du Salon du livre. Le prix sera remis le samedi 17 novembre à 17 h. Huit autres prix seront également remis lors du Salon. Tant qu'à y être, pourquoi ne pas en profiter pour planifier votre visite par l’entremise de l’outil en ligne nommé carnet du visiteur.

Les amateurs de réseaux sociaux peuvent suivre le Salon du livre de Montréal sur Facebook ainsi que sur Twitter en utilisant le mot-clic #livremtl.

Bref, avec 950 stands, un nombre incalculable de livres et des centaines d’auteurs, la 35e édition sera, comme toujours, un pur plaisir!

Le retour tant attendu de Charlotte Lavigne


Par Yannick Ollassa

Charlotte revient de Paris avec le cœur brisé et… peut-être un polichinelle dans le tiroir! En effet, alors qu’elle était à bord de l’avion en chemin vers Montréal, elle s’est rendu compte que ses règles étaient en retard.

Si côté cœur, ce n’est pas la joie, côté professionnel, ça va mieux. Elle s’est vue offrir la coanimation de l’émission Mangue et prosciutto avec le fameux P-O, l’ex d’Aïcha, sa meilleure amie. Elle reprend sa place auprès d’Hugo, de qui elle est plus protectrice que jamais depuis que Justin, le copain d’Hugo, est séropositif. Elle cherche à oublier Maximilien en se plongeant corps et âme dans le travail.

Qui a lu les tomes précédents de La vie épicée de Charlotte Lavigne sait que tout ne peut se passer simplement. Toutes sortes d’aventures attendent la belle blonde un peu tête en l’air. On retrouve Charlotte, presque aussi maladroite, naïve et centrée sur elle-même. Perfectionniste, Charlotte? Non, disons plutôt passionnée! Elle est attachante, même si on a parfois envie de la brasser.

Elle adore autant la gastronomie et les produits du terroir, comme l’auteure, d’ailleurs. En plus d’être frais, pimpant et divertissant, c’est un bouquin qui donne le goût de cuisiner… ou de se faire préparer de bons petits plats.

L’écriture de Nathalie Roy est toujours aussi simple et agréable. Elle fait preuve de créativité, nous réservant plusieurs revirements auxquels on ne s’attendait pas. Ceux qui croient que la littérature de fille est superficielle, détrompez-vous. L’auteure aborde des sujets tels que le Sida, l’infidélité, la quête amoureuse, l’accomplissement professionnel, la loyauté et j’en passe.

Nathalie Roy se distingue de plus en plus dans le genre littéraire qu’est la chick lit — ou littérature aigre-douce, selon l’Office de la langue française. Mon petit doigt me dit, et je l’espère, que nous n’avons pas fini d’entendre parler de Charlotte Lavigne. On peut la suivre sur le blogue http://www.charlottelavigne.com

La vie épicée de Charlotte Lavigne tome 3
Cabernet sauvignon et shortcake aux fraises
Nathalie Roy
Libre Expression
Papier : 27,95 $
Numérique : 20,99 $

lundi 29 octobre 2012

Cinquante nuances de Grey


Par Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

La jeune Anastasia Steele, une étudiante en littérature âgée de 21 ans, se rend faire une entrevue avec un riche et puissant homme d’affaires, également jeune, beau et ténébreux. Malgré sa maladresse et sa nervosité, il tombe sous son charme et lui propose un contrat, non pas d’affaires, mais un contrat de soumission à des fins sexuelles. S’ensuivent négociations et parties de jambes en l’air. Voilà pour le résumé.

Maintenant, qu’ai-je pensé du livre qui s’est vendu à plus de 40 millions d’exemplaires? Évidemment, c’est bourré de clichés et d’idées reçues. Bien sûr, l’auteure suit une recette. Celle des Harlequin (des contes de fées pour adultes) avec du BDSM (Bondage, domination et sado-masochisme).

