mercredi 22 février 2012

Adeptes de chick lit : Charlotte est de retour et j'ai rencontré sa créatrice !

C’est la semaine dernière, autour d’un verre chez William dans le Vieux-Longueuil que j’ai rencontré la très sympathique Nathalie Roy, l’auteure de La vie épicée de Charlotte Lavigne, dont le deuxième tome est disponible en librairie dès aujourd’hui. Elle a bien voulu prendre une pause de l’écriture du troisième tome pour discuter un peu du deuxième.

On attendait le deuxième tome avec impatience, et on n’est pas déçus. Il est riche en rebondissements. Où as-tu pris toute cette inspiration?
Je suis moi-même surprise de l’imagination que j’ai. Dans la vie de tous les jours, je ne suis  pas une bonne raconteuse, mais par écrit, c’est arrivé comme ça.  J’ai lu Stephen King qui suggérait aux nouveaux auteurs d’écrire sur un sujet qu’ils connaissent.  Pour moi, c’est la cuisine et la télé. Pour les trois livres, en commençant à écrire je connaissais le début et la fin de chaque livre. Mais entre ça… aucune idée. Le reste est ouvert. J’aime profondément ce que je fais, j’aime profondément Charlotte. Ça aide. Aussi, pour les deuxième et troisième tomes, je connais mieux mes personnages et je vais plus loin.

Je dois dire, Charlotte est savoureuse ! Comment t’es-tu inspiré pour constituer ce personnage?
Le personnage plus que l’histoire s’est imposé. Après avoir été chef recherchiste à Kampaï  j’ai eu envie d’écrire un guide gastronomique. Puis je me demandais comment me démarquer. C’est là que Charlotte est arrivée. Au départ, c’était simplement une foodie, prête à tout pour séduire par la cuisine (un peu moi !). Je visais à faire un personnage, une marque de commerce, au-delà d’un livre. Depuis le premier tome, j’ai développé un côté marketing, j’adore la proximité avec les lectrices sur les médias sociaux, mon blogue, etc.

Au fil des livres, je commence à aborder des sujets plus sociaux, notamment la séropositivité de Justin. J’ai eu envie de faire comprendre davantage qui est Charlotte. Ce n’est pas la fille parfaite, pas l’amie parfaite. Je veux en faire une petite diva en puissance qui sera confrontée à ça.

Charlotte va se marier avec le charmant Maximilien, un diplomate Français. Tu abordes les différences culturelles avec un  réalisme, comment as-tu fait pour être si juste?
Tu sais, j’ai toujours aimé les Français. J’ai fait beaucoup de recherches. J’ai passé trois semaines à Paris. Je les ai observés, j’ai parlé à des amis Européens, à une amie Québécoise qui habite à Paris depuis plusieurs années. J’ai lu énormément de blogues et j’ai écouté des humoristes Français qui se moquaient des Parisiens.

Le vocabulaire du roman est, sans être du joual, résolument québécois. As-tu été tentée d’utiliser un français plus international, question de pouvoir percer le marché francophone hors Québec ?
Je suis resté dans ce avec quoi je suis à l’aise, dans une certaine zone de confort, mais challengé avec l’aspect Français.

La fin nous souffle vraiment. Qu’est-ce qui t’as fait choisir ce chemin pour Charlotte?
Je l’ai écrite comme une fin de télésérie, question de laisser en suspend. 

À quand le troisième tome ? On brûle d’impatience !
Je termine l’écriture du tome trois pour la fin avril. Donc pour une publication probable à l’automne. Ce sera le dernier tome de La vie épicée de Charlotte Lavigne. Je m’étais demandé si j’allais faire comme Sophie Kinsella qui en a fait sept ou huit tome, mais non, c’est sûr que ça se termine là. Mais j’ai une idée pour un autre roman…




Écriture

Comment se passe le processus d’écriture pour toi? As-tu un endroit ou un moment privilégié, un rituel pour écrire?
Je commence à écrire vers  6 ou 7 heures et je termine entre midi et 14 h. Je m’efforce d’écrire tous les jours, même si c’est juste un paragraphe. J’ai toujours mon histoire dans ma tête. Sans plan, sans bible de personnage, Je n’avais pas envie, mais je commence à y penser parce que j’oublie par exemple quelle auto avait un personnage, je dois retourner voir dans le deuxième tome.

Je finis toujours la journée d’écriture en plein milieu d’une phrase, parce qu’elle m’habite et je reprends le lendemain matin et je sais exactement ce que je vais écrire. Je fais aussi beaucoup de recherche en même temps. Je travaille dans ma cuisine, ça m’inspire… si je suis bloquée, je fais vaisselle, puis je reviens à l’ordinateur quand j’ai une idée.

Quelles sont tes principales sources d’inspiration ?
Les livres de cuisine, le milieu de la télévision.

En quoi ta profession de journaliste t’a aidé, ou nuit, dans l’écriture du roman?
Ça m’a énormément aidé. Je n’aurais pas pu écrire mes romans il y a 15 ans. Je m’inspire de tout ce que j’ai vu. Je ne suis pas une personne qui parle pas beaucoup dans la vie, comme je l’ai déjà mentionné et ça me sert d’avoir écouté les gens parler. J’ai des réflexes de journaliste. Je trouve que, de façon générale, les journalistes font de bon romancier.

Que penses-tu du regard un peu désobligeant que certains posent sur la Chick lit?
Je défends la Chick lit. Elle a sa place, ce n’est pas niaiseux ni superficiel. Et ce n’est pas parce qu’on aime ça qu’on est superficielle et qu’on ne peut rien dire. Au même titre que ce n’est pas parce qu’une femme s’achète un jeans à 300$ qu’elle est nécessairement superficielle.



Questions d’ordre général

·      Qu’est-ce qui te fait rire?
o   Je ne suis pas très joke. J'aime bien l’ironie. RBO me fait particulièrement rire.
·      Qu’est-ce qui t’enrage?
o   L’injuste, la profonde injustice. J'ai longtemps travaillé à J.E. pour cette raison.
·      Qu’est-ce qui t’émeut?
o   L’amour, de toutes ses façons.
·      Qu’est-ce qui t’inspire?
o   Les mécènes. Ils sont formidables! Donner la chance aux jeunes. 
·      Quelle est ta devise?
o   Une heure à la fois !
·      Seule sur une île, qu'apportes-tu?
o   Des livres, un ordi et un costume de bain !
·      Quel est le livre qui t’a le plus marqué?

o   Il faut qu’on parle de Kevin (mais je ne l’apporterais pas sur une île) C’est un livre troublant. Aussi, les Guillaume Musso, que je découvre.

·      Quel est ton péché mignon ?

o   Les frites mayonnaise

·     Si Charlotte était un plat, lequel serait-elle ?


o   Un plat de pâtes réconfortant traditionnel italien, du piment, de l’ail et une touche de cassonade. Un mélange bien bizarre, mais sweet  et réconfortant.

La vie épicée de Charlotte Lavigne tome 2 Nathalie Roy, Libre Expression






2 commentaires:

  1. Belle entrevue...belle photo. On sent la passion dans le processus d'écriture de Mme Roy. :-)

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  2. Et il faut la voir en parler! Les yeux brillants, l'enthousiasme! C'est beau à voir!

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