mardi 26 octobre 2010

Orages ordinaires de William Boyd, chez Seuil




Adam Kindred, un jeune climatologue, rencontre par hasard un médecin dans un restaurant. Les deux engagent la conversation et le médecin quitte en oubliant un dossier sur la table. Kindred décide donc d'aller lui rendre sur-le-champ. Lorsqu'il se présente où loge celui-ci, il le trouve poignardé, mais toujours en vie. Lorsque le médecin lui demande de retirer le couteau qui est encore dans sa poitrine. Celui-ci obtempère, contre tout bon sens, laissant ainsi ses empreintes sur l'arme du crime. Il doit ensuite s'enfuir rapidement, lorsqu'il constate que le meurtrier est toujours sur les lieux. Et ainsi démarre une longue cavale, puisque la police le suspecte d'être le tueur et qu'il est poursuivi par le vrai coupable. Il déploie des trésors d'ingéniosité pour survivre tout en menant une enquête afin de comprendre se meurtre et prouver son innocence. Ce qui le mènera à découvrir une conspiration d'une entreprise pharmaceutique.

Bien sûr, on a déjà écrit sur le sujet. Le livre est tout de même intéressant malgré que Boyd ne réinvente pas le genre. Dès les premières pages on assiste à la mort du médecin. J'adore le fait qu’on n’ait pas à attendre 50 pages avant qu'il se passe quelque chose. On est tout de suite accroché et on tourne page après page pour savoir comment Adam se sortira de chacune des situations dans lesquelles il se retrouve. Il s'adapte très bien à la cavale, en fait tellement bien que ça donne vraiment l'impression d'irréalisme. Il a peu de difficultés à composer avec tout ce que cela implique, perdre sa vie, vivre comme un sans-abri et parmi eux, etc. En fait, de façon générale, Boyd ne pousse pas très loin dans l'analyse de la psychologie des personnages. On reste à un premier, maximum un niveau et demi, sans plus, dans certains cas. Son écriture est juste, sans fioriture, donc pas trop chargée, mais j'aurais aimé connaître plus les personnages. Pas tant sur ce qu'ils ont fait, mais sur qui ils sont. Cela m'aurait permis de m'attacher davantage à eux. Car j'adore les romans où je peux être si près des personnages pour croire que je les connais personnellement. Cela rend mon expérience de lecture plus complète. Je me sens partie prenante de l'histoire. Ici, ce n'est pas le cas. Je n'en suis que spectatrice, une spectatrice très intéressée, ceci dit.

Tout compte fait, je lui donne la note de 3,5 / 5.




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