Certains éléments sont plus ou moins crédibles, dont le plus important, mais non le moindre : une jeune vierge nerveuse et intimidée par le puissant homme d’affaires qu’est Christian Grey, dans la vraie vie, ne jouit pas autant qu’Anastasia. Encore moins la première fois, qu’on se le dise! Quel message envoie-t-on aux jeunes filles? Qu'on est en mesure de jouir du premier coup, comme ça, en claquant des doigts? Malheureusement, ce n'est pas réaliste. Oui c'est de la fiction, mais sur cet aspect, faisons attention aux messages que l'on transmet. 

Par ailleurs, il a le bénéfice d’aborder un thème un peu tabou, l’asservissement sexuel. On n’en parle pas trop, cependant ce type de pratiques est plus répandu que l’on ne le croirait. C’est pour ça que EL James a pu écrire à ce sujet et que ses livres connaissent ce succès. Parce que ça choque beaucoup moins qu’avant et que ça intrigue beaucoup plus. Lire Cinquante nuances de Grey, c’est aussi être un peu voyeur.

Pourtant, ce n’est pas, à mon sens, un roman érotique. Ce n’est pas parce que l’on décrit des actes sexuels qu’ils sont excitants. C’est surtout un livre sur les jeux de pouvoir. Sur ce qu’une enfance malheureuse et l’impression d’être hors de contrôle peuvent faire de ravages sur l’être humain. En fait, la sexualité m’apparait secondaire. La vraie question est la dynamique dominant – dominé. Le sexe est juste une des matérialisations, parmi les plus puissantes, de cela. Si l’on pousse l’analyse, il faut le mentionner, c’est lui qui est soumis. Oui, oui! On est toujours dominé et dominant à la fois. Il n’y échappe pas. Il est tributaire de ses pulsions, de sa haine envers lui-même, de sa partenaire, pour ressentir du plaisir sexuel. C’est un réel esclavage.

Pourquoi est-ce que ça vend autant? Je ne sais pas. Ce qui est intéressant, excitant, voire irrésistible, pour certaines personnes : les aspects ténébreux et intrigant de l’homme en question, le fait d’être désirée de la sorte, le pouvoir qu’Anastasia a sur un homme puissant et séduisant, la notion de danger. Encore? Parce qu’il y a du sexe, parce que nous vivons dans un monde en mal de sensations de plus en plus fortes. Parce que nous sommes curieux et que la machine derrière la mise en marché du livre a bien fait son travail. Ce n’est certes pas de la grande littérature, mais c’est divertissant.


Cinquante nuances de Grey
E L James
JC Lattès
Papier : 24,95 $/ 17 €    
Numérique : 16,99 $ / 11,99 €

dimanche 28 octobre 2012

Une série jeunesse pour initier les petits aux valeurs entrepreneuriales


Par Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique

Cet automne, les Éditions SAM présentent la nouvelle série jeunesse Ben entreprend. La particularité de cette collection est d’initier les enfants aux valeurs entrepreneuriales, notamment l’autonomie, la créativité, le sens des responsabilités, le leadership et la solidarité, tout en les accompagnant dans l’apprentissage de la lecture. Les phrases sont simples et les histoires intéressantes. Les graphies complexes sont surlignées, ce qui leur permet d’y porter attention. Les mots complexes sont expliqués à la fin de livre.

Chaque titre comprend également des questions afin de s’assurer que l’enfant a bien retenu les éléments de la lecture. De belles illustrations agrémentent les courtes phrases afin d’aider l’enfant à en saisir le sens.

Un atout pour les parents, les enseignants et, bien sûr, les enfants!

Petite touche adorable : une note sur Post-it de la part de Ben était collée sur ma copie. Trop craquant!

Ben entreprend la planche à neige
*persévérance*
Julia Gagnon
Danielle Trembay
Les Éditions SAM
Papier 7,95 $

samedi 27 octobre 2012

Dans la boîte aux lettres cette semaine !

C'était l'hiver chez nous cette semaine ! Oui, oui! On a reçu une avalanche de livres! On préfère de loin ce type d'avalanche à celle que l'on retrouve en montagne. Il va nous falloir mettre les bouchées doubles pour vous donner nos impressions en vue de vos achats aux Salons du livre, qui ont déjà commencé. 

