mercredi 19 octobre 2011

Un récit déstabilisant, mais efficace


Les écureuils sont des sans-abri

Simon Girard

Coups de tête

200 pages

Octobre 2011-10-19

ISBN : 978-2-8967-1010-2

http://coupsdetete.com/index.php?id=48




Dans un roman tout à fait déroutant, Simon Girard nous présente un jeune homme résolu à vivre de son écriture ou sinon, survivre simplement. Sur le pouce ou en autobus, il erre entre la Gaspésie et Montréal, tout en rédigeant l’histoire d’un héro ayant sauvé de multiples personnes. Pour manger, il vend des sandwichs dans un bar, ou il participe à des études pharmaceutiques. Puis il écrit, continuellement.

Le récit anecdotique est divisé en trois parties et chaque chapitre pourrait constituer une nouvelle en soi. J’avoue que j’ai eu du mal à plonger dans l’histoire. Jusqu’à la page 60, je cherchais la ligne conductrice du roman, pour me rendre compte que Simon Girard nous force à entrer dans l’univers des sans-abris, un monde mouvant et déstabilisant. Leur existence n’a pas de déroulement linéaire et est forcément faite de tentatives d’adaptation à des évènements hors de leur contrôle, des moments troublants. De même pour les quelques longueurs ressenties vers la toute fin alors que Simon se trouve au Cacophonia, la vie sur la rue est aussi truffée de longueurs. Et tout cela, l’auteur ne se contente pas que de le raconter, mais il nous en fait vivre une partie. Est-ce totalement volontaire? Je ne sais pas.

Par ailleurs, que dire des courts chapitres portant sur les écureuils. Au départ, on se demande ce qu’ils viennent faire dans l’histoire, car ils semblent complètement à côté du propos. Puis, si l’on est attentif, si l’on se questionne assez, on comprend. Les écureuils, on les trouve bien mignons, on les nourrit, on leur parle et on les apprécie. Mais qu’en est-il des sans-abris humains?

Une lecture certes déroutante, mais qui apporte sa part de réflexion.

Mon appréciation : ***




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