dimanche 27 février 2011

Incursion dans la folie de Ellroy

La Malédiction Hilliker

James Ellroy

Rivages

278 pages



Je n'irai pas par quatre chemin. Je n'ai pas beaucoup apprécié la lecture de l'autobiographie de James Ellroy. Ça faisait des années que je n'avais pas vécu un agacement d'une telle intensité! Que je n'avais pas eu tant de mal à terminer une lecture. Bon, avant de débuter, je dois avouer que j'ai beaucoup entendu parlé du personnage, mais je n'ai jamais lu James Ellroy. Par contre, j'ai vu Le dahlia noir. Ce sont autant de variables qui influencent, subtilement ou non, mon appréciation de son autobiographie.

Premièrement, j'ai trouvé les deux premier chapitres particulièrement pénibles. C'est parfois confus, probablement que c'est intentionnel pour reproduire le caractère des souvenirs d'enfant, d'adolescent et de jeune adulte (à compter de «Couguar», le récit devient un peu plus intéressant). On fait incursion dans la vie d'un être profondément perturbé. L'auteur nous amène dans ses délires et obsessions, qui trouvent leur origine à une époque qui précède la mort de sa mère, dont il se croit responsable. Il est obnubilé par les femmes, il les suit, les observe, s'introduit chez elles par effraction. Il nous raconte sa quête obsessive d'une femme à sauver, «Elle», «La» bonne, qui est en fait sa mère.

En être vivant dans ses fantasmes au détriment de la «vraie vie», il nous raconte ce qui se trame dans sa tête et on se rend compte à quel point il est irrémédiablement abimé. Au point où l'on se demande pourquoi cette mise à nue totale? Il est évident que si l'objectif souhaité est un genre de catharsis, l'exercice est grandement insuffisant. Je reconnais toutefois son courage, parce qu'il en faut pour partager cette noirceur. Parce que c'est bien de cela qu'il s'agit.

Ceci dit, je n'affirme pas que c'est un mauvais livre,simplement j'ai trouvé que cet homme était pitoyable et que le récit était trop centré sur l'univers interne de l'auteur, et ce malgré que je comprenne très bien que pour Ellroy, tout se passe dans sa tête. Cependant cela a pour conséquence que le lecteur est toujours plongé dans la folie, ce qui est lourd par moment.


Mon appréciation ** 1/2

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