lundi 31 janvier 2011

Parmi le chaos, le rythme calme des Caraïbes

Blanc Bonsoir de Jean-Marc Beausoleil

chez Triptyque

180 pages


J'ai acheté
Blanc Bonsoir sans même lire à quatrième couverture, mais je vous en livre quand même le contenu.

« Fuyant ses ennuis financiers et ses mauvaises habitudes de drogues, Frédéric Latouche qui Montréal pour Port-au-Prince. Il décroche alors un emploi de professeur au Collège international français, se lie d'amitié avec Frantz, le don Juan professeur de maths, et Georges, l'ancien communiste globe-trotter.

Au Sunset Bar and Grill de Port-au-Prince, Frédéric rencontre des expatriés comme Gérard, le père Noël perverti. Il s'installe enfin à l'hôtel Ballivet où il est témoin, bien malgré lui, d'un odieux trafic de denrées humanitaires. Lorsque l'amour surgit entre lui et la belle Louisiane, Frédéric se voit obligé de remettre en question sa complicité tacite avec le propriétaire du Ballivet. Lustucru, le valeureux clown sans-frontière, apportera-t-il la solution aux problèmes du professeur québécois?
Avec Blanc Bonsoir, Jean-Marc Beausoleil nous offre de nouveau une belle galerie de personnages flamboyants, et cette fois elle s'inspire directement de son expérience personnelle en tant que professeur de français à Port-au-Prince. »

Frédéric est tout simplement désabusé. Il considère sa vie comme un échec. N'ayant plus rien à perdre, lorsqu'on lui offre l'opportunité d'enseigner à Port-au-Prince, il accepte et ainsi donc opte pour la fuite. Là-bas, il y vit une vie tranquille, sans événement, se laissant bercer dans un hamac, embrumé par la fumée de la marijuana, qu'il consomme de façon excessive, et par les vapeurs de Barbancourt. Bien qu'il ait trouvé l'amour, il s'ennuie profondément. Il se réfugie dans cette oisiveté pour ne pas contacter ce qui sommeille en lui. C'est comme si, fatigué du rythme effréné de nos sociétés occidentales, il avait mis sa vie sur pause. Trouvera-t-il à nouveau une étincelle qui donnerait un sens à sa vie, ou à tout le moins qui lui permettrait de l'apprécier et de renoncer à tous ces subterfuges pour oublier qu'elle l'ennuie?

Subtilement Blanc Bonsoir pose de nombreuses questions. Quelles sont les motivations réelles des gens qui s'expatrient pour « aider » les peuples en difficultés? À quel point l'altruisme en est à l'origine? Pourquoi participons-nous à la course? La course au meilleur emploi, au meilleur statut (qui généralement passe par les possessions et le compte bancaire)? Faut-il toujours un but précis pour tout? J'avoue que, malgré l'extrême pauvreté qui sévit en Haïti, le rythme de vie de Frédéric à quelque chose d'apaisant. Je me suis surprise à l'envier, à certains moments.Et pas seulement question température!

Un récit qui, somme toute, se lit bien. Ce n'est pas l'œuvre la plus passionnante, mais elle est tout de même intéressante, si on en envisage la lecture comme celle d'un journal intime, chaque chapitre ne se liant pas nécessairement aux autres.

Mon appréciation : ***


1 commentaire:

  1. Cette lecture a été une profonde déception pour moi. J'ai trouvé le récit insipide, quoique parfois charmant dans les situations...

    Ma critique: http://maxxximee.skyrock.com/3013659813-Le-Blanc-qui-etait-Noir.html

    P.S. Je viens de découvrir votre blog et je suis enchanté! Boulimique et c'est vrai!! J'espère trouver quelques suggestions de lecture par ici, car je suis moi aussi boulimique!! Au plaisir!

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