vendredi 16 décembre 2011

Quand le sol s'effondre sous vos pieds

Orpheline


Marie-Claude Savard

Libre Expression

312 pages

Novembre 2011

ISBN : 9782764805572



Marie-Claude Savard mène une vie que plusieurs envient. Journaliste et chroniqueuse sportive à l'émission Salut Bonjour après avoir effectué des séjours à la radio, ainsi qu'à Radio-Canada, également femme d’affaires, elle est  adorée par le public, sa vie semble le parfait portrait de celle qui réussi. Jusqu'au 31 août 2008, lorsqu'elle se rend chez son père pour déjeuner avec lui et qu'elle le retrouve mort dans son lit. Enfant unique de parents séparés, elle doit prendre en charge toutes les formalités relatives au décès, en plus de vivre son deuil. Avant même les funérailles de son père, elle apprend que sa mère, Louise, est atteinte d'un cancer du poumon de stade  4. Il n'y a plus rien à faire, la mort est inévitable. Le pronostic : 3 mois de survie.

Impossible d’éprouver à fond son chagrin. Elle doit s'occuper de sa mère, fragile, qui a besoin d'elle. S’ensuit environ un an et demi de course folle durant laquelle elle met en priorité le bien-être de Louise à son propre détriment. Forte de ses croyances spirituelles, de son désir de vivre ses derniers moments avec elle dans l'harmonie et l’authenticité, Marie-Claude, avec tout son pragmatisme, détermine un plan de match servant à régler les épines qui parsème sa relation avec sa mère. Dans un langage simple, elle raconte les diverses étapes parcourues afin d'atteindre cet objectif. Elle exécute son programme, ne ménageant aucun moyen pour que Louise et elle puissent améliorer leurs rapports et se préparer à sa mort. Elle réussit à présenter son cheminent, quoique pénible, sans passages larmoyants. Elle partage la difficulté d'être aidant naturel avec réalisme. On ressent bien l'impuissance vécue par la journaliste devant la douleur de celle qui l’a mise au monde. 

Au-delà du deuil, se sont les liens familiaux qui sont prépondérants dans tout ça. C'est avec honnêteté et générosité que Marie-Claude Savard parle de la dynamique de sa relation avec sa mère ainsi qu'avec son père. C'est un appel à profiter du temps que nous avons avec nos parents ainsi qu'à régler les conflits ou malaises pendant qu'il est encore temps. 


Sans aborder directement la question des aidants naturels, qui doivent concilier travail-famille malade. L'énergie énorme que cela demande, sans compter la charge émotive de voir ses parents malade et d'être impuissant à soulager leur souffrance et, dans ce cas-ci le deuil que l'on doit amorcer en même temps qu'on leur prodigue des soins. Cette dimension est extrêmement difficile à gérer, entre l'espoir qui reste un peu toujours là et la résignation à l'inévitable. Marie-Claude Savard en parle d'ailleurs très candidement.

D'autre part, ce livre a aussi le bénéfice de rappeler à tous ceux qui l’auraient oublié que les gens évoluant dans des métiers publics sont des êtres humains au même titre que nous tous, et que malgré leur évident succès, leurs vies sont également soumises à des épreuves. L'ouvrage se veut inspirant et recèle de moyens de s'en sortir. C'est une histoire émouvante qui en saura toucher plus d'un. Sans mélodrame, toutefois. Il est axé sur l'aspect émotif mais aussi grandement pragmatique des événements qui se sont déroulés sur moins de deux ans. 

L'ensemble est écrit avec simplicité et transparence. Un parcours de battante qui ne se laisse pas abattre par la tragédie. L'ouvrage se termine sur cette phrase de survivante qui révèle l'étendue du cheminement fait par Marie-Claude Savard  :« Je suis orpheline, mais pas seule au monde ».

Mon appréciation : *** 1/2


1 commentaire:

  1. Marie-Caude,je compatise avec le chagrin que tu as vécu et que tu vie encore.J'ai vécu un peu la même chose, en plus j'ai appris de sa bou-che, qu'elle avait pris des pilules pour avor-ter, moi je vis avec une dépression sévère,et la médecine tarde à trouver la pilules qui pourais me rendre la vie plus agéable à vivre. tu sais, j'ai 70 ans, 71 en février,tout les larmes que J'ai verser une chanche que je n'avais pas de compteur, j'en serais peut être plus malade. Mais j'ai eu la chance de rencon-trer un homme qui me parla de Jésus Sauveur, au début je ne voulais rien entendre, je lui ai dit, j'était Cath. et que je ne croyait pas en leurs manigances.Mais plus patient que moi, il m'en parla encore et encore. Il me donna une Bible et je me suis mis en train de lire acti-vement, car je ne dormais que quelques heures par nuit. En lisant Jn 3:3, je compris que j'-étais mort spirituellement aux yeux de Dieu. En lisant plus loin, j'ai compris pourquoi il est dit que beaucoup son appeler mais que très peu sont éluts.Donc j'ai accepter Jésus comme mon Sauveur,mon Roi et maître.À partir de ce je jour, je me sent plus léger car Jésus est mon maître et Il va me ressuciter à la fin des temps pour passer l'éternité avec Lui.Prend un temps pour connaîtreJésus de ton vivant, car après la mort vient le jugement.Écris-moi si tu le désire. Que Dieu te bénisse.Gerry de Sherbrooke

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