jeudi 25 novembre 2010

Jusqu'où aller par principe? ... On jase, là.

On en parle depuis plusieurs jours, Gil Courtemanche a refusé sa nomination au Grand Prix littéraire Archambault (Québécor). Il dit dans son communiqué de presse, tel que cité par Jean Barbe : «Écrire est essentiellement un geste de liberté et je ne peux accepter que mon nom ou un de mes livres soit associé à des gens qui foulent cette liberté au pied.

Je refuse donc d'être en lice pour ce prix et demande aux librairies Archambault de retirer mon nom et mon livre de la liste des finalistes.

J'espère que d'autres finalistes poseront le même geste de solidarité avec les employés du Journal de Montréal.»

On jase, là...

Cette décision est la sienne et on peut ne pas être d'accord, mais on ne peut que la respecter.Ce sur quoi je me questionne par ailleurs, c'est qu'en autorisant le Groupe Archambault (Québécor) à vendre ses ouvrages, il lui est en quelque sorte associé. Bon d'accord, il ne fait pas leur promotion, mais il permet à l'entreprise de toucher de l'argent de la vente de ses ouvrages. Ces retombées sont sûrement plus importantes que le fait de sa mise en nomination pour le prix en question.

Je sais que je fais ici une analyse simpliste. Bien sûr, s'il retirait ses livres des magasins Archambault, il se nuirait à lui même, perdant des revenus. Le prix à payer serait trop grand et on le comprend aisément. Cependant, pourquoi refuser la nomination? Geste d'éclat ou non, reste qu'il est libre de prendre les décisions qui lui chantent. Ceci dit, nous sommes tous remplis de petites contradictions. Qui peut se targuer d'être constamment cohérent?

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