samedi 25 mai 2013

Dans la boîte aux lettres cette semaine !

On se peut plus ici! On a reçu des livres qu'on attendait depuis de très longs mois! Wouhou! Enfin!

On commence à regarder pour faire le billet sur les recommandations de lecture pour les vacances (20 juin). Quel difficile choix nous auront à faire !

Effet secondaire, 1. Promis Juré, de Sophie Bédard 
et Catherine Girard-Audet chez Les malins


Larouspiol, suivi de Les enfants du ciel, de Diya Lim chez L'interligne


Cher trou de cul, d'Annie Quintin chez VLB Éditeur


Vengeance, tome 2 - Le grand œuvre, de Hervé Gagnon chez Hurtubise


Le projet Morgenstern, de David S. Khara

Le fils emprunté, de Jacques Savoie

tous deux chez Expression Noire

lundi 20 mai 2013

Deux époques, deux vies, une corrélation?


Après un an et demi, François Gravel nous embarque de nouveau aux côtés de Chloé Perreault pour une enquête. L'ex-policière de Montréal, qui continue à faire sa place à Milton, fait face à un nouveau défi. Et il n'est pas juste question de l'investigation, mais aussi, voire surtout, de la rivalité entre collègues. Suite a la découverte d'un cadavre, passablement amoché, les recherches s'enclenchent et la patience de Chloé est mise à rude épreuve.

Parallèlement, ou plus exactement quelques années auparavant, un organisateur politique est trouvé mort, à Montréal, dans sa Lexus. L'histoire de ce décès prend alors vie, et nous ramène tranquillement jusqu'à l'époque de l'enquête de Milton. Sont-elles liées? Ou l'épisode de Montréal est-il un événement totalement dissocié de l'investigation en cours? À la suite de la découverte du corps dans le parc Albert de la charmante petite ville paisible qui voit évolué l'enquêteuse Chloé, les rumeurs vont bon train et les vengeances viennent teinter les pistes possibles.

Dans un rythme différent du premier opus, François Gravel nous sert une énigme bien ficelée. Les pages se tournent facilement, et prendre plaisir à la lecture est on ne peut plus naturel. De plus, il aborde des thèmes sociologiques, que ce soit de l'acceptation de l'homosexualité ou de la violence familiale, qui prêtent à réfléchir. Même si parfois l'impression de deviner ce qui va se passer montre le bout de son nez, c'est pour mieux se le faire pincer! Les personnages sont, tout comme dans le précédent, très humains et il est facile de les visualiser puisque le lecteur en a forcément rencontré de similaires dans le monde réel.

En ce qui me concerne, c'est un livre qui m'a distrait et a, en cela, atteint pleinement son objectif. Si jamais il vient à l'idée de François d'écrire une nouvelle enquête de Chloé, c'est avec plaisir que je la lierai.

Dominique de Leeuw

dimanche 19 mai 2013

Printemps Meurtriers - Prix Tenebris 2013, roulement de tambour...


Le lauréat du prix Tenebris 2013 du meilleur roman, littérature policière de langue française, distribué au Québec est Mapuche, de l'écrivain Caryl Férey publié chez Gallimard, dans la collection Série noire.



Les romans suivants étaient en lice pour le titre :
  • La Vérité sur l'affaire Harry Québert de Joël Dicker (Éditions de Fallois)
  • Newton. La science du complot de Matthew Farnsworth (Québec Amérique)
  • La Vie comme avec toi de Geneviève Lefebvre (Libre Expression, Coll. Expression Noire) 
  • Je me souviens de Martin Michaud (Goélette)

Les membres du jury ayant eu à prendre cette difficile décision sont : Richard Migneault, créateur du blogue Polar, noir et blanc, de l'auteure Claire Cooke, et de la comédienne et présidente du jury, Louise Laparé.

D'autre part, le Tenebris 2013 — Meilleur vendeur québécois est allé à La Chasse est ouverte de Chrystine Brouillet, publié aux Éditions La Courte échelle. Les données ayant permis de déterminés le récipiendaire du prix ont été extraites du système d'information et d'analyse Gaspard de la Banque de titres de langue française (BTLF).

Félicitations à tous ! 

samedi 18 mai 2013

Dans la boîte aux lettres cette semaine !

Ah! Soleil, soleil!! Rien de mieux que de se prélasser au soleil avec un bon livre.  On espère que vous prendrez le temps de le faire durant ce merveilleux week-end. Voici ce que le facteur et le serveur nous ont apporté! Bonne lecture! Et si vous allez au soleil, n'oubliez pas votre crème solaire!


Purgatoire des innocents, de Karine Giébel chez Fleuve Noir

Les 50 ménagères de Gray, de James Lee chez  City

J'attendrai le temps qu'il faudra, de Jean-Philippe Bernié chez La courte échelle

Dress Code et petits secrets, de Marianne Levy

L'astronome Maya, de Lucie Dufresne chez VLB Éditeur

Ce ne sera pas si simple, d'Annie L'Italien chez Druide

vendredi 17 mai 2013

Printemps meurtriers - Jacques Saussey, auteur français amoureux du Québec


Saviez-vous que cet auteur français, amoureux du Québec depuis 20 ans a écrit, en 2011, un roman qui se passait au Québec ? Je vous invite à le découvrir !

