vendredi 26 octobre 2012

Minuscule


Par Yannick Ollassa / La bouquineuse boulimique

Un homme au chapeau violet s’introduit dans une banque et commet un cambriolage. Au lieu de voler l’argent de ses otages, il leur soutire l’objet qui a le plus de valeur pour eux, quittant en leur disant qu’il emporterait une importante part de leur âme avec lui. Les jours suivant leur dépossession, les treize victimes voient leur existence changée. De façon différente pour chacun d’eux. Un homme se transforme en bonhomme de neige, et bien évidemment, fond tranquillement; des parents découvrent avec étonnement que leur bébé défèque de l’argent; une fille dont le tatouage prend vie et la poursuit inlassablement, et une femme, Stacy Hinterfield, se met à rapetisser jusqu’à devenir minuscule. C’est d’ailleurs le mari de cette dame qui nous narre ces histoires, selon ce qui lui a rapporté Stacy.

Un  policier qui compte parmi les victimes fonde un groupe de soutien pour celles-ci. Les membres se réunissent une fois par semaine. Or, d’une rencontre à l’autre, les présences diminuent. Que s’est-il passé avec les absents? 

Cette étrange petite fable est légère et agréable, si on la prend à un premier niveau. Il y a néanmoins toutes sortes de leçons, comme laisser couler; la peur ne se concrétise pas toujours, sauf quand on lui cède; que pour sauver son couple, il faut parfois essayer de se faire plus petit, etc. En somme, c’est un livre très mignon, parsemé de dessins. Kaufman a une écriture qui, sans être des plus recherchées, est toute simple, plaisante, accessible à tous les âges. Je me suis bien amusée à le lire.


Minuscule
Andrew Kaufman
Alto
Papier : 17,95 $
Numérique : 11,99 $
En librairie le 6 novembre

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