dimanche 12 juin 2011

Midnight in Paris




La dernière comédie romantique de Woody Allen, mettant en vedette Owen Wilson et Rachel McAdams, relate l'histoire d'un jeune couple fiancé qui est en visite à Paris, en compagnie des parents de la jeune dame. Gil, un scénariste un peu décalé et obnubilé par son rêve d’une vie d’auteur dans les années 20. Il ne semble pas cadrer avec sa fiancée, Inez, une fille issue d’une famille aisée, bien ancrée dans les valeurs républicaines. Dès le départ, on sent que ce couple est inégal et qu’il risque de se déchirer rapidement, notamment lorsqu’entre en scène Paul, un ancien collègue de classe d’Inez. Personnage prétentieux et chauvin, il est expert en tout. C’est le mec qu’on adore détester.

Un soir, ayant refusé d’aller danser avec Inez, son ancienne flamme et sa copine, il fera la rencontre inopiné d’une bande de fêtards qui lui feront vivre son rêve, vivre quelques heures par jour à l’époque des grands auteurs, peintres et musiciens.

Allen aborde avec une certaine aise le thème de la fuite du vécu. Cette tendance très humaine à toujours vouloir être dans un ailleurs plus ou moins lointain. Qu’il s’agisse d’un autre lieu ou d’un autre temps. Il nous illustre que lorsqu'on se retrouve enfin dans le lieu et temps dans lequel on est réellement, on se rend parfois compte qu'on fuyait des choses qui ne nous convenaient pas. Une fois dans le présent on peut trouver ce qui nous convient. Bon, il est sûr qu'en une heure quarante, la conclusion vient un peu vite et la petite leçon fait un peu cucul. Malgré cela, on est en présence d’un véritable Allen. Le couple aux aspirations divergentes qui fini par se séparer, et tout le tralala. Par contre, pour une fois, le couple torturé est présent, mais n'est pas le point de mire du film, qui vaut le coût, ne serait-ce que pour voir la sublime Ville-Lumière. Les images de celle-ci, quoi que très touristiques, sont fabuleuses. Au-delà de l'histoire, elles m'ont subjugué.

Au fait, Carla Bruni-Sarkozy est aussi mauvaise qu'on le dit. Mais soyons indulgents, ce n'est pas une actrice! Et il serait sage qu'elle soit heureuse de cette expérience et ne tente pas de la renouveler. «Don’t quit your day job !», comme le dit l’expression.

Mon appréciation : 3 1/2

3 commentaires:

  1. L'atmosphère du film est absolument bien exprimé, les décors sont uniques effectivement, et la description de la prestation de Carla Bruni-Sarkosy est on ne peu plus exacte! ;)

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