En 2011, Jacques Saussey a publié Quatre racines blanches dont l’action se déroule notamment à Montréal. Daniel Magne, inspecteur français, se trouve à Montréal pour un colloque des policiers francophone. Il est alors témoin d’un enlèvement au sous-sol de l’immeuble qui abrite le rassemblement. Un échange de coup de feu a lieu et le policier québécois qui accompagnait Magne tombe sous les balles. Le Français devient l’unique témoin du crime. Le seul à pouvoir identifier les assassins. Pas assermenté pour mener l’enquête lui-même, il prolonge cependant son séjour afin d’aider la SQ à résoudre le meurtre et mettre les malfaiteurs derrière les verrous.

Afin de se renseigner correctement, Jacques Saussey a rencontré un agent de la Sureté du Québec lors de son passage en 2011. Il l’a informé des particularités des véhicules, des moteurs, des armes de service, des juridictions et compétences propres à la Sureté du Québec, au Service de police de la ville de Montréal, de la Gendarmerie Royale du Canada et des Peace Keapers. Cette aide précieuse lui a permis d’écrire un récit crédible. « Toutes erreurs qui pourraient subsister ne seraient que de mon fait et pas du sein », me dit-il en riant. Son voyage était également important pour lui afin de voir la ville, d’expérimenter l’hiver, qu’il ne connaissait pas, pour transcrire le tout dans l’histoire.

Fin de l’interlude québécois.

Gagnant de concours littéraire pour ses nouvelles en 2002 et en 2007, l’auteur cherchait un projet plus ambitieux. Il a donc rédigé son premier roman, un pavé de 520 pages. Tout un défi, quand même! Il a commencé à travailler sans plan précis, mais s’est rapidement rendu à l’évidence que pour respecter l’architecture temporelle du récit, il lui faudrait un plan beaucoup plus détaillé. Son premier polar (il est à écrire son sixième), Colère Noire, est distribué au Québec depuis avril 2013. Il met en scène l’inspecteur Daniel Magne et sa collègue Lisa Heslin, attaché au commissariat du Xe arrondissement de Paris. Ils doivent élucider le meurtre d’un industriel, partisan de l’extrême droite. Leur travail n’est pas de tout repos, car l’homme qui avait de nombreux contacts politiques a également de très multiples ennemis. Ils auront plusieurs nœuds à dénouer au fur et à mesure que l’enquête avance. Celle-ci mènera le lecteur de Paris à Sens, à New York, jusqu’en Afrique du Sud.

L’idée de ce récit a surgi autour d’une activité chère à l’auteur: le tir à l’arc, qu’il a pratiqué entre 1985 à 1995. L’ancien champion de France est d’ailleurs venu au Québec en 1995 pour s’adonner à la chasse à l’arc. Il n’était pas familier avec le tir instinctif et avait besoin de vivre ses particularités afin de les intégrer à un éventuel projet d’écriture. Assez peu banal, comme arme de crime, n’est-ce pas? « L’arc s’est imposé de lui-même, car c’était, à l’époque, le prolongement de mon bras et de mon cerveau. Puis, une arme à feu, pour moi, c’est un peu plus étrange. J’ai donc recreusé mon parcours pour bien faire passer au lecteur ce qui se passe au moment de décocher une flèche particulièrement sur une cible humaine. » Comme il s’agissait de son premier roman, il s’est servi de ce qu’il connaissait le mieux, tant en ce qui a trait aux armes qu’aux endroits.

D’ailleurs, les lieux revêtent une importance particulière pour l’auteur de L’Yonne. « J’aime bien faire bouger mes personnages, j’aime quand il y a du souffle. J’aime mettre mes personnages en déséquilibre. Les lieux sont importants pour déstabiliser le lecteur. Ils changent la température et la couleur du récit. »

Quand je l’ai questionné au sujet d’une des tables rondes auquel il prendra part, Qui mène? Le personnage ou l’histoire? Il m’a répondu en riant : « Daniel Magne a tendance à laisser le pas de plus en plus à Lisa la jeune femme qui prend de plus en plus d’ampleur, au fur et à mesure des mois, des romans, elle est en train de lui voler la vedette. Elle refuse certaines scènes, où j’essaie de la mettre dans certaines situations. Elle en fait qu’à sa tête! Elle est extrêmement attachante! Dans le 6e roman, j’ai décidé de lui donner l’ampleur la plus totale, j’espère que Daniel Magne ne m’en voudra pas! » On lui souhaite, parce qu’un inspecteur redoutable qui ne vous porte pas dans son cœur, c’est pas jojo! Encore plus quand il vit dans votre tête!

Le prochain projet de Jacques Saussey, son septième roman, sera noir. Cette fois-ci Daniel Magne et Lisa seront au repos. Ce sera tout probablement un médecin ou quelqu’un qui a une vie rangée, une vie sociale. Bref, une vie équilibrée qui se retrouve bouleversée. Hum… ça promet!

Daniel Saussey se réjouit à l’idée de rencontrer des auteurs québécois, car il en connait relativement peu. Il en profitera également pour participer aux nombreuses activités au programme. Pour sa part, il prendra part, samedi 18 mai à 16 h au rendez-vous COUPABLE N° 5, Qui mène? Le personnage ou l’histoire? et dimanche 19 mai à 14 h 30  à la table ronde internationale Mourir ici ou ailleurs?

Les Printemps meurtriers de Knowlton se déroulent du 17 au 19 mai prochain.

Yannick Ollassa / La Bouquineuse boulimique