dimanche 2 janvier 2011

La carte et le territoire de Michel Houellebecq

Quatrième couverture
«Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman, devait vous en raconter l'histoire, il commencerait peut-être par vous parler d'une panne de chauffe-eau, un certain 15 décembre. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passe seul de nombreux réveillons de Noël.
Il évoquerait certainement Olga, une très jolie Russe rencontrée au début de sa carrière, lors d'une première exposition de son travail photographique à partir de cartes routières Michelin. C'était avant que le succès mondial n'arrive avec la série des « métiers », ces portraits de personnalités de tous milieux (dont l'écrivain Michel Houellebecq), saisis dans l'exercice de leur profession.
Il devrait dire aussi comment il aida le commissaire Jasselin à élucider une atroce affaire criminelle, dont la terrifiante mise en scène marqua durablement les équipes de police.
Sur la fin de sa vie il accèdera à une certaine sérénité, et n'émettra plus que des murmures.
L'art, l'argent, l'amour, le rapport au père, la mort, le travail, la France devenue un paradis touristique sont quelques-uns des thèmes de ce roman, résolument classique et ouvertement moderne.»


J'avais tenté de lire La possibilité d'une île il y a quelques années, mais avais abandonné. Depuis, je n'ai lu aucun de ses livres. C'est donc le premier que je termine. Je dois avouer que ce ne fût pas toujours facile de poursuivre ma lecture, car j'ai trouvé qu'il y avait plusieurs longueurs. Il y a plusieurs moment où il s'éloigne de l'action principale pour nous enseigner pendant quelques pages sur un détail comme, par exemple, les bichons bolonais, l'oligospermie et j'en passe. Par contre, il y a plusieurs endroits où l'on apprend des choses intéressantes sur l'art et la sociologie.

Du côté du personnage principal, ce livre met en scène un homme qui n'a pas appris à créer des liens, sa mère s'étant suicidée lorsqu'il était très jeune et son père étant absent, bourreau de travail de son état. On a parfois l'impression que Houellebecq se décrit autant dans Jed que dans le Houellebecq qu'il met en scène dans l'histoire. Ces artistes troublés, réfractaires aux contacts humains, isolés dans un monde qui leur est propre. En tout les cas, on est imprégné de la vision de la vie et des relations humaines de l'auteur. Une vision plutôt sombre, où le travail et l'argent les tiennent à l'écart les uns des autres, où les créateurs vivent en solitaires.

En somme, son style est certes particulier et peut ne pas plaire à tous. Cependant, je crois que les amateurs d'art, de philosophie et de sociologie sauront apprécier.

Mon appréciation : ***



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