jeudi 17 novembre 2011

Le projet Bleiberg ou quand la folie du nazisme persiste

Le projet Bleiberg

David S. Khara

Libre Expression

Expression Noire

304 pages

Août 2011

ISBN : 9782764805756



Jeremy Novacek, un trader en pleine gloire, mais aussi en complète autodestruction, se retrouve mêlé malgré lui, à la mort de son père qu’il n’a pas vu depuis 25 ans, dans une aventure digne des meilleurs films d’action. Son paternel, anciennement membre de l’US Air Force, semblait en voie de résoudre une énigme datant de plus de soixante ans, impliquant les plus grands noms du mouvement nazi.

L’intrigue principale, fort complexe est soutenue par tout un réseau d’intrigues secondaires. Elle s’étale sur une période de plus de quatre-vingt-dix ans. Se concentrant majoritairement sur l’année présente, et celles comprises entre les années 1920 et 1945. De même, on se promène un peu partout dans le monde, allant de New York, l’Allemagne, la Belgique, la Pologne, pour ne mentionner que ceux-ci.Bien sûr, il est question des thématiques entourant le nazisme : l'élimination des juifs, la suprématie de la race arienne, les recherches génétiques afin de créer un super être humain. Le tout dans un enchevêtrement de faits historiques et de fiction.

Rédigé à la première personne lorsque Jeremy s’exprime et à la troisième, quand il est question de tout autre personnage. Cela ajoute au rythme, généralement enlevant. À quelques exemptions près, car au moment des incursions dans le passé, le tempo ralentit. À une ou deux occasions, il diminue un peu trop, comme alors que l’on réduit notre vitesse de 100 km à l’heure jusqu’à 30 km à l’heure, juste un peu trop longtemps. Certaines descriptions nous semblent un peu trop élaborées, mais heureusement cela se produit qu’à un endroit ou deux. L’action est omniprésente et captivante dans cette histoire habillement construite par David S. Khara.

Je me questionne souvent sur la raison de l’existence d’un si grand nombre de livres et de films sur le nazisme. Une phrase du roman m’éclaire à ce sujet « Savoir pour ne pas oublier, comprendre pour ne pas reproduire ». Je m’interroge encore à savoir où est la frontière entre se souvenir, ce qui est louable et nécessaire, et alimenter une certaine propagande. Certes, nous sommes ici en présence d’un ouvrage nous informant d’éléments historiques, nous permettant de comprendre…

Un livre très bien rédigé qui pourrait se trouver au grand écran. Les amateurs d’action et de suspense seront repus.

Mon appréciation générale : ***1/2


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