mardi 21 décembre 2010

«The last word in lonesome is me» ...

Les Jeux de la nuit de Jim Harrison, chez Flammarion

Les trois nouvelles de Harrison ont pour lieu commun le Montana. Les thèmes explorés sont la solitude, l'amour, la sexualité et la culture amérindienne. L'auteur nous donne à réfléchir sur la solitude, qui est un point central des trois nouvelles (on retrouve d'ailleurs la chanson «The last word in lonesome is me» de Patsy Cline dans chacune d'entre elles). Il suggère que nous ne sommes peut-être pas si seuls que nous le croyons, puisque la nature nous entoure, et que nous ne sommes peut-être pas aussi distincts et dissociés des autres espèces vivantes que nous aimerions le croire. Les liens avec la nature, les grands espaces et les relations avec les animaux sont explorés finement.

On y parle également de façon subtile de l'amour qui guérit, qui réhabilite ou à tout le moins qui permet d'espérer des jours meilleurs. Les personnages principaux sont des êtres qui, chacun pour des raisons différentes, ont du mal à créer des liens avec les autres et se sentent rejetés par eux. Ils trouvent par moment leur compte auprès de la nature ou des animaux.

La plume de Harrison est simple et généralement efficace. Il explore bien la psychologie des personnages, quoique j'y ai trouvé quelques petites longueurs. Je me dois également de souligner l'irritation occasionnelle que m'a causée la traduction. En effet, Brice Mathieussent, qui a assuré la traduction, nous parle de scooter des neiges et de chasse à l'antilope... Cela fait décrocher par moment.

Somme toute un livre qui peut amener à reconsidérer nos relations avec les humains et avec la nature.

Mon appréciation : ***

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