Parmi les flocons de... livres, nous retrouvons des livres que nous attendions avec impatience et de belles surprises des éditeurs. Il y en a pour tous les âges et tous les goûts! Les voici :



Aux Éditions Michel Quintin : 

Aïnako, tome 3 - Les cités brisées, Ariane Charland

Zone, tome 7 - Bas les masques, Stéphanie Hurtubise

Luna, tome 10 - L'invasion des hommes-rats, Élodie Tirel

L'insoumise, tome 2 - Traquée, Laurent Chabin

Zâa, tome 3 - Le complot, Élodie Tirel 



 Saline, tome 2 - Impasse, de Louise Lacoursière chez Libre Expression

La vie comme avec toi, de Geneviève Lefebvre, chez Expression Noire

Gaïg, Livre 1, de Dynah Psyché aux Éditions Michel Quintin



L'Orphéon : un concept original, cinq étages, cinq auteurs, dont nous avons reçu trois titres (les deux autres seront disponible en janvier 2013) 

 Odorama de Geneviève Jannelle

Crématorium circus de Roxanne Bouchard 

Corax de Stéphane Dompierre
chez VLB Éditeur


Les lignes de désir, d'Emmanuel Kattan, aux Éditions du Boréal

Un balcon à Cannes, de Juan Joseph Ollu, chez Annika Parance Éditeur

Les bêtes, de Vincent Thibault, aux Éditions Pleine Lune



Duos 3.2 - Sarah et compagnie (tome 6) 

Duos 3.1 - Sarah et Mikaël (tome5), de Stéphanie MacFred

Les pions de l'apocalyspe - Les cavaliers, tome 1
de Mario Rossignol et Jean-Pierre Ste-Marie

Tous aux Éditions Michel Quintin




L'embarras du choix, de Michèle Gaubert et Véronique Moraldi, 
aux Éditions de l'Homme

Toutes les femmes s'appellent Marie, de Régine Desforges, aux Éditions de l'Homme

Desserts santé pour dents sucrées de Annik De Celles et Andréanne Martin, DT. P, 
aux Éditions Trécarré

vendredi 26 octobre 2012

Minuscule


Par Yannick Ollassa / La bouquineuse boulimique

Un homme au chapeau violet s’introduit dans une banque et commet un cambriolage. Au lieu de voler l’argent de ses otages, il leur soutire l’objet qui a le plus de valeur pour eux, quittant en leur disant qu’il emporterait une importante part de leur âme avec lui. Les jours suivant leur dépossession, les treize victimes voient leur existence changée. De façon différente pour chacun d’eux. Un homme se transforme en bonhomme de neige, et bien évidemment, fond tranquillement; des parents découvrent avec étonnement que leur bébé défèque de l’argent; une fille dont le tatouage prend vie et la poursuit inlassablement, et une femme, Stacy Hinterfield, se met à rapetisser jusqu’à devenir minuscule. C’est d’ailleurs le mari de cette dame qui nous narre ces histoires, selon ce qui lui a rapporté Stacy.

Un  policier qui compte parmi les victimes fonde un groupe de soutien pour celles-ci. Les membres se réunissent une fois par semaine. Or, d’une rencontre à l’autre, les présences diminuent. Que s’est-il passé avec les absents? 

Cette étrange petite fable est légère et agréable, si on la prend à un premier niveau. Il y a néanmoins toutes sortes de leçons, comme laisser couler; la peur ne se concrétise pas toujours, sauf quand on lui cède; que pour sauver son couple, il faut parfois essayer de se faire plus petit, etc. En somme, c’est un livre très mignon, parsemé de dessins. Kaufman a une écriture qui, sans être des plus recherchées, est toute simple, plaisante, accessible à tous les âges. Je me suis bien amusée à le lire.


Minuscule
Andrew Kaufman
Alto
Papier : 17,95 $
Numérique : 11,99 $
En librairie le 6 novembre